Vous annulez le commandement de Dieu pour observer votre tradition
Vous annulez le commandement de Dieu pour observer votre tradition
Vous annulez le commandement de Dieu pour vos traditions

Vous annulez le commandement de Dieu pour observer votre tradition

Ce que Jésus dénonçait chez les pharisiens, il le dénonce aujourd’hui dans toutes les traditions chrétiennes sans exception

En Marc 7:9, Jésus dit aux chefs religieux de son temps une chose cinglante et définitive, vous annulez fort bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. Ce n’était pas une critique marginale, c’était un diagnostic au cœur du problème. Et ce diagnostic n’a pas d’âge.

Il s’applique aujourd’hui avec la même précision chirurgicale au catholicisme, au protestantisme et au monde évangélique, parce que le mécanisme est exactement le même, la tradition humaine qui se superpose à la Parole de Dieu, qui l’étouffe progressivement, et qui finit par la remplacer complètement pendant que les gens continuent de se croire fidèles à Dieu.

Je vous invite à aller lire aussi les autres publications qui traitent des : Traditions humaines et autorité biblique.

🔥 Les pharisiens d’hier et les religieux d’aujourd’hui : Vous annulez le commandement de Dieu pour observer votre tradition

Les pharisiens n’étaient pas des ignorants. Ils connaissaient les Écritures par cœur, ils les enseignaient, ils les transmettaient, ils construisaient leur identité entière autour d’elles. Leur problème n’était pas l’ignorance, c’était la tradition qui s’était progressivement posée par-dessus les textes au point de les neutraliser.

Et quand Jésus est venu avec la Parole seule, sans les couches de tradition accumulées, ils l’ont rejeté avec violence parce qu’il menaçait tout leur système. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui quand on revient aux Écritures seules et qu’on ose mettre en doute ce que les conciles, les réformateurs et les pasteurs ont enseigné pendant des siècles. La réaction est identique, le rejet, l’accusation, l’agressivité, parce que c’est toujours la chair religieuse qui se défend quand sa tradition est menacée.

Cette publication est aussi très pertinente en rapport avec cette présente publication : La loi morale est la loi du bien et du mal et elle n’a jamais été rompue.

🔥 Les dix commandements annulés au nom de la grâce

C’est là que le mal est le plus profond et le plus grave, et c’est là que le protestantisme et le monde évangélique portent une responsabilité particulièrement lourde. Une théologie de la grâce tellement déséquilibrée s’est développée qu’elle a fini par annuler purement et simplement la loi morale de Dieu.

On enseigne que Jésus a accompli la loi à notre place, que nous sommes sous la grâce et non sous la loi, et que les dix commandements appartiennent à l’ancienne alliance désormais abolie. C’est une erreur doctrinale majeure et Jésus lui-même l’a condamnée d’avance avec une précision absolue.

En Matthieu 5:17-19, il dit, ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes, je suis venu non pour abolir mais pour accomplir. Car je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront pas, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit accompli.

Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements et qui enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux. Le ciel et la terre subsistent toujours. Pas un iota n’a été effacé. Et ceux qui enseignent à supprimer les commandements sont jugés par la bouche même du Christ.

Et Paul lui-même que l’on cite constamment pour annuler la loi pose la question en Romains 3:31, annulons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là, au contraire nous confirmons la loi. La grâce ne détruit pas la loi, elle la confirme. La grâce pardonne la transgression de la loi, elle ne supprime pas la loi elle-même.

Confondre les deux c’est ouvrir la porte à ce que Jean appelle l’iniquité, l’anomia en grec, le fait de vivre sans loi morale, et Jean dit en 1 Jean 3:4 que le péché c’est précisément la transgression de la loi. Supprimer la loi c’est supprimer la définition du péché, et supprimer la définition du péché c’est supprimer le besoin du salut. C’est le poison le plus raffiné que Satan ait jamais introduit dans l’Église.

🔥 Le sabbat sacrifié sur l’autel de la tradition conciliaire

Le quatrième commandement est parmi les dix le plus explicite et le plus détaillé. Dieu ne dit pas simplement souviens-toi du sabbat, il précise quel jour, le septième, il précise pourquoi, parce qu’il s’est reposé le septième jour et l’a sanctifié, et il précise pour qui, toi, ton fils, ta fille, ton serviteur, l’étranger qui est dans tes portes. Il n’y a aucune ambiguïté dans le texte, aucune porte de sortie, aucune clause de révision.

Et pourtant la tradition a substitué le dimanche, le premier jour de la semaine, au septième jour, sans aucun commandement de Jésus, sans aucune instruction apostolique clairement établie, mais par décision conciliaire aux quatrième et cinquième siècles, dans un contexte de rupture volontaire avec les racines hébraïques de la foi.

Le concile de Laodicée en 364 est allé jusqu’à interdire le repos du sabbat et ordonner le travail ce jour-là pour forcer le déplacement vers le dimanche. Ce n’est pas une réforme scripturaire, c’est une décision politique et institutionnelle qui a annulé un commandement de Dieu gravé dans la pierre par son propre doigt.

🔥 La chronologie de la mort et de la résurrection falsifiée

Dans ce même mouvement de substitution, la tradition a imposé une chronologie de la mort et de la résurrection de Jésus qui contredit directement sa propre parole. Jésus avait donné un seul signe de sa messianité en Matthieu 12:40, trois jours et trois nuits dans le tombeau comme Jonas.

Du vendredi soir au dimanche matin la tradition ne peut produire qu’un jour et deux nuits au maximum. C’est mathématiquement impossible et scripturalement intenable. Mais la tradition avait besoin d’une résurrection le dimanche matin pour justifier le culte du dimanche, alors elle a lu les textes à travers ce filtre et elle a rendu la parole de Jésus fausse pour sauver son calendrier.

Voir le dossier complet qui traite de : La chronologie biblique de la crucifixion et résurrection.

🔥 Noël et Pâques, deux exemples parmi d’autres

Sans nous y attarder parce que ces sujets ont été largement développés ailleurs, Noël et Pâques participent du même mouvement général. Noël le 25 décembre ne repose sur aucune donnée scripturaire et coïncide avec des célébrations solaires préchrétiennes récupérées par l’Église de Rome.

Pâques avec son calcul lunaire-solaire variable et ses symboles de fertilité n’a aucun fondement apostolique et a remplacé la Pâque du 14 Nisan que Jésus lui-même a observée jusqu’à sa mort. Ce sont deux exemples supplémentaires du même mécanisme, la tradition humaine qui efface la Parole et la remplace par autre chose.

🔥 Catholicisme, protestantisme et évangélisme dans le même dock

Il faut avoir le courage de le dire clairement. Ce n’est pas seulement le catholicisme qui est en cause, même si c’est lui qui a posé les premières pierres de ce système de substitution.

Le protestantisme a réformé beaucoup de choses mais il a conservé le dimanche, il a conservé la chronologie vendredi-dimanche, et il a développé une théologie de la grâce sans loi qui pousse le processus encore plus loin que Rome.

Et le monde évangélique contemporain a poussé cette hyper-grâce à son terme logique, un évangile sans repentance réelle, sans loi morale, sans définition du péché, où la grâce est devenue une licence pour vivre selon la chair pendant qu’on se dit sauvé.

Trois traditions différentes, trois expressions différentes, mais le même problème fondamental, l’autorité humaine qui s’est assise sur la Parole de Dieu et qui l’a remplacée par ses propres constructions théologiques et institutionnelles.

🔥 Ce que les Écritures disent en dernier mot

L’Apocalypse nous donne le portrait du reste fidèle à la fin des temps et ce portrait est sans ambiguïté. En Apocalypse 12:17, Satan fait la guerre à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus Christ.

En Apocalypse 14:12, voici la persévérance des saints, ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. Ce n’est pas l’un ou l’autre, la foi sans la loi ou la loi sans la foi.

✅ C’est les deux ensemble, les commandements de Dieu et la foi de Jésus, exactement comme Jésus lui-même l’a enseigné en Matthieu 5:17-19.

Le reste fidèle de la fin des temps sera reconnaissable à ceci, il gardera la loi morale de Dieu dans la foi de Jésus, sans compromis avec la tradition, sans céder à la pression des systèmes religieux humains, en s’appuyant sur la Parole seule.

🔥 La question finale

Jésus a posé la question une fois pour toutes en Marc 7:9, vous annulez le commandement de Dieu pour observer votre tradition. Cette question n’a pas vieilli d’un jour. Elle s’adresse aujourd’hui à chaque croyant sincère qui veut savoir sur quelle autorité repose sa foi.

Est-ce que ce que tu crois et ce que tu pratiques vient de la Parole de Dieu lue honnêtement, ou vient-il d’une tradition transmise par des hommes qui avaient leurs propres agendas théologiques et institutionnels ?

La réponse à cette question engage l’éternité. Ce n’est pas une querelle théologique secondaire, c’est la question de l’obéissance ou de la désobéissance, de la fidélité ou de l’infidélité, de la Parole de Dieu ou de la parole des hommes. Et Dieu n’a jamais délégué à aucun concile, à aucun pape, à aucun réformateur, à aucun pasteur le droit de modifier ce qu’il a établi.

Serge le prédicateur t’encourage

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