Le ministère de DOCTEUR : Envoyé de Dieu pour instruire ceux qui refusent L’INSTRUCTION
Le ministère de DOCTEUR : Envoyé de Dieu pour instruire ceux qui refusent L’INSTRUCTION
Le ministère de DOCTEUR : Envoyé de Dieu pour instruire ceux qui refusent L'INSTRUCTION

Le ministère de DOCTEUR : Envoyé de Dieu pour instruire ceux qui refusent L’INSTRUCTION

En méditant le livre de Sophonie, un verset a frappé ma conscience avec une force particulière. Sophonie 3:2 dit de Jérusalem : elle n’écoute pas la voix, elle ne reçoit pas l’instruction, elle ne se confie pas en l’Éternel, elle ne s’approche pas de son Dieu.

Quatre refus. Quatre postures de fermeture face à Dieu et à ses envoyés.

En lisant ces mots, je n’ai pas lu de l’histoire ancienne. J’ai lu une description de l’Église d’aujourd’hui. Car ce que Sophonie observait dans Jérusalem, ce rejet systématique de l’instruction divine, je l’observe, je le vis, je le vois se reproduire identiquement dans nos assemblées contemporaines.

Des fidèles qui contestent au lieu de recevoir. Des pasteurs qui ferment la porte au lieu d’ouvrir. Des églises qui réfutent au lieu de se mettre à genoux. Non pas face à un homme, mais face à l’instruction que Dieu envoie par ses serviteurs. C’est dans ce contexte que nous allons parler d’un ministère que l’Église a presque entièrement oublié, le ministère de docteur.

🔹 I. Le ministère de docteur, le grand oublié d’Éphésiens 4:11

Lorsque l’apôtre Paul écrit aux Éphésiens, il énumère avec précision les ministères que Christ a donnés à son Église : les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les pasteurs, et les docteurs. Cinq ministères distincts, cinq fonctions complémentaires, cinq envois différents pour l’édification du corps de Christ.

Mais observons ce qui s’est passé avec le temps. Les apôtres, on en parle. Les prophètes, on les reconnaît ou on les conteste. Les évangélistes, on les valorise. Les pasteurs, ils occupent le centre de toute l’organisation ecclésiale. Et le docteur ? Il a pratiquement disparu du vocabulaire et de la conscience de l’Église contemporaine.

Non pas parce que Dieu a retiré ce ministère. Mais parce que le pasteur a progressivement absorbé toutes les fonctions, y compris celle d’enseigner la doctrine en profondeur, créant ainsi un monopole qui n’est pas d’origine apostolique.

Le docteur n’a pourtant pas besoin de l’ordination d’un pasteur pour être légitime. Son mandat vient de Dieu, tout comme celui de l’apôtre, du prophète ou de l’évangéliste. Il est établi par l’Esprit de Dieu pour porter les fondements de la foi, pour transmettre ce qui a été communiqué par Christ et ses apôtres, pour instruire non seulement les fidèles mais aussi les pasteurs et les églises elles-mêmes.

C’est là que le problème commence.

🔹 II. Le pattern biblique, l’envoyé rejeté

Ce n’est pas d’aujourd’hui que les envoyés de Dieu se heurtent au refus de ceux qu’ils sont mandatés pour instruire. Sophonie l’a décrit avec une précision douloureuse, et ce qu’il décrivait concernant Jérusalem se répète comme un pattern spirituel à travers toute l’histoire du peuple de Dieu.

Les prophètes ont été rejetés par ceux-là mêmes auxquels ils étaient envoyés. Jean-Baptiste a été contesté par les chefs religieux. Étienne a été lapidé pour avoir osé enseigner. Paul a été chassé des synagogues, contredit dans les assemblées, combattu par des frères qui auraient dû le recevoir.

Et les apôtres de Jésus-Christ eux-mêmes ont été rejetés non seulement par les chefs religieux mais par nombre de fidèles qui auraient dû reconnaître en eux les envoyés du Seigneur.

Ce rejet n’a pas invalidé leur mandat. Il l’a au contraire authentifié. Car l’acceptation universelle, le confort institutionnel, l’applaudissement de tous, ne sont pas les marqueurs bibliques du ministère authentique.

🌟 Le ministère authentique dérange, bouscule, réforme, et provoque précisément chez ceux qui sont installés dans leurs habitudes religieuses une résistance qui peut aller jusqu’au rejet violent.

Sophonie 3:2 nous dit que Jérusalem ne recevait pas l’instruction. Et plus loin dans ce même livre, c’est encore l’instruction qui est refusée, non seulement par le peuple mais par ses chefs. Ce double refus, du peuple et de ses conducteurs, est exactement ce que vivent aujourd’hui les véritables apôtres et les docteurs que Dieu envoie à son Église.

Cela dit, il faut ici poser une mise en garde nécessaire et fraternelle. Tous ceux qui se présentent comme docteurs ne sont pas nécessairement envoyés de Dieu. Et c’est précisément pour cela que le discernement des esprits n’est pas optionnel dans l’Église.

C’est la responsabilité des pasteurs, des apôtres, des prophètes et des fidèles de savoir reconnaître le docteur véritable lorsqu’il se présente devant eux, de faire la différence entre celui qui enseigne en conformité avec les fondements apostoliques et celui qui s’en écarte.

Car sans ce discernement, on risque deux erreurs également graves : attribuer du faux au vrai, c’est-à-dire rejeter un véritable envoyé de Dieu, ou attribuer du vrai au faux, c’est-à-dire recevoir et valider quelqu’un dont l’enseignement ne vient pas de l’Esprit. Ces deux erreurs coûtent à l’Église, et elles coûtent aux âmes.

🔹 III. Le constat aujourd’hui

Aujourd’hui, dans nos églises, le docteur envoyé de Dieu se trouve face à une réalité que Sophonie avait déjà nommée. Il se présente non pas pour se faire valoir, non pas pour prendre la place du pasteur, mais pour transmettre ce que l’Esprit de Dieu lui a communiqué, pour poser ou raffermir les fondements de la foi, pour éclairer ce qui a été obscurci, pour réformer ce qui s’est éloigné de l’enseignement apostolique.

Et que trouve-t-il ? Des fidèles qui contestent au lieu de recevoir avec foi. Des chrétiens qui réfutent au lieu de se mettre à genoux et de prier pour discerner. Des pasteurs qui lui ferment la bouche, qui refusent son ministère, qui le marginalisent au lieu de l’accueillir comme un don de Christ à l’Église.

Des assemblées qui méprisent les révélations, qui rejettent les éclaircissements, qui refusent la réforme parce qu’elle remet en question ce qu’ils ont toujours cru et toujours fait.

Ce n’est pas une plainte. C’est un constat. Et ce constat est lui-même un enseignement, car il révèle l’état spirituel de l’Église, exactement comme Sophonie révélait l’état spirituel de Jérusalem.

Une Église qui rejette l’instruction divine n’est pas une Église en bonne santé, quelle que soit la taille de ses bâtiments, le nombre de ses membres ou la renommée de ses pasteurs.

Le docteur continue d’être envoyé. L’instruction continue d’être donnée. Et comme au temps des apôtres, ceux qui la reçoivent avec humilité et avec foi seront édifiés, tandis que ceux qui la rejettent porteront la responsabilité de ce refus devant Dieu.

🔹 Conclusion

Le ministère de docteur n’a pas disparu parce que Dieu l’aurait retiré. Il est simplement devenu inconfortable pour une Église qui préfère la gestion institutionnelle à la réforme doctrinale. Mais Dieu continue d’envoyer ses docteurs, comme il a continué d’envoyer ses prophètes même quand Israël les rejetait.

La question n’est pas de savoir si le docteur a un titre reconnu par les hommes, une ordination signée par un conseil d’église ou une approbation pastorale. La question est celle que chaque fidèle, chaque pasteur, chaque assemblée doit se poser honnêtement devant Dieu : est-ce que je reçois l’instruction, ou est-ce que je la refuse ?

Il reste cependant une responsabilité solennelle qui incombe à toute l’Église. Si Dieu envoie des docteurs, il a aussi donné le discernement des esprits précisément pour que ses enfants sachent les reconnaître. Ce discernement ne s’improvise pas, il se demande à Dieu, il se nourrit de la Parole, il se développe dans la prière et dans l’humilité.

Une Église qui ne cultive pas le discernement sera toujours en danger, soit de fermer la porte à un véritable envoyé de Dieu, soit d’ouvrir grand cette même porte à quelqu’un qui n’a pas été envoyé. Dans les deux cas, c’est l’instruction divine qui est compromise, et ce sont les âmes qui en paient le prix.

Sophonie 3:2 reste une mise en garde vivante. Que ceux qui ont des oreilles entendent.

Vous pouvez lire la suite ici : Le docteur : l’enquêteur de la parole duquel l’église refuse l’instruction.

Serge le prédicateur t’encourage 🩵

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