Certains ont le discernement remarquable de reconnaître que Jésus n’est pas mort un vendredi. Ils ont étudié, remis en question la tradition reçue, et fait confiance au texte biblique tel qu’il est écrit.
Le signe de Jonas, trois jours et trois nuits littéraux (Matthieu 12:40), ne peut mathématiquement pas correspondre à un vendredi soir et un dimanche matin. Ils l’ont vu. Ils ont eu le courage de le dire.
C’est courageux. C’est biblique. Je le salue sincèrement.
Mais alors vient la conclusion : « FINI la loi ! »
Et là, quelque chose se brise dans le raisonnement.
Car réfléchissons ensemble. Qu’est-ce qui t’a conduit à remettre en question la tradition du vendredi-dimanche ? Une seule chose : la confiance dans le texte biblique tel qu’il est écrit, contre la tradition des hommes. Tu n’as pas accepté ce qu’on t’avait enseigné sans le vérifier. Tu as ouvert ta Bible. Tu as compté. Tu as conclu.
C’est exactement cette même méthode, cette même rigueur, cette même honnêteté devant le texte, qui devrait te conduire à lire le quatrième commandement tel qu’il est écrit : « le septième jour ». Pas n’importe quel jour désigné par la tradition d’hommes. Le septième jour. Celui que Dieu lui-même a sanctifié.
C’est la même méthode. C’est la même Bible. C’est la même honnêteté que tu dois à Dieu.
Maintenant distinguons ce que beaucoup confondent, et cette confusion est la source de presque toutes les erreurs sur ce sujet.
Il existe deux lois dans l’Écriture qui sont radicalement différentes dans leur nature et leur portée.
La loi sacrificielle et cérémonielle lévitique, avec ses sacrifices d’animaux, ses rites de purification, ses fêtes typologiques, ses sacrificatures et ses lévites, tout cela pointait vers Christ comme une ombre pointe vers un corps. Quand le corps est arrivé, l’ombre a disparu. Cette loi est accomplie en Christ, oui. C’est vrai. C’est biblique. Colossiens 2:16-17 en parle clairement.
Mais la loi morale des 10 commandements est d’une tout autre nature. Elle n’appartient à aucune dispensation particulière. Elle ne pointe vers rien d’autre qu’elle-même parce qu’elle est le reflet du caractère immuable de Dieu. Elle traverse toutes les alliances, toutes les époques, tous les peuples.
Elle existait avant Moïse. Le sabbat est institué à la création même, en Éden, avant qu’il y ait un seul Juif sur la terre (Genèse 2:2-3). Le meurtre, l’adultère, le vol, le mensonge étaient des péchés avant Moïse parce qu’ils étaient des violations de la loi morale de Dieu gravée dans la conscience de l’homme.
Elle est confirmée par Jésus lui-même qui déclare avec une solennité absolue : « N’allez pas croire que je sois venu abolir la loi ou les prophètes. Je suis venu non pour abolir mais pour accomplir. Car je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre jusqu’à ce que tout soit accompli. » (Matthieu 5:17-18)
Elle est affermie par la foi selon Paul lui-même, lui que certains citent pour abolir la loi : « Abolissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire nous confirmons la loi. » (Romains 3:31)
Elle est appelée explicitement « la loi royale » par Jacques qui cite précisément les commandements : « Si vous accomplissez la loi royale suivant l’Écriture : tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien.
Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché et vous êtes convaincus par la loi comme transgresseurs. Car quiconque observe toute la loi mais pèche contre un seul commandement devient coupable de tous. » (Jacques 2:8-11)
Et Ézéchiel 20:12 et 20:20 révèlent quelque chose de fondamental : le sabbat est le signe de l’alliance entre Dieu et son peuple. Pas une suggestion. Pas une coutume culturelle juive. Un signe d’alliance voulu et proclamé par Dieu lui-même.
Alors quand on dit « FINI la loi ! », que dit-on en réalité ?
On dit que l’amour peut exister sans fidélité. Mais 1 Jean 5:3 répond avec une clarté absolue : « L’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles. » Ce n’est pas une suggestion de Jean. C’est une définition. L’amour de Dieu se définit par la garde de ses commandements.
On dit que la nouvelle création est affranchie de toute loi morale. Mais Ézéchiel 36:26-27 décrit la nouvelle alliance ainsi : « Je mettrai en vous un esprit nouveau… je mettrai mon Esprit en vous et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances et que vous observiez et pratiquiez mes lois. » L’Esprit ne vient pas abolir la loi, il vient nous donner la puissance de la vivre de l’intérieur.
On dit que la grâce remplace la loi. Mais la grâce est précisément ce qui nous libère de la condamnation de la loi que nous avons transgressée, pas ce qui nous donne la permission de continuer à la transgresser. Romains 6:1-2 : « Que dirons-nous donc ? Demeurons-nous dans le péché afin que la grâce abonde ? Loin de là ! »
Et voici l’argument que je veux que tu portes avec moi jusqu’au bout.
Jésus est mort, probablement le mercredi en fin d’après-midi. Il repose dans le tombeau le jeudi, le vendredi, et le samedi. Il ressuscite avant le coucher du soleil du samedi soir, à la fin du septième jour, du sabbat. Les femmes arrivent au tombeau le dimanche matin et il est déjà ressuscité, le tombeau est vide.
Jésus repose dans le tombeau pendant le sabbat. Sa résurrection arrive après le sabbat. Ce n’est pas un hasard. Ce n’est pas un détail insignifiant. C’est une confirmation de la sainteté du sabbat, pas son abolition. Dieu lui-même, dans la chair, observait le septième jour jusque dans la mort.
Alors dis-moi : si tu as eu la rigueur et le courage d’accepter la vérité sur les trois jours et les trois nuits contre toute la tradition chrétienne dominante, comment peux-tu dans le même souffle dire « FINI la loi ! » en t’appuyant sur cette même tradition que tu viens de rejeter ?
C’est scier la branche sur laquelle on est assis.
La même Bible qui t’a éclairé sur les jours t’appelle à la même honnêteté sur les commandements de Dieu.
Que celui qui a des oreilles entende.
Serge le prédicateur t’encourage




