Hier soir, pendant ma lecture quotidienne de la Parole de Dieu, quelque chose s’est produit que je n’avais pas anticipé. Je lisais le livre d’Osée, ce prophète envoyé à Israël au VIIIe siècle avant Jésus-Christ, un livre que je connais bien, un livre que j’ai parcouru à plusieurs reprises.
Et pourtant, au chapitre 6, mes yeux se sont immobilisés sur le verset 2 comme si une main invisible les avait arrêtés. J’ai relu. J’ai relu encore. Et là, dans le silence de cette lecture, quelque chose s’est allumé dans mon esprit, comme une lumière qui révèle ce qui était déjà là depuis toujours, attendant simplement d’être vu. Ce n’était pas une théorie venue de l’extérieur.
Ce n’était pas une note de bas de page dans un commentaire. C’était le texte lui-même qui parlait, dans sa langue originale, avec une précision que les traductions ne rendent pas toujours pleinement. J’y ai vu inscrite, dans les mots hébreux d’Osée, une prophétie double, celle de la résurrection de Jésus-Christ au troisième jour, et celle, collective et glorieuse, de la résurrection des saints.
Aujourd’hui je veux partager avec toi ce que le Seigneur m’a accordé de percevoir, non pas pour ma gloire, mais pour l’édification de ceux qui aiment la Parole dans sa profondeur.
Ce que dit le texte d’Osée chapitre 6
Le prophète Osée écrit, au verset 1 et 2 du chapitre 6, ces paroles que le peuple est appelé à prononcer en se tournant vers l’Éternel : « Venez, retournons à l’Éternel, car lui a déchiré, et il nous guérira, il a frappé, et il bandera nos plaies. Dans deux jours, il nous fera vivre, au troisième jour, il nous mettra debout, et nous vivrons devant sa face. »
À première lecture, on pourrait penser que ce texte parle simplement de la restauration nationale d’Israël après un temps de châtiment divin. Mais quand on entre dans la langue hébraïque originale, on découvre que le prophète a utilisé des mots qui ne relèvent pas du simple langage de restauration politique. Il a utilisé les mots de la résurrection.
Ce que les mots hébreux révèlent
Le premier verbe utilisé par Osée est יְחַיֵּנוּ, yəḥayyēnū, qui vient de la racine חָיָה, ḥāyāh. Ce mot en hébreu ne signifie pas simplement guérir ou restaurer. Il signifie redonner la vie à quelqu’un qui est mort, ranimer ce qui était sans vie. C’est le vocabulaire précis de la revivification d’un mort, pas d’un malade qui se rétablit.
Le deuxième verbe est יְקִמֵנוּ, yəqîmēnū, qui vient de la racine קוּם, qûm. Ce verbe signifie se lever, se dresser, se relever après être tombé. Et ce même verbe qûm est utilisé dans Daniel chapitre 12 verset 2 dans le contexte explicite de la résurrection des morts.
Osée n’a donc pas choisi des mots de comptage ordinaire ou d’expression idiomatique de délai. Il a choisi deux termes qui appartiennent au champ sémantique précis de la résurrection corporelle. Ce n’est pas une coïncidence. C’est une prophétie.
Ce que confirme la traduction grecque de la Septante
La Septante, qui est la traduction grecque de l’Ancien Testament réalisée par des érudits juifs bien avant la venue de Jésus-Christ, traduit ce verset par le mot ἀναστησόμεθα, anastēsometha.
Ce mot vient du verbe ἀνίστημι, anistēmi, qui est précisément le terme technique utilisé dans tout le Nouveau Testament pour désigner la résurrection de Jésus-Christ et la résurrection des morts. Les traducteurs juifs d’Alexandrie, qui connaissaient l’hébreu parfaitement, ont lu qûm et ont traduit par résurrection. Ils n’ont pas vu un simple délai. Ils ont vu une résurrection. Et c’est cette même traduction que les premiers disciples de Jésus lisaient.
Le lien direct avec 1 Corinthiens 15 verset 4
L’apôtre Paul écrit aux Corinthiens, au chapitre 15 verset 4, que Jésus-Christ « est ressuscité le troisième jour selon les Écritures. » Cette expression, selon les Écritures, est fondamentale. Paul ne renvoie pas à un texte inventé. Il renvoie à un texte précis de l’Ancien Testament.
Et quand on cherche dans toute l’Écriture hébraïque le seul texte qui mentionne explicitement le troisième jour dans un contexte de mort et de résurrection avec ce vocabulaire précis, on trouve Osée chapitre 6 verset 2. C’est le candidat le plus solide de toute la Bible hébraïque pour expliquer ce que Paul voulait dire en écrivant « selon les Écritures. »
La chronologie prophétique et le signe de Jonas
Jésus lui-même a déclaré en Matthieu chapitre 12 verset 40 que le signe du prophète Jonas était le signe de sa mort et de sa résurrection, trois jours et trois nuits dans le cœur de la terre. Ce comptage est universel et littéral. J’enseigne, à partir des Écritures, que Jésus-Christ est mort le mercredi 14 Nisan, jour de la Pâque, parce qu’il était l’Agneau de Dieu sacrifié à la Pâque selon la prophétie.
En 31 après Jésus-Christ, il y avait deux sabbats consécutifs, le grand sabbat pascal du 15 Nisan tombant un jeudi, et le sabbat hebdomadaire tombant un samedi. Jésus a donc passé jeudi, vendredi et samedi dans le tombeau, pour ressusciter avant le coucher du soleil du samedi, accompli le troisième jour selon les Écritures, selon Osée, selon Jonas, selon Paul.
La résurrection de Jésus-Christ a eu lieu le jour du sabbat, le jour que Dieu a sanctifié depuis la création, le jour du repos de Dieu sur son œuvre accomplie. Ce n’est pas une coïncidence. C’est l’accomplissement parfait du plan de Dieu.
La résurrection des saints dans la prophétie d’Osée
Ce qui m’a particulièrement saisi dans ce texte d’Osée, c’est que la prophétie est collective. Osée n’écrit pas « il le fera vivre » mais « il nous fera vivre. » Il n’écrit pas « il le mettra debout » mais « il nous mettra debout. » La résurrection évoquée dans ce texte n’est pas seulement celle du Christ, elle inclut ceux qui sont en lui.
C’est exactement ce que Paul développe en 1 Corinthiens 15, que la résurrection du Christ est les prémices, et que ceux qui lui appartiennent ressusciteront lors de sa venue. Osée avait prophétisé cette réalité collective, la résurrection du Chef et celle de ses membres, dans un même souffle prophétique, avec les mots précis de la langue hébraïque.
Serge le prédicateur t’encourage




