Cette publication voit le jour parce qu’un frère dans la foi m’a posé la question il y a peu de temps. Et honnêtement, ce n’est pas une question à laquelle je suis venu non préparé.
Ces choses, l’Éternel m’avait déjà donné la grâce de les étudier depuis un certain temps. Il était donc temps de les mettre par écrit afin que le plus grand nombre puisse en profiter. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.
Gog et Magog : Une confusion qui circule partout
Depuis des années, dans les milieux chrétiens évangéliques et dans les médias religieux, on agite le nom de Gog et Magog comme si une guerre militaire gigantesque allait éclater demain entre la Russie, l’Iran et l’État d’Israël au Moyen-Orient.
On sort les cartes géographiques, on aligne les noms de nations, on scrute les actualités politiques pour y trouver des confirmations. Et les fidèles, sincères dans leur amour de la Parole, se retrouvent perdus entre la prophétie biblique et les analyses géopolitiques des chaînes d’information.
Or la Bible n’a pas besoin des journaux pour s’expliquer. La Bible s’explique par la Bible. C’est ce principe fondamental qui va nous guider dans cette étude.
Ézéchiel 37, comprendre d’abord qui est cet Israël
Avant d’aborder les chapitres 38 et 39, il est absolument nécessaire de s’arrêter au chapitre 37, celui de la vallée des ossements desséchés. L’Éternel montre au prophète Ézéchiel une immense plaine couverte d’ossements humains, secs, éparpillés, sans vie. Et il lui demande : fils d’homme, ces os peuvent-ils revivre ?
Ce tableau est celui de la maison d’Israël dans son état de mort spirituelle et de dispersion. Mais la promesse qui suit est celle de la restauration, du souffle de l’Esprit qui revivifie ce qui semblait irrémédiablement mort. C’est une promesse de relèvement spirituel pour le peuple de Dieu.
Et c’est ici que se trouve la clé que beaucoup négligent. Qui est cet Israël dont parle Ézéchiel dans les chapitres qui suivent ? La lecture dispensationaliste dit : c’est l’État hébreu reconstitué en 1948. La lecture biblique cohérente dit autre chose.
Depuis que la nation d’Israël a rejeté le Messie, les prophéties adressées à Israël s’accomplissent dans le peuple de Dieu spirituel, c’est-à-dire l’Église de Christ, tous ceux qui par la foi sont enfants d’Abraham selon la promesse. Galates 3 verset 29 est sans ambiguïté : si vous êtes à Christ, vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse.
Avec cette clé posée, entrons maintenant dans les chapitres 38 et 39.
Ézéchiel 38 et 39, la vision d’un assaut final contre le peuple de Dieu
Ézéchiel voit une coalition de nations menée par un personnage appelé Gog, du pays de Magog, qui se dresse contre le peuple restauré de Dieu. Cet assaut est décrit comme une tempête, une nuée couvrant toute la terre. Il vient du septentrion, du grand nord. Il rassemble des nations nombreuses et puissantes.
Deux éléments sont capitaux dans cette vision.
Le premier : cet assaut survient au moment où le peuple de Dieu vit en sécurité, dans des villes sans murailles, dit le texte au verset 11. C’est une paix qui précède l’attaque.
Le second : Dieu lui-même intervient pour détruire cette coalition. Le feu, le soufre, la grêle, les grandes eaux s’abattent sur l’armée de Gog. Et la conclusion du chapitre 39 est sans appel : l’Éternel se fait connaître aux yeux de toutes les nations, et son nom saint ne sera plus jamais profané.
Mais quand cela se produit-il exactement ? Ézéchiel ne nous donne pas la chronologie précise. C’est là qu’intervient l’Apocalypse.
Apocalypse 20, Jean nous donne la clé chronologique
L’apôtre Jean, dans le chapitre 20 de l’Apocalypse, reprend délibérément et explicitement les noms de Gog et Magog. Ce n’est pas un hasard. C’est un signal prophétique intentionnel : Jean dit à son lecteur, ce que tu lis ici est l’accomplissement de ce qu’Ézéchiel a vu.
Et Jean nous place cet événement avec une précision chronologique absolue. Il survient après le millénium, après les mille ans pendant lesquels Satan a été lié et la terre était déserte, après la résurrection des morts impies.
Voici la séquence exacte telle que les Écritures la révèlent.
A la seconde venue de Christ, les morts en Christ ressuscitent en premier. C’est la première résurrection. Les méchants vivants sont détruits par la gloire de sa venue. La terre se retrouve vide et désolée pendant mille ans. Satan, privé de tout être humain à tromper, erre sur cette terre déserte, lié par les circonstances de sa propre défaite.
Au terme de ces mille ans, la Nouvelle Jérusalem descend du ciel avec Christ et tous les rachetés. Elle se pose sur la terre purifiée. C’est à ce moment précis que les morts impies ressuscitent. C’est la deuxième résurrection, la résurrection pour le jugement.
Et c’est là que Satan entre en action une dernière fois.
Le dernier assaut de Satan contre la cité sainte
Satan voit devant lui une multitude innombrable, tous les impies de toutes les générations. Il les organise, les galvanise, leur promet la victoire. Il leur fait croire que cette ville resplendissante peut être prise.
Apocalypse 20 versets 8 et 9 dit : il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la bataille, leur nombre est comme le sable de la mer. Ils montèrent sur la surface de la terre et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée.
C’est ici qu’Ézéchiel 38 et Apocalypse 20 se rejoignent parfaitement. La coalition que le prophète avait vue en vision, cette multitude qui vient comme une nuée couvrir la terre, c’est cette armée des morts impies rassemblés par Satan pour le dernier assaut de la grande controverse.
Et alors ?
Apocalypse 20 verset 9 conclut avec quatre mots qui disent tout : un feu descendit du ciel. L’intervention divine est totale, immédiate et définitive. Satan, ses anges et toute la multitude des impies sont consumés. C’est la seconde mort. Il n’y a pas de troisième résurrection. Tout est accompli.
Ce que cette prophétie nous dit aujourd’hui
Cette révélation n’est pas une curiosité théologique réservée aux érudits. Elle est une parole de victoire pour chaque enfant de Dieu qui marche fidèlement aujourd’hui.
Elle nous dit que Satan aura beau rassembler toutes les forces du mal, beau organiser son armée la plus grande et la plus nombreuse que l’histoire n’ait jamais connue, il ne prendra jamais la cité de Dieu. Le feu qui descendra du ciel mettra un terme éternel à la grande controverse entre le bien et le mal.
Elle nous dit aussi que la guerre de Gog et Magog n’est pas une guerre géopolitique à venir entre des nations terrestres. Elle est la guerre finale et ultime qui clôturera l’histoire de ce monde pécheur. Et cette guerre, l’Éternel l’a déjà gagnée avant même qu’elle commence.
Alors marchons avec assurance. La Nouvelle Jérusalem n’est pas prenable. Et si tu es en Christ aujourd’hui, tu seras dans cette ville au moment où Satan tentera son dernier assaut désespéré.
Tu seras du côté des vainqueurs, non par ta propre force, mais par la grâce de Celui qui a dit : je suis le premier et le dernier, et je tiens les clés de la mort et du séjour des morts.
Serge le prédicateur t’encourage




