On enseigne souvent que les dix commandements ont commencé au Sinaï avec Moïse. Que c’est là que Dieu a pour la première fois donné sa loi à l’humanité.
Mais quand on lit les Écritures dans leur profondeur, depuis le ciel jusqu’à l’Eden, depuis l’Eden jusqu’à Abraham, depuis Abraham jusqu’au Sinaï, on découvre une réalité radicalement différente.
La loi morale de Dieu n’a pas commencé au Sinaï. Elle est éternelle. Et le texte d’Osée chapitre 6 verset 7 nous en donne la clé.
Osée 6:7, une alliance avec Adam
Le prophète Osée écrit au chapitre 6 verset 7 ces paroles de Dieu : « Mais comme Adam ils ont transgressé l’alliance, ils ont agi perfidement envers moi. » Ce verset est remarquable parce qu’il confirme explicitement qu’une alliance existait entre Dieu et Adam.
Le mot hébreu utilisé est בְּרִית, berît, alliance, covenant. Une alliance formelle entre Dieu et l’homme dès l’origine. Et cette alliance pouvait être transgressée, ce qui présuppose nécessairement des termes moraux précis.
La loi morale préexistait dans le ciel avant la création du monde
Avant même de parler d’Adam nous devons remonter plus haut encore. Ézéchiel chapitre 28 nous révèle que Lucifer était le chérubin protecteur établi sur la montagne sainte de Dieu, marchant au milieu des pierres de feu. Il était parfait dans ses voies depuis le jour de sa création jusqu’à ce que l’iniquité fût trouvée en lui.
Or 1 Jean chapitre 3 verset 4 définit l’iniquité comme la transgression de la loi morale, ἀνομία, anomia en grec, littéralement sans loi morale. Si Lucifer a transgressé la loi morale dans le ciel, c’est que cette loi existait dans le ciel avant la création de l’homme. Les dix commandements ne sont pas une invention mosaïque. Ils gouvernaient déjà le monde céleste avant que la terre soit créée.
Adam et le premier sabbat de l’humanité
Genèse chapitre 2 versets 2 et 3 nous dit que Dieu se reposa le septième jour, le bénit et le sanctifia. Cela se passe avant toute transgression, avant toute chute, dans le contexte d’une communion directe et parfaite entre Dieu et Adam.
La communication entre Dieu et Adam n’était pas distante ou indirecte. Genèse chapitre 3 verset 8 confirme que Dieu se promenait dans le jardin et parlait avec Adam face à face. Il n’y avait pas de voile, pas d’intermédiaire, pas de distance.
Dans cette communion directe et parfaite Dieu institue le sabbat du vivant d’Adam, devant Adam. Adam a donc été informé du sabbat par Dieu lui-même en personne. Il a participé au premier sabbat de toute l’humanité, non par contrainte légale mais par communion naturelle et parfaite avec Dieu qui venait de le sanctifier devant lui.
Sans loi pas de transgression, Adam prouve que la loi existait
L’apôtre Paul établit en Romains chapitre 4 verset 15 un principe fondamental : sans loi il n’y a pas de transgression. Et en Romains chapitre 5 verset 13 il précise que le péché n’est pas imputé quand il n’y a point de loi. Or Adam a péché. Et ce péché lui a été imputé, il en a subi les conséquences directes et immédiates.
Cela confirme avec une logique scripturaire irréfutable qu’une loi morale existait bien au moment de la transgression d’Adam. Osée 6:7 l’appelle une alliance. Paul confirme que cette alliance avait des termes moraux précis puisque leur transgression a été comptée comme péché.
La loi est indivisible, le sabbat en fait nécessairement partie
Jacques chapitre 2 verset 10 établit que quiconque observe toute la loi mais pèche sur un seul point devient coupable de tout. La loi morale est un tout indivisible. On ne peut pas avoir neuf commandements sans le dixième. On ne peut pas avoir la loi morale sans le sabbat.
Adam vivant en parfaite communion avec Dieu, sans péché, dans le paradis, ne pouvait pas coexister avec la transgression d’un seul commandement, y compris le sabbat.
Transgresser le sabbat avant la chute aurait constitué une rupture avant le fruit défendu. Or la première rupture est venue avec le fruit défendu, pas avant. Le sabbat était donc nécessairement observé par Adam dans le paradis.
Abraham observait les commandements avant le Sinaï
Genèse chapitre 26 verset 5 est un texte décisif. Dieu dit d’Abraham : « Abraham a obéi à ma voix et a observé mes ordonnances, mes commandements, mes statuts et mes lois. » Abraham vivait plusieurs siècles avant Moïse et le Sinaï.
Et pourtant il observait les commandements, les statuts et les lois de Dieu. Cela confirme que les dix commandements n’ont pas commencé au Sinaï. Ils existaient avant Abraham. Ils existaient avec Adam. Ils existaient dans le ciel.
Le Sinaï ne crée pas la loi, il la codifie
Le Sinaï n’est pas l’origine de la loi morale. C’est le moment où Dieu a couché par écrit sur des tables de pierre une loi que l’humanité avait progressivement oubliée après la chute.
La loi n’est pas nouvelle au Sinaï, elle y est rendue visible et permanente par écrit pour un peuple qui avait vécu plusieurs générations en esclavage en Égypte, loin de la connaissance directe de Dieu.
Dieu n’invente pas ses commandements au Sinaï. Il les grave dans la pierre parce qu’ils sont éternels et qu’il veut que rien ne puisse les effacer.
Les dix commandements sont éternels
De l’éternité passée dans le ciel jusqu’à l’alliance avec Adam, de l’alliance avec Adam jusqu’à Abraham, d’Abraham jusqu’au Sinaï, les dix commandements sont le même fil conducteur ininterrompu de la relation entre Dieu et l’homme.
Ils ne sont pas une loi temporaire donnée à Israël. Ils sont l’expression écrite du caractère immuable et éternel de Dieu lui-même. Et le sabbat en est le cœur, institué avant toute transgression, observé par Adam dans le paradis, confirmé dans chaque alliance, gravé dans la pierre au Sinaï, et valable jusqu’à la nouvelle création en Christ.
Serge le prédicateur t’encourage




