La doctrine est secondaire ? Le plus grand mensonge du christianisme contemporain
La doctrine est secondaire ? Le plus grand mensonge du christianisme contemporain
La doctrine secondaire ? Le plus grand mensonge du christianisme contemporain

La doctrine est secondaire ? Le plus grand mensonge du christianisme contemporain

Il circule dans les milieux chrétiens contemporains une formule qui sonne humble, charitable et spirituellement mature. On l’entend dans les commentaires des réseaux sociaux, dans les conversations entre croyants, dans les prédications de certains pasteurs. Elle dit à peu près ceci.

La doctrine c’est secondaire. Le principal c’est le salut. Jésus nous a appelés à aller porter la bonne nouvelle. Point. Ceux qui débattent de choses aussi secondaires devraient réviser pourquoi ils ont été sauvés.

Cette formule a l’air sage. Elle a l’air humble. Elle semble vouloir ramener les croyants à l’essentiel. Et c’est précisément pour cela qu’elle est dangereuse. Car elle est fausse. Et sa fausseté n’est pas une question d’opinion théologique. C’est une contradiction directe et documentée avec ce que l’Écriture enseigne de bout en bout sur l’importance capitale de la saine doctrine.

Ce que je vais démontrer dans cette étude c’est que la doctrine secondaire est peut-être le plus grand mensonge que le christianisme contemporain ait accepté sans examen. Et que ce mensonge produit précisément ce que l’ennemi a toujours voulu produire dans l’Église : des croyants sauvés de quelque chose sans savoir vers quoi ils marchent.

Ce que la grande commission dit vraiment

Ceux qui affirment que la doctrine est secondaire citent souvent la grande commission de Matthieu 28 pour appuyer leur position. Allez dans le monde entier et annoncez la bonne nouvelle. C’est cela l’essentiel disent-ils. Pas les débats doctrinaux.

Mais voici ce que Matthieu 28:19-20 dit dans son intégralité. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé.

Trois éléments constituent la grande commission. Aller. Baptiser. Et enseigner à observer tout ce que Christ a commandé.

L’enseignement de tout ce que Christ a commandé n’est pas une annexe optionnelle de la grande commission. Il en est la troisième partie constitutive et indissociable. On ne peut pas exécuter la grande commission en proclamant le salut sans enseigner ce que Christ a commandé. Ce serait exécuter les deux premiers tiers d’un ordre en ignorant le troisième.

Et tout ce qu’il a commandé inclut l’obéissance aux commandements de Dieu, la sanctification, le sabbat, la loi morale, la persévérance jusqu’à la fin. Ce n’est pas secondaire. C’est le contenu même de la grande commission.

Ceux qui disent que la doctrine est secondaire et qui citent la grande commission comme preuve n’ont tout simplement pas lu la grande commission jusqu’à la fin.

Ce que Paul dit sur la doctrine et le salut

L’apôtre Paul est l’auteur qui a le plus clairement posé le lien indissociable entre la doctrine et le salut. Et ce qu’il dit sur ce sujet est d’une clarté qui ne laisse aucune place à l’ambiguïté.

1 Timothée 4:16 dit : veille sur toi-même et sur la doctrine, persévère dans ces choses car en faisant cela tu te sauveras toi-même et tu sauveras ceux qui t’écoutent.

Ce verset est extraordinaire dans sa précision. Paul lie directement et explicitement la doctrine et le salut. Veille sur la doctrine est présenté comme une condition du salut de ceux qu’on enseigne. Si la doctrine était secondaire Paul n’aurait jamais dit que veiller sur elle est une façon de sauver ceux qui t’écoutent.

2 Timothée 4:3-4 dit : il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, et ils détourneront l’oreille de la vérité et se tourneront vers les fables.

Ce texte est prophétique et il décrit avec une précision saisissante l’état du christianisme contemporain. Les hommes qui disent que la doctrine est secondaire et qu’il faut simplement annoncer le salut accomplissent exactement cette prophétie. Ils ne supportent pas la saine doctrine. Ils préfèrent les messages agréables et inclusifs qui ne remettent rien en question. Et Paul appelle cela un tournant vers les fables, pas un retour à l’essentiel.

Tite 2:1 dit : toi, dis les choses qui sont conformes à la saine doctrine. C’est un commandement direct. Pas une suggestion. Pas une option pour les théologiens professionnels. Un commandement adressé à tout enseignant dans l’Église.

Et Tite 1:9 dit que l’ancien, le responsable de l’Église, doit être attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de convaincre les contradicteurs. La capacité à enseigner la saine doctrine et à réfuter les erreurs est une qualification requise pour tout responsable d’Église. Si la doctrine était secondaire cette qualification serait inutile.

Ce que Jean dit sur la doctrine et la possession de Dieu

L’apôtre Jean va encore plus loin que Paul. Il lie la fidélité à la doctrine non pas seulement au salut des autres mais à la possession de Dieu lui-même.

2 Jean 1:9-10 dit : quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a pas Dieu. Celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils.

Ce verset est parmi les plus radicaux de tout le Nouveau Testament sur la question de la doctrine. Jean ne dit pas que celui qui ne demeure pas dans la doctrine de Christ manque quelque chose d’important. Il dit qu’il n’a pas Dieu. La possession de Dieu lui-même est liée à la fidélité à la doctrine de Christ.

Et au verset suivant Jean dit : si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas bonjour. Car celui qui lui dit bonjour participe à ses mauvaises œuvres.

C’est la position la plus ferme de l’Écriture sur la doctrine. Pas secondaire. Constitutive de la relation avec Dieu lui-même.

Et Hébreux 13:9 dit : ne vous laissez pas emporter par des doctrines diverses et étrangères. L’avertissement suppose que les doctrines fausses sont dangereuses pour le croyant, pas secondaires. On n’avertit pas avec cette intensité contre quelque chose de secondaire.

Pourquoi le salut sans doctrine saine est un voyage sans destination

Voici la démonstration centrale que ceux qui réduisent la doctrine au secondaire ne semblent pas avoir examinée.

Le salut sans doctrine saine produit des croyants qui ne savent pas de quoi ils sont sauvés, qui ne savent pas vers quoi ils marchent, et qui ne savent pas comment y parvenir.

Sans la définition du péché par la loi selon 1 Jean 3:4 la repentance devient subjective et émotionnelle. On se repent de ce qu’on ressent comme mal selon sa culture et sa sensibilité personnelle, sans jamais toucher la transgression réelle des commandements de Dieu.

Sans la sanctification définie par l’obéissance aux commandements selon Romains 8:4 le croyant n’a pas de standard objectif pour mesurer sa croissance spirituelle. Il se croit transformé sans aucun critère externe pour vérifier cette transformation.

Sans la persévérance définie avec précision selon Apocalypse 14:12 qui garde les commandements de Dieu et la foi de Jésus le croyant ne sait pas dans quoi persévérer jusqu’à la fin. Il persévère dans une vague fidélité religieuse sans contenu précis.

Et sans la doctrine sur l’Antichrist, sur le sabbat, sur la loi morale, le croyant est exposé à toutes les déviations doctrinales que l’Écriture avait précisément identifiées et contre lesquelles elle avait précisément averti.

Le salut sans doctrine saine c’est un médecin qui dit au patient tu es malade et tu dois guérir sans jamais lui dire de quelle maladie il souffre, quel traitement il doit suivre et quels aliments il doit éviter. Ce n’est pas de la charité. C’est de la négligence.

La doctrine saine ne s’oppose pas au salut. Elle en est la carte, la boussole et le carburant. Sans elle le salut est une direction sans destination.

La différence entre polémique stérile et saine doctrine

Il faut être honnête sur un point. Paul lui-même met en garde contre certains débats en 2 Timothée 2:23 quand il dit repousse les discussions folles et sans instruction sachant qu’elles produisent des querelles.

Il y a effectivement des débats inutiles et stériles qui ne nourrissent personne et qui produisent de la division sans fruit. Des argumentations sur des questions périphériques et sans conséquence doctrinale réelle. Et Paul a raison de les condamner.

Mais 2 Timothée 4:2 dans le même contexte dit : prêche la parole, insiste en toute occasion favorable ou défavorable, reprends, censure, exhorte avec toute douceur et avec le souci d’instruire.

Paul distingue donc deux types de discours. Le débat stérile et sans instruction qui produit des querelles, et l’enseignement de la Parole qui reprend, censure et exhorte. Le premier est à éviter. Le second est un commandement.

L’enseignement du sabbat, de la loi de Dieu, de la sanctification définie par les commandements, de l’identité de l’Antichrist, de la chronologie de la résurrection, n’est pas un débat stérile. C’est l’enseignement de la Parole qui reprend et exhorte. C’est exactement ce que 2 Timothée 4:2 commande de faire en toute occasion favorable ou défavorable.

Qualifier cela de secondaire c’est qualifier d’inutile précisément ce que Paul commande de faire. C’est retourner le commandement contre lui-même.

La saine doctrine n’est pas l’opposé de l’amour. Elle en est la fondation.

Beaucoup pensent que l’insistance sur la saine doctrine est une forme de dureté, de pharisaïsme, d’intellectualisme froid qui s’oppose à l’amour fraternel et à la chaleur de l’Évangile.

C’est une confusion profonde sur la nature de l’amour biblique. Car 1 Jean 5:3 dit que l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et 2 Jean 1:6 dit que l’amour c’est de marcher selon ses commandements. L’amour biblique n’est pas séparable de l’obéissance aux commandements de Dieu. Et l’obéissance aux commandements de Dieu n’est pas séparable de la connaissance de ces commandements. Et la connaissance de ces commandements n’est pas séparable de l’enseignement de la saine doctrine.

La saine doctrine est donc le chemin par lequel l’amour de Dieu prend forme concrète dans la vie du croyant. Ce n’est pas son opposé. C’est sa fondation.

Et Jésus lui-même dit en Jean 8:32 : vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira. La libération passe par la connaissance de la vérité. Pas par l’ignorance charitable. Pas par la doctrine secondaire. Par la vérité connue, enseignée, reçue et vécue.

La doctrine secondaire est le plus grand mensonge que le christianisme contemporain ait accepté. Et il l’a accepté précisément parce qu’il sonne humble et charitable. Mais derrière cette apparence d’humilité se cache une négligence profonde envers les croyants qui ont besoin de la Parole complète pour marcher, grandir et persévérer jusqu’à la fin.

La grande commission commande d’enseigner tout ce que Christ a commandé. Paul commande de veiller sur la doctrine pour sauver ceux qui nous écoutent. Jean dit que celui qui ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a pas Dieu. Et Jésus dit que la vérité libère.

Ce n’est pas secondaire. C’est fondamental.

Serge le prédicateur t’encourage

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