L’Antichrist n’est pas un individu futur : ce que Daniel, Paul et l’Apocalypse révèlent vraiment
L’Antichrist n’est pas un individu futur : ce que Daniel, Paul et l’Apocalypse révèlent vraiment
L'Antichrist n'est pas un individu futur : ce que Daniel, Paul et l'Apocalypse révèlent vraiment

L’Antichrist n’est pas un individu futur : ce que Daniel, Paul et l’Apocalypse révèlent vraiment

Il existe dans le christianisme contemporain une croyance largement répandue et profondément ancrée sur l’Antichrist.

Des millions de croyants attendent un individu futur unique qui se lèvera dans les derniers temps, se proclamera Dieu dans un temple reconstruit à Jérusalem, imposera une marque sur le front ou la main droite et dominera le monde pendant sept ans avant le retour de Christ.

Cette vision est omniprésente dans les films chrétiens, les romans évangéliques, les séries télévisées et les prédications contemporaines. Elle semble évidente, naturelle et biblique à des millions de croyants sincères.

Mais elle est récente. Elle n’a pas plus d’un siècle et demi. Et elle a remplacé un consensus théologique qui durait depuis la Réforme protestante du seizième siècle, un consensus partagé unanimement par tous les grands réformateurs et fondé sur une lecture précise et documentée de Daniel, de Paul et de l’Apocalypse.

Ce consensus dit quelque chose de radicalement différent. L’Antichrist n’est pas un individu futur. C’est un système religieux et politique qui existe depuis des siècles, qui a modifié la loi de Dieu, qui a persécuté les saints pendant mille deux cent soixante ans, et dont l’influence mondiale croissante marque précisément les derniers temps.

Mon étude ne vient pas défendre une tradition confessionnelle. Elle vient soumettre les textes à l’examen et laisser l’Écriture parler elle-même.

Ce premier point est crucial et il est presque entièrement ignoré dans le protestantisme évangélique contemporain.

Ce que tous les réformateurs protestants enseignaient unanimement

Martin Luther fut l’un des premiers à l’identifier clairement. En 1520 il écrivit que le pape de Rome est l’Antichrist véritable dont la puissance règne sur tout le monde. Ce n’était pas une formule de rhétorique polémique. C’était une conviction théologique profonde fondée sur son étude de Daniel et de l’Apocalypse.

Jean Calvin partageait cette conviction. Il écrivit que l’apôtre Paul désignait la papauté quand il parlait de l’homme du péché et du fils de la perdition qui s’assied dans le temple de Dieu.

John Wycliffe au quatorzième siècle, Jan Huss au quinzième siècle, William Tyndale, John Knox, Thomas Cranmer, Heinrich Bullinger, John Wesley au dix-huitième siècle, tous partageaient cette identification avec des nuances dans l’expression mais une convergence dans la conclusion.

Et ce consensus était si fort qu’il fut inscrit dans les confessions de foi officielles du protestantisme. La Confession de Westminster de 1646, le document doctrinal fondateur du presbytérianisme, affirmait explicitement dans son chapitre 25 que le pape de Rome est l’Antichrist, l’homme du péché et le fils de la perdition. Cette affirmation est restée dans les confessions de foi réformées pendant des siècles.

Comment cette conviction unanime des pères de la Réforme a-t-elle disparu du protestantisme contemporain ? Elle a été progressivement remplacée à partir du dix-neuvième siècle par le dispensationnalisme, un système théologique développé notamment par John Nelson Darby puis popularisé au vingtième siècle par les notes de la Bible de Scofield et par des œuvres de fiction comme la série Left Behind.

Ce système a déplacé l’Antichrist dans le futur et l’a individualisé, effaçant ainsi l’identification historique que les réformateurs avaient documentée avec précision.

Ce que le protestantisme moderne a oublié est précisément ce que ses pères fondateurs enseignaient avec une unanimité remarquable. Et cet oubli n’est pas innocent.

Ce que Daniel 7 révèle sur la petite corne

Le livre de Daniel est le texte prophétique fondateur sur lequel repose toute l’identification historique de l’Antichrist. Et Daniel 7 en est le chapitre central.

Daniel 7 décrit quatre grandes bêtes représentant quatre empires mondiaux successifs. Le lion représente Babylone. L’ours représente Médo-Perse. Le léopard représente la Grèce d’Alexandre. Et la quatrième bête terrible et effrayante représente Rome.

Mais ce qui retient l’attention prophétique de Daniel c’est ce qui se passe après la quatrième bête. Daniel 7:8 dit : je considérais les cornes, et voici, il s’éleva du milieu d’elles une autre petite corne devant laquelle trois des premières cornes furent déracinées. Et à cette corne il y avait des yeux semblables aux yeux d’un homme et une bouche qui proférait des choses arrogantes.

Les dix cornes représentent les dix royaumes qui ont émergé de la désintégration de l’empire romain entre le quatrième et le sixième siècle. La petite corne qui s’élève parmi elles et en déracine trois est un pouvoir qui émerge de Rome après sa désintégration politique.

Daniel 7:25 précise les caractéristiques de cette petite corne avec une précision extraordinaire. Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, il cherchera à changer les temps et la loi, et les saints seront livrés entre ses mains pour un temps, des temps et la moitié d’un temps.

Trois éléments sont ici décisifs.

Premièrement il cherchera à changer les temps et la loi. Ce n’est pas une simple modification administrative. C’est une revendication d’autorité sur la loi morale de Dieu elle-même. Et la papauté revendique explicitement dans ses catéchismes officiels avoir changé le jour du sabbat du samedi au dimanche sur la base de son autorité ecclésiastique.

Le catéchisme de Baltimore dit : l’Église a changé le sabbat en dimanche et tous les protestants qui observent le dimanche reconnaissent la puissance de l’Église catholique.

Deuxièmement il opprimera les saints du Très-Haut. L’histoire de l’Inquisition, des croisades contre les Vaudois et les Albigeois, de la persécution des Huguenots, de la Saint-Barthélemy, du massacre des Bohémiens et des martyrs de la Réforme documenter avec précision cette réalité historique.

Troisièmement la durée est d’un temps, des temps et la moitié d’un temps. En hébreu un temps est une année. Des temps est deux ans. La moitié d’un temps est six mois. Total trois ans et demi. Et trois ans et demi en prophétie apocalyptique correspondent selon le principe jour-année de Nombres 14:34 et Ézéchiel 4:6 à mille deux cent soixante jours prophétiques soit mille deux cent soixante ans.

Le principe jour-année et la chronologie de 538 à 1798

Le principe jour-année est la clé de toute la prophétie de Daniel et de l’Apocalypse. Nombres 14:34 dit : vous porterez vos iniquités selon le nombre des jours, quarante jours, un jour pour une année. Et Ézéchiel 4:6 dit : je t’impose un jour pour chaque année.

Appliqué aux mille deux cent soixante jours de Daniel 7:25 et d’Apocalypse 12:6 et 13:5 ce principe donne mille deux cent soixante ans.

Et c’est ici que la confirmation historique est d’une précision remarquable qui dépasse toute coïncidence.

En 538 après Jésus-Christ l’empereur Justinien promulgue un décret reconnaissant officiellement la suprématie de l’évêque de Rome sur toutes les Églises chrétiennes et lui accordant le pouvoir temporel. C’est le début de la domination politico-religieuse de la papauté sur l’Occident chrétien.

En 1798 après Jésus-Christ le général Berthier envoyé par Napoléon entre à Rome le 10 février, fait prisonnier le pape Pie VI qui sera emmené en captivité en France où il mourra à Valence. Le pouvoir temporel de la papauté est temporairement brisé.

De 538 à 1798 il y a exactement mille deux cent soixante ans. La précision est absolue. Et elle correspond parfaitement à la prophétie de Daniel 7:25 sur la durée du pouvoir de la petite corne.

Cette coïncidence chronologique n’est pas le résultat d’un calcul forcé. C’est la confirmation historique d’une prophétie biblique écrite six siècles avant Jésus-Christ par un prophète qui ne pouvait pas connaître l’histoire qui s’est déroulée entre 538 et 1798.

Ce que 2 Thessaloniciens 2:3-4 révèle sur l’homme du péché

Paul écrit en 2 Thessaloniciens 2:3-4 : que personne ne vous séduise d’aucune manière, car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu et proclamer qu’il est Dieu.

Trois éléments sont décisifs dans ce texte.

Premièrement l’apostasie. Paul ne parle pas d’un phénomène futur pour les lecteurs contemporains. Il parle d’une apostasie qui devait venir et qui est venue. L’apostasie progressivement installée dans l’Église chrétienne à partir du deuxième et du troisième siècle avec la paganisation du christianisme, l’introduction des fêtes et pratiques issues des religions à mystères, et la substitution du dimanche au sabbat.

Deuxièmement s’asseoir dans le temple de Dieu. Le mot grec ναός, naos, désigne non seulement le temple physique de Jérusalem qui était déjà détruit depuis soixante-dix ans quand Paul écrit cela, mais aussi l’Église elle-même selon 1 Corinthiens 3:16-17 et 2 Corinthiens 6:16.

S’asseoir dans le temple de Dieu c’est prétendre exercer l’autorité suprême dans l’Église de Christ. Et c’est précisément ce que revendique le titre papal de Vicaire du Christ, celui qui tient la place du Christ sur terre.

Troisièmement proclamer qu’il est Dieu. Cette formulation a scandalisé les réformateurs quand ils ont découvert que le titre papal de Dominus Deus Noster Papa, Notre Seigneur Dieu le Pape, apparaissait dans des documents officiels médiévaux et que les bulles papales utilisaient un langage attribuant au pape des prérogatives divines.

Ce qu’Apocalypse 13 et 17 révèlent sur la bête et Babylone

Apocalypse 13:1-8 décrit une bête sortant de la mer avec sept têtes et dix cornes. Elle reçoit du dragon sa puissance, son trône et une grande autorité. Elle reçoit une blessure mortale qui est guérie. Elle blasphème contre Dieu. Et elle exerce son autorité pendant quarante-deux mois soit mille deux cent soixante jours prophétiques soit mille deux cent soixante ans selon le principe jour-année.

La blessure mortale guérie d’Apocalypse 13:3 correspond historiquement à la captivité du pape Pie VI en 1798 qui semblait marquer la fin définitive du pouvoir papal, suivie de la restauration progressive de ce pouvoir, culminant avec les accords du Latran du 11 février 1929 qui ont restauré l’État du Vatican et le pouvoir temporel de la papauté, et se poursuivant jusqu’à aujourd’hui où la papauté exerce une influence mondiale diplomatique, politique et religieuse sans précédent dans l’histoire moderne.

Apocalypse 17 décrit une femme vêtue de pourpre et d’écarlate assise sur une bête écarlate avec laquelle les rois de la terre ont commis la fornication. Elle tient une coupe d’or remplie d’abominations. Elle est ivre du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus. Et elle porte sur son front le nom Babylone la grande la mère des prostituées et des abominations de la terre.

Plusieurs détails identifient cette femme avec précision. Elle est assise sur les grandes eaux qui représentent les peuples et les nations selon Apocalypse 17:15, ce qui correspond à l’autorité universelle revendiquée par Rome.

Les couleurs pourpre et écarlate sont précisément les couleurs officielles des cardinaux et des évêques catholiques. Et le verset 18 dit que cette femme est la grande ville qui règne sur les rois de la terre, ce qui dans le contexte du premier siècle ne pouvait désigner que Rome.

La marque de la bête et le changement du sabbat

Apocalypse 13:16-17 parle d’une marque placée sur la main droite ou sur le front sans laquelle nul ne peut acheter ni vendre. Cette marque est liée à l’autorité de la bête et à son nom.

Et Daniel 7:25 dit que la petite corne cherche à changer les temps et la loi. Parmi les lois de Dieu il y en a une qui implique précisément un temps, c’est-à-dire un moment dans le temps. C’est le quatrième commandement sur le sabbat qui prescrit le septième jour et non un autre.

La papauté elle-même revendique ouvertement que le changement du sabbat du samedi au dimanche est une marque de son autorité ecclésiastique. Le catéchisme de Baltimore dit explicitement que l’observation du dimanche par les protestants est une marque de leur respect pour l’autorité de l’Église catholique.

Et le cardinal Gibbons écrivait que vous pouvez lire la Bible de la Genèse à l’Apocalypse et vous ne trouverez pas une seule ligne autorisant la sanctification du dimanche. L’Écriture impose l’observance religieuse du sabbat c’est-à-dire du samedi. Nous commandons l’observance du dimanche en vertu de notre tradition apostolique et le monde protestant s’incline en acte de déférence envers nous.

La marque de la bête n’est donc pas une puce électronique future. C’est une question d’autorité. L’autorité de Dieu manifestée dans sa loi et dans son sabbat contre l’autorité de la bête manifestée dans le changement du sabbat en dimanche. Et le croyant des derniers temps sera identifié précisément par sa fidélité aux commandements de Dieu et à la foi de Jésus selon Apocalypse 14:12.

L’appel final de Dieu à son peuple

Apocalypse 18:4 dit : j’entendis une autre voix du ciel qui disait sortez du milieu d’elle mon peuple afin que vous ne participiez pas à ses péchés et que vous ne soyez pas atteints par ses fléaux.

Ce verset est extraordinaire parce qu’il révèle que Dieu a son peuple dans ce système. Des hommes et des femmes sincères, aimant Dieu de tout leur cœur, priant avec ferveur, lisant la Parole selon leur compréhension, mais ne connaissant pas encore la pleine vérité sur le système dans lequel ils se trouvent.

Dieu ne les condamne pas. Il les appelle. Sortez du milieu d’elle mon peuple. Ce n’est pas un cri de jugement. C’est un cri d’amour. Exactement comme il a appelé Lot à sortir de Sodome. Exactement comme il a appelé son peuple à sortir de Babylone en Jérémie 51:6.

Et cet appel retentit aujourd’hui avec une urgence croissante parce que les derniers temps s’approchent et que les événements prophétiques de l’Apocalypse se mettent en place avec une précision qui devrait réveiller tout croyant attentif à la Parole.

L’Antichrist n’est pas un individu mystérieux qui apparaîtra dans le futur. C’est un système religieux et politique identifié avec précision par Daniel, Paul et l’Apocalypse, confirmé par mille deux cent soixante ans d’histoire, reconnu unanimement par tous les pères de la Réforme protestante, et dont l’influence mondiale croissante marque les derniers temps. Et la réponse du croyant fidèle n’est pas la curiosité intellectuelle mais l’obéissance à l’appel de Dieu : sortez du milieu d’elle mon peuple.

Serge le prédicateur t’encourage

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