Iniquité égale sans lois morales. Cette équation n’est pas une opinion théologique, ce n’est pas une interprétation humaine, c’est une logique biblique incontournable que la Parole de Dieu elle-même impose. Et cette logique change tout.
Car si iniquité signifie sans lois morales, alors affirmer que le chrétien n’est plus tenu d’obéir aux dix commandements de Dieu, c’est affirmer que le chrétien peut vivre dans l’iniquité.
Et c’est précisément ceux qui vivent dans l’iniquité que Jésus-Christ chasse de sa présence au jour du jugement.
Mon étude part de cette équation fondamentale pour te montrer que l’antinomisme, c’est-à-dire la doctrine qui prétend que la loi morale est abolie pour le chrétien, est une position que Jésus lui-même condamne de sa propre bouche.
La logique biblique est incontournable : suis-la jusqu’au bout.
LE MOT GREC QUI DÉFINIT TOUT
Le mot traduit par iniquité dans le Nouveau Testament est le mot grec anomia. Ce mot est composé du préfixe privatif a qui signifie sans, et du mot nomos qui signifie loi. Anomia signifie donc littéralement sans loi.
Et l’apôtre Jean ne laisse aucune ambiguïté en 1 Jean 3 verset 4 : le péché est l’anomia, c’est-à-dire la transgression de la loi. Iniquité égale sans lois morales. C’est écrit, c’est défini, c’est clair.
JÉSUS PARLE AU JOUR DU JUGEMENT
En Luc 13 verset 27, Jésus décrit une scène solennelle et redoutable. Des gens se présentent devant lui en disant Seigneur, ouvre-nous. Et Jésus leur répond avec une sentence terrible : Je ne sais pas d’où vous êtes, retirez-vous de moi, vous tous qui faites métier d’iniquité.
Ce ne sont pas les paroles d’un prophète, ce ne sont pas les paroles d’un apôtre. Ce sont les paroles de Jésus-Christ lui-même. Et le mot qu’il emploie est anomia. Sans lois morales. Ce sont ceux qui vivent sans lois morales qu’il chasse de sa présence.
OUVRIERS, ARTISANS, MÉTIER : CE QUE LES TRADUCTEURS ONT VU
Les grands traducteurs français ont rendu le grec ἐργάται τῆς ἀδικίας de manière très révélatrice. La version Martin dit artisans d’iniquité. La version Ostervald et la version Darby disent ouvriers d’iniquité.
D’autres versions encore disent vous qui faites métier d’iniquité. Ouvrier, artisan, métier : ces trois mots disent tous la même chose. Il ne s’agit pas d’une faute accidentelle ou d’un péché d’ignorance.
Il s’agit d’une activité délibérément exercée, habituellement pratiquée, comme un travail quotidien. Ce mode de vie sans lois morales, c’est précisément ce que Jésus condamne.
DE QUELLE LOI S’AGIT-IL ?
Il faut être précis. Il ne s’agit pas de la loi cérémonielle donnée à Israël comme nation, avec ses sacrifices et ses ordonnances lévitiques.
Il s’agit de la loi morale des dix commandements, la seule loi que Dieu lui-même a écrite de son doigt sur deux tables de pierre (Exode 31 verset 18).
Cette loi est éternelle et traverse toutes les alliances. Elle existait avant le Sinaï car Caïn est jugé pour le meurtre et le sabbat est institué dès la création en Genèse 2 versets 2 et 3.
Elle est formellement promulguée sous l’alliance nationale en Exode 20. Et dans la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ, elle n’est pas abolie, elle est inscrite dans le cœur selon Jérémie 31 verset 33 et Hébreux 8 verset 10.
JÉSUS NE L’A PAS ABOLIE
Jésus lui-même a dit en Matthieu 5 verset 17 : N’allez pas croire que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes, je suis venu non pour abolir mais pour accomplir.
Et il ajoute au verset 18 : avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait de lettre de la loi ne disparaîtra. Affirmer que le chrétien n’est plus tenu aux dix commandements de Dieu, c’est contredire directement les paroles de Jésus-Christ.
LA CONCLUSION QUE L’ÉQUATION IMPOSE
Revenons à notre équation de départ. Iniquité égale sans lois morales. Si Jésus au jour du jugement chasse ceux qui ont fait métier d’iniquité, cela signifie qu’il chasse ceux qui ont vécu sans lois morales.
Vivre dans la désobéissance habituelle aux dix commandements de Dieu tout en se réclamant du nom de Christ, c’est précisément ce que Jésus condamne de sa propre bouche.
La grâce de Dieu ne donne pas une licence pour vivre sans lois morales. Elle donne la puissance pour obéir. Romains 6 verset 1 et 2 : Demeurerions-nous dans le péché afin que la grâce abonde ? Loin de là !
Serge le prédicateur t’encourage




