Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé
Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé
Celui qui persévérera jusqu'à la fin celui-là sera sauvé

Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé

l y a une vérité que beaucoup de croyants préfèrent ne pas entendre. Ce n’est pas celui qui commence qui sera sauvé. Ce n’est pas celui qui brille au départ. Ce n’est pas celui qui parle le mieux, qui prophétise le plus fort ou qui remplit les salles.

C’est celui qui persévère jusqu’à la fin. Jésus lui-même l’a dit, et il l’a dit en des termes que le grec original rend avec une précision redoutable.

Ce que le grec révèle derrière le mot « persévérer » dans « celui qui persévérera jusqu’à la fin celui-là sera sauvé

Le texte original de Matthieu 10:22 dit en grec : ὁ δὲ ὑπομείνας εἰς τέλος οὗτος σωθήσεται. Le mot traduit par « persévérer » est ὑπομείνας, du verbe ὑπομένω, hupomenō. Ce verbe est composé de deux mots : ὑπό, hupo, qui signifie « sous, en dessous », et μένω, menō, qui signifie « demeurer, rester, ne pas bouger. »

La signification littérale est donc celle-ci : rester dessous. Ne pas fuir quand le poids arrive. Ne pas s’échapper quand la pression monte. Demeurer sous la charge, sous la persécution, sous l’épreuve, sans céder et sans disparaître.

Ce n’est pas un effort émotionnel. C’est une solidité de structure. C’est l’image d’une colonne qui supporte le poids de l’édifice sans s’effondrer.

Jusqu’à la fin, ou jusqu’à l’accomplissement ?

Le mot grec traduit par « la fin » est τέλος, telos. Et ce mot ne désigne pas seulement la fin dans le sens d’un arrêt dans le temps. Il désigne le but, l’aboutissement, l’accomplissement complet de quelque chose.

C’est exactement le même mot que Jésus utilise sur la croix en Jean 19:30, lorsqu’il crie τετέλεσται, « c’est accompli. »

Hupomenō eis telos signifie donc : demeurer sous la charge jusqu’à l’accomplissement total de ce que Dieu a commencé en toi. Jusqu’à ce que l’œuvre soit complète. Jusqu’à ce que le but soit atteint.

Cela change tout. Ce n’est pas simplement une question de durée. C’est une question de fidélité jusqu’à l’aboutissement.

Lucifer, celui qui a brillé mais n’a pas tenu

Avant de regarder les hommes, regardons le ciel. Il y a eu un être qui a commencé dans la perfection absolue. Ézéchiel 28:15 le dit en hébreu sans ambiguïté : תָּמִים אַתָּה בִּדְרָכֶיךָ מִיּוֹם הִבָּרְאֲךָ, « tu étais parfait dans tes voies depuis le jour où tu fus créé. » Parfait au commencement.

Ésaïe 14:12 l’appelle הֵילֵל בֶּן שָׁחַר, Helel ben Shachar, « fils de l’aurore. » Il brillait comme l’étoile du matin. Aucune créature ne semblait plus proche de Dieu, plus lumineuse, plus accomplie.

Et pourtant. Ézéchiel 28:15 continue : « jusqu’à ce que l’iniquité fut trouvée en toi. » Il a commencé parfait, mais il n’a pas tenu jusqu’au telos. Il a cessé d’obéir. Il a choisi sa volonté propre plutôt que la volonté de Dieu. Et Jésus lui-même dit en Luc 10:18 : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. » La brillance du début n’était pas une garantie de fidélité jusqu’à la fin.

Si cela est arrivé à un être aussi élevé, que dire de nous ?

Ceux qui commencent fort et disparaissent

Nous les avons vus. Nous les connaissons parfois personnellement. Ils sont entrés dans la foi avec éclat. Ils prêchaient, ils témoignaient, ils servaient. Pendant des années parfois, ils semblaient inébranlables.

Et puis quelque chose s’est passé. Une blessure, une tentation, une déception, une doctrine séduisante, l’amour du monde. Et ils ont lâché. Ils se sont éloignés. Certains silencieusement, d’autres avec bruit et scandale.

L’apôtre Paul connaissait ce douleur. En 2 Timothée 4:10 il écrit : « Démas m’a abandonné, ayant aimé le siècle présent. » Démas avait voyagé avec Paul. Il est mentionné dans Philémon et dans Colossiens comme un collaborateur.

Mais il n’a pas persévéré jusqu’au telos. L’amour du monde présent a été plus fort que l’amour du Royaume à venir.

Ce n’est pas l’émotion du départ qui sauve, c’est la fidélité jusqu’à la fin

Jésus raconte dans Matthieu 13 la parabole du semeur. Certaines semences tombent sur un sol rocailleux. Elles lèvent rapidement, avec joie. Mais elles n’ont pas de racine. Quand la tribulation et la persécution arrivent à cause de la Parole, elles tombent aussitôt.

La joie du commencement était réelle. Mais elle n’avait pas de profondeur. Le hupomenō, le « rester dessous », demande des racines profondes, pas une germination rapide.

Hébreux 12:1 utilise le même verbe ὑπομονή pour nous appeler à courir avec endurance la course qui nous est proposée, en regardant vers Jésus, l’auteur et le consumateur de la foi. Lui-même est notre modèle de hupomenō. Il a souffert la croix, méprisé la honte, et il s’est assis à la droite du trône de Dieu. Il a tenu jusqu’au telos.

La promesse est absolue pour celui qui tient

La fin de Matthieu 10:22 est une promesse sans condition ambiguë : οὗτος σωθήσεται, « celui-là sera sauvé. » Le verbe σωθήσεται est au futur passif, ce qui signifie qu’il sera sauvé par une action qui vient de l’extérieur, par Dieu lui-même.

Ce n’est pas lui qui se sauvera par son effort. Mais c’est sa persévérance qui atteste qu’il appartient réellement à Dieu, que la vie de Dieu est en lui et ne l’a pas quitté.

Celui qui tient jusqu’au bout ne tient pas par sa propre force. Il tient parce que l’Esprit qui habite en lui est fidèle. Et la preuve qu’il est habité par cet Esprit, c’est précisément qu’il ne lâche pas.

Commence bien. Mais surtout, finis. C’est la fin qui compte.

Je t’invite également à lire cette autre publication sur le même sujet : Peut on perdre le salut.

Serge le prédicateur t’encourage

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