QUAND JÉSUS N’A PAS MURMURÉ
QUAND JÉSUS N’A PAS MURMURÉ
QUAND JÉSUS N'A PAS MURMURÉ

QUAND JÉSUS N’A PAS MURMURÉ

Matthieu 14:12-14

« Ses disciples vinrent prendre le corps et l’ensevelirent, puis ils allèrent l’annoncer à Jésus. Jésus, l’ayant appris, se retira de là dans un lieu désert, à l’écart. La foule l’ayant su, le suivit à pied depuis les villes. Il la vit, fut ému de compassion envers elle, et guérit ceux qui étaient malades. » Matthieu 14:12-14

Arrêtons-nous ici. Lisons lentement. Et laissons ce texte nous instruire.

Jean n’était pas n’importe qui

Jésus lui-même avait rendu ce témoignage, sans équivoque, devant les foules : « Parmi ceux qui sont nés de femme, il n’en a pas été suscité de plus grand que Jean le Baptiste. » Matthieu 11:11. Jean n’était pas un serviteur ordinaire. Il était le précurseur annoncé par Ésaïe. Il était celui qui avait préparé les chemins du Seigneur.

Il avait baptisé Jésus de ses propres mains dans les eaux du Jourdain. Il avait prêché dans le désert avec une puissance que les foules reconnaissaient comme prophétique. C’était un homme de Dieu accompli, intègre, sans compromis, qui avait tout donné pour la mission que Dieu lui avait confiée.

Une mort absurde et révoltante

Et pourtant cet homme-là est mort comment ? Décapité sur un coup de tête, pour satisfaire le caprice d’une danseuse, pour assouvir la vengeance d’une femme adultère que Jean avait osé reprendre selon la loi de Dieu.

Pas de procès. Pas de jugement. Une tête sur un plateau d’argent, livrée comme un trophée. Si jamais une mort méritait une protestation, une révolte, un cri d’indignation devant Dieu, c’était bien celle-là. Jean le méritait. L’injustice était totale. L’absurdité était complète.

Et Jésus n’a pas murmuré

Ses disciples viennent lui annoncer la nouvelle. Jésus l’apprend. Et que fait-il ? Il ne crie pas. Il ne se révolte pas. Il ne demande pas à Dieu des comptes. Il ne dit pas : pourquoi as-tu permis cela ? Il n’abandonne pas le ministère sous prétexte que l’injustice est trop grande.

Il se retire dans un lieu désert, seul avec le Père. Et quand la foule le rejoint, il la reçoit. Il est ému de compassion. Et il guérit les malades. Il travaille. Il sert. Il donne encore. Au moment même où il aurait pu s’effondrer, il verse davantage.

La leçon que Jésus nous enseigne par son comportement

Ce silence de Jésus est une prédication en soi. Il nous enseigne que la grandeur de la victime ne justifie pas le murmure contre Dieu. Il nous enseigne que même l’injustice la plus criante, même la perte la plus douloureuse, ne donne pas le droit de s’arrêter de servir.

Il nous enseigne que la confiance en la souveraineté du Père doit demeurer intacte même quand la providence nous échappe, même quand ce qui arrive n’a aucun sens à nos yeux humains. Jésus ne comprend pas moins que nous. Il ressent la douleur autant que nous. Mais il choisit de faire confiance et de continuer.

Et toi, serviteur de Dieu ?

Combien abandonnent le ministère après une blessure bien moindre que celle-là ? Combien murmurent contre Dieu pour une injustice infiniment moins lourde que la décapitation du plus grand prophète né de femme ?

Combien s’arrêtent de servir parce qu’ils ont été trahis, rejetés, incompris, ou mal récompensés ? Jésus t’a laissé un exemple. Face au deuil, il a guéri. Face à l’injustice, il a servi. Face à l’absurde, il a fait confiance. C’est cela, la maturité spirituelle. C’est cela, marcher comme lui a marché.

Ne murmure pas. Travaille pour Dieu.

Serge le prédicateur t’encourage

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