C’est un fait historique que l’on n’enseigne presque jamais dans les églises, et qui pourtant éclaire d’une lumière décisive le débat sur le vrai nom de Jésus.
Quand l’Évangile a quitté la Palestine pour conquérir le monde, le nom du Seigneur n’a pas été proclamé en hébreu. Il n’a pas été proclamé en araméen.
Il a été proclamé en grec, devant des foules entières qui n’avaient jamais entendu parler de Jérusalem, et ces foules ont cru, ont été baptisées et ont reçu le Saint-Esprit sous ce nom grec. Dieu lui-même a validé cette réalité en répandant son Esprit sur ceux qui entendaient Iēsous et non Yéshou.
Paul, l’homme que Dieu a choisi pour évangéliser les nations
Pour comprendre pourquoi cela est significatif, il faut comprendre qui était Paul. Il était juif, de la tribu de Benjamin, circoncis le huitième jour, élevé aux pieds de Gamliel à Jérusalem dans la tradition rabbinique la plus rigoureuse qui soit. Il maîtrisait l’hébreu liturgique des Écritures et l’araméen de la vie quotidienne.
Mais il était également citoyen romain et natif de Tarse en Cilicie, une des grandes villes intellectuelles et grecques de l’époque antique, comparable à ce qu’Athènes ou Alexandrie représentaient dans le monde du savoir. Il parlait et écrivait le grec avec l’aisance et la précision d’un homme cultivé dans cette langue depuis l’enfance.
Ce n’est pas un hasard si Dieu a choisi précisément cet homme pour porter l’Évangile aux nations. Paul était l’instrument humain parfaitement préparé pour traverser la frontière entre le monde juif et le monde grec sans rien perdre du message.
Ce que Paul proclamait à Athènes, à Corinthe et à Rome
Lorsque Paul monte à l’Aréopage d’Athènes en Actes 17 et s’adresse aux philosophes épicuriens et stoïciens, il parle en grec à des hommes qui n’ont aucune connaissance de l’hébreu ou de l’araméen.
Le nom qu’il leur annonce, le nom autour duquel il construit toute sa proclamation sur la résurrection, c’est Iēsous.
À Corinthe, à Éphèse, à Philippes, à Rome, c’est le même nom grec qui retentit dans les maisons, sur les places publiques, dans les synagogues de la diaspora où se mêlaient Juifs et prosélytes grecs.
Les milliers de personnes qui ont entendu l’Évangile pour la première fois à travers la bouche de Paul n’ont jamais entendu le mot Yéshou ou Yéshoua.
Elles ont entendu Iēsous, elles ont cru en Iēsous, elles ont été baptisées au nom de Iēsous, et elles ont reçu le Saint-Esprit en invoquant Iēsous. Si ce nom grec avait été une erreur, une corruption ou une forme insuffisante, Dieu n’aurait pas confirmé la prédication de Paul par des signes, des prodiges et l’effusion de son Esprit.
Toutes les lettres de Paul sont écrites en grec
Il suffit d’ouvrir n’importe laquelle des quatorze lettres attribuées à Paul pour constater une réalité simple et incontestable : elles sont toutes rédigées en grec. Romains, Corinthiens, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens, chaque destinataire reçoit une lettre en grec et y lit le nom Iēsous à chaque page.
Paul n’a jamais éprouvé le besoin de préciser que le vrai nom était hébreu ou araméen. Il n’a jamais demandé à ses lecteurs grecs d’apprendre à prononcer Yéshoua pour être sauvés. Cette idée lui aurait semblé étrangère, parce qu’elle est étrangère à l’Évangile lui-même.
Ce que cela signifie pour nous aujourd’hui
Si le nom grec Iēsous était suffisamment valable et puissant pour que des milliers de nations se convertissent, pour que des démons fuient, pour que des malades guérissent et pour que le Saint-Esprit soit répandu sur toute chair à travers la prédication apostolique, alors personne aujourd’hui n’a l’autorité de déclarer que ce nom est insuffisant ou second par rapport à une forme hébraïque que le peuple de Palestine lui-même ne parlait plus dans sa vie quotidienne.
Le français Jésus vient du latin Iesus, qui vient du grec Iēsous, qui est la transposition directe du nom que les apôtres prononçaient et proclamaient. C’est une chaîne de transmission fidèle et ininterrompue.
C’est le nom que l’Église apostolique a transmis aux nations. C’est le nom au-dessus de tout nom dont Paul parle en Philippiens 2:9. Et c’est ce nom, dans quelque langue qu’il soit prononcé avec foi et repentance, qui sauve.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




