Jésus venu dans ma chair : Ce que le grec révèle et que nos traductions taisent
Jésus venu dans ma chair : Ce que le grec révèle et que nos traductions taisent
Jésus venu dans ma chair : Ce que le grec révèle et que nos traductions taisent

Jésus venu dans ma chair : Ce que le grec révèle et que nos traductions taisent

Il existe dans les Écritures des vérités que nos traductions modernes n’ont pas su restituer dans toute leur profondeur.

Non par mauvaise volonté, mais parce que traduire c’est toujours interpréter, et que l’interprétation dominante efface parfois une dimension plus intime, plus vivante, plus personnelle du texte original.

C’est précisément le cas de 1 Jean 4, verset 2, dont le grec révèle une réalité que peu de croyants ont entrevue.

Ce que nos Bibles traduisent et ce qu’elles taisent

Nos Bibles traduisent généralement ainsi : tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu. Une confession doctrinale, historique, dirigée vers l’Incarnation de Christ à Bethléem. Une vérité indiscutable. Mais est-ce là tout ce que Jean a voulu dire ? Les manuscrits grecs originaux nous invitent à aller beaucoup plus loin.

Le texte grec original dans sa plénitude

Le texte grec original dit ceci : Πᾶν πνεῦμα ὃ ὁμολογεῖ Ἰησοῦν Χριστὸν ἐν σαρκὶ ἐληλυθότα ἐκ τοῦ Θεοῦ ἐστίν. Examinons ensemble les deux expressions clés qui portent la révélation cachée.

Première clé : ἐν σαρκί, en chair, sans article défini

La première expression est ἐν σαρκί, en chair. Remarquons immédiatement ce que le grec ne dit pas. Il ne dit pas ἐν τῇ σαρκί avec l’article défini, ce qui désignerait une chair précise et déterminée.

Il ne dit pas non plus ἐν σαρκί αὐτοῦ, en sa chair à lui. Il dit simplement ἐν σαρκί, en chair, sans article, sans restriction. Cette construction grecque indique une réalité ouverte, non limitée à un événement historique unique, mais englobant toute chair dans laquelle Christ choisit de venir habiter.

Deuxième clé : ἐληλυθότα, étant venu et demeurant

La deuxième expression est encore plus révélatrice. ἐληλυθότα est un participe parfait du verbe ἔρχομαι qui signifie venir. Or en grec, le temps parfait n’exprime pas simplement une action passée. Il exprime une action passée dont les effets se prolongent et demeurent dans le présent.

Ce n’est donc pas simplement venu comme on traduit, c’est étant venu et demeurant, venu de façon permanente et continue. La venue de Christ en chair n’est pas un événement clos en l’an zéro à Bethléem. C’est une réalité vivante, permanente, continue, qui se reproduit en chaque croyant qui lui ouvre sa vie.

Ce que le grec révèle dans sa double plénitude

Voici donc ce que le grec révèle dans sa plénitude : confesser Jésus venu en chair c’est attester deux réalités inséparables.

D’abord l’Incarnation historique, Jésus le Fils de Dieu, né de la vierge Marie, venu dans une chair humaine réelle, mort et ressuscité. Nier cette réalité c’est l’esprit de l’antichrist comme Jean le précise au verset 3.

Mais ensuite et surtout, l’inhabitation vivante et permanente de Christ dans la chair du croyant aujourd’hui. Confesser Jésus venu dans MA chair c’est attester que Christ habite réellement en moi, dans mon corps, dans mon être tout entier, par son Esprit.

Un fil d’or qui traverse toute l’Écriture

Cette double réalité n’est pas une invention apostolique minoritaire. Elle traverse toute l’Écriture comme un fil d’or.

Jean lui-même écrit en Jean 14:23 : si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui. La venue du Père et du Fils dans le croyant est une promesse explicite de Jésus lui-même.

Paul confirme en Galates 2:20 : ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi.

En Colossiens 1:27 : Christ en vous, l’espérance de la gloire.

En Romains 8:9 : si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

De Jean 14 à Romains 8 en passant par Galates et Colossiens, toute l’Écriture apostolique témoigne de la même réalité. Christ ne s’est pas seulement incarné à Bethléem. Il vient habiter dans chaque croyant qui lui ouvre sa vie.

Le test apostolique : doctrinal et existentiel

C’est ici que la révélation de 1 Jean 4:2 prend toute sa dimension. Le test apostolique n’est pas simplement doctrinal, il est existentiel. L’esprit qui confesse Jésus venu en chair est de Dieu.

Mais l’esprit qui nie cette inhabitation vivante, qui réduit Jésus à un personnage historique sans présence intérieure active, qui confesse des lèvres sans que Christ habite réellement dans la chair, cet esprit n’est pas de Dieu.

La question qui ne peut pas être évitée

Et voici la question que cette révélation pose à chaque croyant avec une urgence absolue. Si l’on cherche en toi Jésus habitant dans ta chair, va-t-on le trouver ?

Car Jean est sans ambiguïté en 1 Jean 4:15 : celui qui confesse que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. La demeure est mutuelle, réelle, permanente.

Et en 1 Jean 3:24 : celui qui garde ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui. L’obéissance aux commandements de Dieu est le signe visible et concret de cette inhabitation réelle. On ne peut pas dire que Christ habite en moi et vivre dans la transgression délibérée de ses commandements. L’un contredit l’autre.

Ce que le grec dit que nos traductions ont tronqué

Nos traductions ont rendu un service à l’Église en protégeant la vérité de l’Incarnation historique contre les hérésies gnostiques que Jean combattait. Mais en réduisant le verset à cette seule dimension historique, elles ont tronqué une révélation plus profonde, plus intime, plus transformatrice.

Le grec dit plus. Le grec dit mieux. Le grec dit, Jésus est venu dans MA chair, il y demeure, et cette inhabitation permanente est le sceau de mon appartenance à Dieu.

Une vérité à vivre et non seulement à étudier

Que cette vérité ne reste pas une étude intellectuelle. Qu’elle devienne une réalité vécue, éprouvée, confessée, non des lèvres seulement, mais de toute la chair et de tout l’être.

Car c’est à ce prix que Dieu nous connaît pour siens. Et c’est à ce prix que la confession de foi cesse d’être une formule doctrinale pour devenir une réalité vivante, habitée, transformatrice, dont les fruits sont visibles dans chaque domaine de la vie.

ἐν σαρκί ἐληλυθότα. Venu dans ma chair et y demeurant. Pas seulement à Bethléem. Pas seulement dans l’histoire. Mais ici, maintenant, en moi, par son Esprit, de façon permanente et continue. Et cette présence réelle est le fondement de tout ce que la foi chrétienne appelle transformation, sanctification et ressemblance à Christ.

Serge le prédicateur t’encourage

Tags:
Facebook
Publications

Autres publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Au Cœur de l'Action

VOTRE DOSE QUOTIDIENNE DE VÉRITÉ

L'actualité s'accélère et les signes des temps se multiplient. Chaque jour, je publie plusieurs analyses, pensées et encouragements pour garder votre lampe allumée. Ne vous contentez pas d'une visite occasionnelle : suivez le fil en temps réel