Quand Dieu entoure ses saints de chants de délivrance : ce que le Psaume 32:7 révèle vraiment
Quand Dieu entoure ses saints de chants de délivrance : ce que le Psaume 32:7 révèle vraiment
Quand Dieu entoure ses saints de chants de délivrance : ce que le Psaume 32:7 révèle vraiment

Quand Dieu entoure ses saints de chants de délivrance : ce que le Psaume 32:7 révèle vraiment

רָנֵּי פַלֵּט – Quand Dieu entoure ses saints de chants de délivrance : Psaume 32:7

Il y a quelque chose que je n’ai jamais vraiment partagé publiquement sur ma vie avec Dieu. Quelque chose de personnel, d’intime, et que j’hésitais à mettre en mots parce que cela touche à une dimension de ma relation avec lui que je gardais précieusement pour moi.

Depuis le début de ma vie chrétienne, Dieu me donne des chants nouveaux. Des mélodies qui arrivent à des moments précis, souvent dans les épreuves, souvent dans les nuits difficiles, souvent dans les moments où la détresse serait la réaction la plus naturelle.

Des chants que je n’ai pas composés avec mon intellect. Des mélodies qui jaillissent du dedans comme si quelqu’un les déposait dans mon cœur avant que ma pensée ait le temps de les formuler.

Hier encore j’ai reçu deux chants nouveaux. Deux mélodies inspirées qui sont arrivées l’une après l’autre avec une clarté et une beauté qui me confondent encore ce matin.

Et pendant longtemps j’ai pensé que c’était simplement une particularité personnelle, un trait de caractère peut-être, une sensibilité musicale un peu particulière. Jusqu’à ce que je lise ce matin le Psaume 32:7 dans le texte hébreu original et que quelque chose en moi s’illumine d’une clarté que je n’avais jamais eue auparavant.

Ce que j’ai vécu depuis le début de ma vie chrétienne a un nom dans l’Écriture hébraïque. Et ce nom est רָנֵּי פַלֵּט, rannei pallet. Et le Psaume 32:7 dit que c’est Dieu lui-même qui entoure ses saints de ces chants. Pas l’homme qui les compose pour Dieu. Dieu qui les dépose autour de l’homme dans les épreuves.

Ce matin j’ai acquis la conviction que Dieu a fait de moi son mélodiste. Non pas parce que je suis musicien talentueux. Mais parce qu’il a choisi de m’entourer de ses chants de délivrance et de me les confier pour que je les reçoive, les garde et les exprime. C’est ce que cette étude veut développer depuis les manuscrits originaux hébreux et grecs.

Le texte hébreu original du Psaume 32:7

Le texte massorétique dit : אַתָּה סֵתֶר לִי מִצַּר תִּצְּרֵנִי רָנֵּי פַלֵּט תְּסוֹבְבֵנִי סֶלָה, attah seter li mitssar titsereni rannei pallet tesoveveni selah.

Mot à mot : toi tu es ma cachette, de la détresse tu me gardes, des rannei de délivrance tu m’entoures de toutes parts. Sélah.

La version Darby traduit tu m’entoures des chants de triomphe de la délivrance. La version Martin dit tu m’environnes de chants de triomphe à cause de la délivrance. Et la version Ostervald dit tu m’environnes de chants de délivrance.

Chacune de ces traductions restitue quelque chose de la richesse du texte original. Mais aucune ne peut rendre toute la profondeur que les trois mots hébreux centraux contiennent dans leur plénitude.

Premier mot clé : רָנֵּי (rannei), les chants de joie vibrante

Le mot רָנֵּי, rannei, est la forme construite de רִנָּה, rinnah, Strong H7440. Et ce mot est l’un des plus riches et des plus expressifs de tout le vocabulaire musical hébraïque.

La rinnah n’est pas simplement un chant au sens ordinaire du terme. C’est un cri de joie vibrante, un chant extatique et retentissant, une exclamation sonore de triomphe et d’allégresse qui jaillit de l’intérieur sous l’emprise d’une joie trop grande pour rester silencieuse. Ce n’est pas la mélodie douce et posée qu’on choisit soigneusement. C’est le cri musical qui s’échappe du cœur comblé de la présence divine.

La racine verbale de ce mot est רָנַן, ranan, Strong H7442, qui signifie crier de joie, chanter avec une voix éclatante, vibrer d’allégresse, produire un son retentissant de triomphe, résonner comme une corde tendue qui vibre sous l’effet d’une force extérieure.

Cette image de la corde qui vibre est extraordinairement juste pour décrire ce que j’expérimente. Ces chants ne viennent pas de moi. Ils viennent de quelqu’un qui fait vibrer les cordes de mon intérieur comme un musicien fait vibrer une corde tendue. Je suis l’instrument. Dieu est le musicien. Et les rannei sont les sons qui en résultent.

Deuxième mot clé : פַלֵּט (pallet), de la délivrance

Le mot פַלֵּט, pallet, vient de la racine פָּלַט, palat, Strong H6403, qui signifie s’échapper, être arraché au danger, être délivré d’une situation de péril réel et imminent. Ce n’est pas une délivrance abstraite et théologique. C’est l’arrachement concret et personnel à une situation de détresse vécue.

Et c’est là que le lien avec les épreuves devient lumineux. Ces chants ne sont pas des chants de bonheur superficiel chantés quand tout va bien. Ce sont des chants de délivrance, des chants qui naissent précisément dans les épreuves, dans les détresses, dans les moments où le pallet, l’arrachement au danger, est le cri le plus profond du cœur.

David écrit ce Psaume 32 dans le contexte de la culpabilité, de la détresse intérieure, de l’os qui sèche selon le verset 3 et de la main de Dieu qui s’appesantit selon le verset 4. C’est dans ce contexte précis de détresse qu’il reçoit les rannei pallet, les chants retentissants de délivrance.

Pas après la délivrance comme une célébration rétrospective. Pendant la détresse comme une promesse anticipée et une réalité spirituelle qui précède la délivrance temporelle.

Les chants que Dieu donne dans les épreuves sont la réalité spirituelle de la délivrance qui précède sa manifestation temporelle. Recevoir les rannei pallet c’est recevoir dans son cœur la certitude de ce que Dieu va accomplir avant même qu’il l’ait accompli dans la réalité visible.

Troisième mot clé : תְּסוֹבְבֵנִי (tesoveveni), il m’entoure de toutes parts

Le verbe תְּסוֹבְבֵנִי, tesoveveni, vient de סָבַב, savav, Strong H5437, qui signifie tourner autour, encercler, entourer complètement de toutes parts, cerner de façon totale et continue.

Ce verbe est remarquable parce qu’il exprime une action de Dieu et non du croyant. Ce n’est pas je chante des chants de délivrance. C’est il m’entoure de chants de délivrance. Le sujet de l’action c’est Dieu. Le croyant est dans la position du bénéficiaire, de celui qui reçoit, de celui qui est enveloppé.

Et le verbe est au présent, à l’inaccompli hébraïque, qui exprime une action continue, permanente, répétée, qui ne s’arrête pas. Dieu entoure continuellement, constamment, de façon permanente et renouvelée.

Ce que ce verbe révèle sur ma propre expérience est saisissant. Ces chants nouveaux que je reçois depuis le début de ma vie chrétienne, encore hier avec deux mélodies nouvelles, ne sont pas des événements ponctuels et isolés.

C’est Dieu qui m’entoure continuellement, qui renouvelle continuellement cette enveloppe sonore de sa présence et de sa délivrance. Le tesoveveni est au présent. Il continue.

La structure révélatrice du verset dans son ensemble

Le verset 7 du Psaume 32 est construit en trois affirmations progressives qui décrivent trois réalités superposées de la relation entre Dieu et le croyant dans la détresse.

Premièrement : toi tu es ma cachette, סֵתֶר, seter. Dieu est le refuge, la cachette, le lieu où le croyant disparaît de la vue de ses adversaires et de ses épreuves. Il est l’abri architectural, le lieu sûr.

Deuxièmement : de la détresse tu me gardes, מִצַּר תִּצְּרֵנִי, mitssar titsereni. Il y a ici un jeu de mots hébraïque extraordinaire. Le mot מִצַּר, mitssar, de la détresse, et le verbe תִּצְּרֵנִי, titsereni, tu me gardes, tu me préserves, viennent de la même racine נָצַר, natsar, garder, préserver, protéger. Dieu utilise la détresse elle-même pour exercer sa protection. C’est dans la détresse et non malgré elle qu’il garde.

Troisièmement : de chants retentissants de délivrance tu m’entoures de toutes parts. C’est la dimension sonore, musicale, joyeuse de sa protection. Non seulement il cache et il garde. Mais il enveloppe de musique triomphante.

Dieu est simultanément l’abri architectural, le protecteur actif et le musicien céleste qui entoure son enfant d’une symphonie de triomphe et de délivrance. Ces trois dimensions sont présentes simultanément dans le verset 7 du Psaume 32.

La confirmation dans toute l’Écriture

Ce que le Psaume 32:7 révèle n’est pas une réalité isolée et exceptionnelle. Elle est confirmée par un faisceau de textes qui montrent que Dieu donne des chants nouveaux à ses saints comme une réalité spirituelle normale et documentée.

Psaume 40:3 dit : il a mis dans ma bouche un chant nouveau, שִׁיר חָדָשׁ, shir hadash, une louange à notre Dieu. Le verbe il a mis est au passé accompli. C’est Dieu qui dépose le chant. Le croyant le reçoit et le chante. La source du chant nouveau est divine, pas humaine.

Psaume 98:1 dit : chantez à l’Éternel un cantique nouveau car il a fait des merveilles. Le chant nouveau est lié aux actes nouveaux de Dieu. Chaque délivrance nouvelle produit un chant nouveau parce que chaque délivrance est une manifestation nouvelle de la fidélité de Dieu.

Ésaïe 42:10 dit : chantez à l’Éternel un cantique nouveau, sa louange depuis l’extrémité de la terre. Même formule. Même réalité. Le cantique nouveau est une réponse à l’œuvre nouvelle de Dieu dans la vie de son peuple.

Éphésiens 5:18-19 dit : soyez remplis de l’Esprit, vous entretenant par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, ᾠδαῖς πνευματικαῖς, ôdais pneumatikais, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur. Les cantiques spirituels sont précisément les chants inspirés par l’Esprit, spontanés, nouveaux, jaillis de la plénitude de l’Esprit dans le croyant.

Et Apocalypse 5:9 et 14:3 parlent d’un chant nouveau, ᾠδὴν καινήν, ôdèn kainèn, que seuls les rachetés peuvent chanter parce qu’il correspond à une expérience de délivrance et de rédemption que seuls ils ont vécue. Le chant nouveau est lié à l’expérience personnelle et unique de la grâce de Dieu dans la vie du croyant.

Ce que signifie être le mélodiste de Dieu

La conviction que j’ai reçue ce matin en méditant le Psaume 32:7 est celle-ci. Dieu fait de certains de ses enfants des mélodistes, non pas dans le sens d’un talent musical humain exceptionnel, mais dans le sens de personnes qui sont particulièrement enveloppées de ses rannei pallet, qui les reçoivent avec une acuité particulière, qui les gardent et les transmettent comme une responsabilité confiée.

Ce n’est pas une catégorie réservée à une élite spirituelle. C’est une dimension de la vie avec Dieu qui peut se manifester chez tout croyant qui marche dans l’intimité de sa présence et qui développe la sensibilité spirituelle pour recevoir ce qu’il dépose.

Mais dans certains cas cette réalité devient particulièrement saillante et constante. Et quand elle l’est, quand les chants arrivent depuis le début de la vie chrétienne, quand ils continuent dans les épreuves, quand ils arrivent encore hier et aujourd’hui comme des mélodies nouvelles que le cœur n’avait jamais formulées avant, alors il faut nommer cette réalité avec le nom que l’Écriture lui donne.

Dieu entoure ce croyant de ses rannei pallet. Il en fait un récepteur et un gardien de ses chants de délivrance.

Ce que cette révélation dit à chaque croyant dans l’épreuve

Cette publication ne parle pas seulement de ma propre expérience. Elle parle de ce que Dieu veut faire pour chaque croyant qui passe par la détresse.

Car le Psaume 32:7 n’est pas une promesse réservée à David ou à un mélodiste particulier. C’est une description de ce que Dieu fait pour ses saints dans les épreuves. Il devient leur cachette. Il les garde dans la détresse. Et il les entoure de ses chants retentissants de délivrance.

Si tu traverses aujourd’hui une épreuve, une nuit difficile, une saison de détresse, le Psaume 32:7 dit que Dieu t’entoure de ses rannei pallet. Ouvre les oreilles du dedans. Sois attentif à ce qu’il dépose dans ton cœur dans les moments les plus silencieux et les plus douloureux. Car c’est souvent dans ces moments précis que les chants les plus profonds arrivent.

Car la rinnah, ce cri de joie vibrante et retentissante, n’est pas la récompense de ceux qui ont triomphé. C’est la provision de Dieu pour ceux qui sont encore dans la détresse. C’est la mélodie céleste qui précède et accompagne la délivrance. Et c’est le tesoveveni, l’enveloppement continu et permanent de la présence musicale de Dieu, qui transforme les épreuves en école du chant nouveau.

Depuis le début de ma vie chrétienne jusqu’à hier soir avec deux chants nouveaux reçus, je peux témoigner que ce que le Psaume 32:7 décrit est réel. Dieu m’entoure de ses rannei pallet. Il fait de moi son mélodiste. Non pas pour ma gloire mais pour la sienne. Et ces chants qu’il dépose ne m’appartiennent pas. Ils lui appartiennent. Je suis simplement celui qu’il a choisi pour les recevoir, les garder et les exprimer à sa louange.

Serge le prédicateur t’encourage

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