La LOI de la LIBERTÉ selon Jacques, c’est exactement les Dix Commandements, lisez le verset d’avant.
La LOI de la LIBERTÉ selon Jacques, c’est exactement les Dix Commandements, lisez le verset d’avant.
La LOI de la LIBERTÉ selon Jacques, c'est exactement les Dix Commandements, lisez le verset d'avant

La LOI de la LIBERTÉ selon Jacques, c’est exactement les Dix Commandements, lisez le verset d’avant.

On m’a laissé un commentaire cette semaine. Un commentaire qui revient souvent dans les débats sur la loi de Dieu. L’auteur citait Jacques et sa loi de la liberté pour me dire que cette loi nouvelle avait remplacé la loi de Moïse et ses commandements.

C’est un argument que j’entends régulièrement. Et je comprends pourquoi il semble convaincant. Mais il y a un problème. Un problème que Jacques lui-même résout, deux versets avant. Et ce problème change absolument tout.

Jacques 1 verset 25 : « Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux mais un exécutant de l’oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité. »

Voilà le verset que tout le monde cite. La loi de la liberté. Une loi nouvelle, disent-ils. Une loi qui remplace. Une loi qui libère de la loi de Moïse. Mais lisez ce que Jacques écrit juste avant. Lisez Jacques 2 versets 11 et 12.

« Car celui qui a dit : Tu ne commettras pas d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras pas. Or si tu ne commets pas d’adultère, mais que tu tues, tu es devenu transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté. »

Jacques cite explicitement les Dix Commandements comme étant la loi de liberté

Il ne cite pas une parole de Jésus. Il ne cite pas une épître de Paul. Il cite le septième commandement, tu ne commettras pas d’adultère, et le sixième commandement, tu ne tueras pas. Ce sont les commandements du Décalogue, gravés dans la pierre au Sinaï, transmis par Moïse.

Et Jacques les nomme directement avant de conclure, parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté. La loi de liberté chez Jacques n’est pas une loi alternative aux Dix Commandements. C’est exactement les Dix Commandements eux-mêmes, vécus dans leur profondeur, pratiqués dans leur totalité, compris dans leur dimension libératrice.

La liberté selon la Bible n’est pas la liberté par rapport à la loi

C’est ici que la confusion moderne est la plus profonde. Quand les hommes entendent liberté, ils entendent absence de contrainte, affranchissement de toute règle. Mais la liberté biblique est exactement l’inverse. Jean 8 verset 34 dit : « Quiconque commet le péché est esclave du péché. »

Et le péché, selon 1 Jean 3 verset 4, c’est la transgression de la loi, anomia en grec, l’illégalité, l’absence de loi. La vraie liberté est donc la libération de l’esclavage du péché, c’est-à-dire la libération de la transgression de la loi. On est libre non pas de la loi mais par la loi. La loi de liberté chez Jacques c’est la loi qui libère du péché, pas la loi qui libère du Décalogue.

Et Jacques 2 verset 10 enfonce le clou encore plus profondément

« Car quiconque aura gardé toute la loi, mais aura failli en un seul point, est coupable de tout. » Jacques parle d’une loi dont on peut violer un seul point et devenir coupable de tout. C’est exactement la structure du Décalogue, une loi unitaire et indivisible, dont chaque commandement est solidaire de tous les autres.

Ce n’est pas la description d’une loi vague et spirituelle. C’est la description précise des Dix Commandements dans leur unité covenant.

La contradiction interne de ceux qui utilisent cet argument

Ils disent d’un côté que la loi de Moïse et ses commandements subsistent, leur commentaire le reconnaît explicitement. Et ils disent de l’autre côté que la loi de la liberté de Jacques a remplacé la loi ancienne. Mais si Jacques 2 versets 11 et 12 montrent que la loi de liberté est précisément les Dix Commandements, alors les deux affirmations disent la même chose sans le savoir. Et l’argument s’effondre sur lui-même.

Ce que Jésus dit de cette même loi en Matthieu 5 versets 17 et 18

« N’estimez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes. Je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car en vérité je vous le dis, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, un seul iota ou un seul trait de lettre de la loi ne passera point. » Jésus ne remplace pas les Dix Commandements par une loi plus excellente. Il en radicalise l’application jusqu’à l’intention du cœur. Il approfondit, il accomplit, il révèle la plénitude de ce qui était déjà là. Et il pose une condition temporelle absolue, tant que le ciel et la terre existent, pas un iota ne passe. Le ciel et la terre sont encore là.

Ce que Paul confirme en Romains 3 verset 31

« Détruisons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là. Au contraire nous confirmons la loi. » Paul, le même Paul qu’on cite pour abolir la loi, dit lui-même qu’il l’établit, qu’il la confirme, qu’il la maintient debout. Et en Romains 2 verset 13, il dit au futur eschatologique que les pratiquants de la loi seront justifiés. Pas au passé. Au futur. Devant le tribunal de Dieu.

La loi de la liberté selon Jacques, ce sont les Dix Commandements. Le verset d’avant le dit sans ambiguïté. Ce n’est pas une interprétation. Ce n’est pas une tradition théologique. C’est le texte lui-même, dans sa continuité, dans sa cohérence, dans sa logique interne. Et cette loi, loin d’être abolie, est la loi par laquelle nous serons tous jugés, Juifs et Gentils, croyants et incroyants, au dernier jour.

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