Entendre, croire, se repentir, être baptisé : et après ? Ce que le plan du salut oublie systématiquement
Entendre, croire, se repentir, être baptisé : et après ? Ce que le plan du salut oublie systématiquement
Plan de salut : Entendre, croire, se repentir, être baptisé et après

Entendre, croire, se repentir, être baptisé : et après ? Ce que le plan du salut oublie systématiquement

Dans de nombreuses Églises évangéliques et dans beaucoup de documents de formation chrétienne qui circulent largement, le plan du salut est résumé en quelques étapes simples et identiques. Entendre l’évangile. Croire par la foi. Se repentir de ses péchés. Confesser Christ. Être baptisé. Et parfois, en bas de page, une mention de la persévérance.

Ce plan contient de vraies vérités bibliques que je ne conteste pas. Les conversions documentées dans les Actes des Apôtres confirment effectivement ces étapes. Et je reçois avec respect tout enseignement qui conduit sincèrement les hommes et les femmes vers Christ.

Mais en examinant attentivement ces plans du salut à la lumière de l’Écriture complète, une question s’impose avec une clarté que je ne peux pas ignorer. Ce plan dit quoi faire pour être sauvé. Mais il ne dit pas dans quoi persévérer après le baptême. Il documente le commencement du chemin. Mais il laisse le croyant sans boussole précise pour la marche qui suit.

Et c’est précisément cette absence qui produit dans beaucoup d’Églises des croyants baptisés qui ne savent pas ce qu’est concrètement la vie chrétienne, qui confondent les traditions humaines avec la Parole de Dieu, et qui finissent par marcher selon les commandements des hommes plutôt que selon les commandements de Dieu.

Voici donc ce que le plan du salut complet devrait enseigner.

Première étape manquante au plan du salut : définir le péché par la loi de Dieu

Beaucoup de plans du salut disent se repentir de ses péchés sans jamais définir ce qu’est le péché avec précision scripturaire. La repentance devient alors subjective et émotionnelle. Chacun se repent de ce qu’il considère personnellement comme mal, selon sa culture, son éducation et sa sensibilité morale.

Mais l’Écriture définit le péché avec une précision absolue qui ne laisse aucune place à la subjectivité. 1 Jean 3:4 dit : tout homme qui commet le péché commet aussi l’iniquité et le péché c’est l’iniquité, ἀνομία, anomia, la transgression de la loi.

Le péché n’est pas un sentiment de malaise spirituel. C’est la transgression objective et identifiable de la loi de Dieu, les dix commandements, expression permanente et universelle de sa volonté morale.

Sans cette définition précise, la repentance reste incomplète. On peut se repentir de ses mauvaises habitudes, de ses erreurs relationnelles, de ses comportements socialement indésirables, sans jamais se repentir de la transgression des commandements de Dieu. Et une repentance qui ne touche pas la transgression de la loi divine n’est pas une repentance biblique complète.

Une repentance authentique commence par reconnaître que le péché c’est la transgression de la loi de Dieu selon 1 Jean 3:4, et que cette transgression concerne chacun des dix commandements dans toute leur étendue, y compris ceux que les traditions religieuses ont minimisés ou supprimés.

Deuxième étape manquante : la sanctification définie par l’obéissance à la loi morale

Après le baptême que fait-on concrètement ? La plupart des plans du salut répondent vaguement : on vit pour Christ, on grandit spirituellement, on s’implique dans l’Église. Mais l’Écriture est beaucoup plus précise sur ce que signifie la vie nouvelle après le baptême.

Romains 8:4 dit que le but de toute l’œuvre rédemptrice du Christ est afin que la justice de la loi fût accomplie en nous qui marchons non selon la chair mais selon l’Esprit. Le but de la croix, de la résurrection et du don de l’Esprit n’est pas de supprimer la loi. C’est de produire en nous par l’Esprit l’accomplissement de la justice de la loi que nous ne pouvions pas accomplir par nos propres forces.

Ézéchiel 36:27 l’avait annoncé comme la grande promesse de la nouvelle alliance : je mettrai mon Esprit en vous et je ferai en sorte que vous marchiez selon mes ordonnances. Non pas sans mes ordonnances. Selon mes ordonnances.

La sanctification biblique n’est pas une croissance spirituelle vague et indéfinie. C’est une transformation progressive et mesurable du caractère qui produit une obéissance croissante aux commandements de Dieu par la puissance de l’Esprit.

Et le Psaume 119:172 pose l’équation fondamentale de cette sanctification : כָל מִצְוֹתֶיךָ צֶדֶק, kol mitsvotekha tsedek, tous tes commandements sont justice. La sanctification c’est être revêtu progressivement de cette justice qui est identique à la loi de Dieu.

Troisième étape manquante : le sabbat hebdomadaire comme signe de l’alliance

Le quatrième commandement dit : souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le sabbat de l’Éternel ton Dieu. Ce commandement est partie intégrante de la loi morale que Psaume 119:172 identifie à la justice elle-même.

Et pourtant le sabbat est systématiquement absent des plans du salut enseignés dans la grande majorité des Églises aujourd’hui. Non pas parce que l’Écriture le supprime, mais parce que la tradition humaine l’a remplacé par le dimanche au cours des premiers siècles de l’histoire chrétienne.

Exode 31:13 dit que le sabbat est un signe entre Dieu et son peuple pour toujours, לְדֹרֹתֵיכֶם, ledorotekhem, de génération en génération. Ésaïe 56:2 dit : heureux l’homme qui observe le sabbat sans le profaner. Et Ésaïe 58:13-14 promet une bénédiction spéciale à celui qui honore le sabbat en le séparant de ses affaires personnelles.

Jésus lui-même observait le sabbat selon sa coutume en Luc 4:16. Et Apocalypse 14:12 identifie les saints des derniers temps comme ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. Tous les commandements. Sans exception. Y compris le quatrième.

Un plan du salut qui ne mentionne pas le sabbat hebdomadaire est un plan qui laisse le croyant dans la transgression du quatrième commandement sans même qu’il en soit conscient. Et une transgression inconsciente reste une transgression selon la définition de 1 Jean 3:4.

Quatrième étape manquante : la persévérance définie avec précision

Beaucoup de plans du salut mentionnent la persévérance en bas de page comme une sorte d’appendice optionnel. Mais quand ils la mentionnent ils ne la définissent pas avec précision. Persévérer dans quoi exactement ?

Apocalypse 14:12 répond avec une précision qui ne laisse aucune ambiguïté : c’est ici la persévérance des saints qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. Deux réalités simultanées et indissociables. Les commandements de Dieu d’un côté. La foi de Jésus de l’autre. Ni le légalisme sans la foi. Ni la foi sans les commandements. Les deux ensemble définissent la persévérance des saints des derniers temps.

Matthieu 24:13 dit que celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. Et Colossiens 1:21-23 précise que Christ vous a réconciliés pour vous présenter saints, irrépréhensibles et sans reproche devant lui, si du moins vous demeurez fondés et stables dans la foi. La persévérance n’est pas passive. Elle est active, consciente, ancrée dans une définition précise de ce dans quoi on persévère.

Cinquième étape manquante : le retour à la doctrine apostolique primitive

C’est peut-être l’étape la plus importante et la plus ignorée de toutes. Le croyant qui grandit spirituellement et qui s’attache de plus en plus à la Parole de Dieu sera inévitablement conduit à un mouvement progressif de détachement des traditions humaines et de retour aux fondamentaux de l’Église apostolique primitive.

Jésus lui-même pose ce principe en Matthieu 15:3 quand il dit : pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au nom de votre tradition ?

Et au verset 9 il cite Ésaïe : c’est en vain qu’ils m’honorent, enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Ce n’est pas une critique anodine. C’est une condamnation structurelle de tout système religieux qui substitue la tradition humaine à la Parole de Dieu.

Paul dit la même chose en Colossiens 2:8 : prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie s’appuyant sur la tradition des hommes sur les rudiments du monde et non sur Christ.

Et Actes 2:42 décrit précisément ce à quoi l’Église primitive était attachée : ils persévéraient dans la doctrine des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et les prières. La doctrine des apôtres, διδαχῇ τῶν ἀποστόλων, didachè tōn apostolōn, est l’ancre de toute croissance spirituelle authentique.

Pas la doctrine de Calvin. Pas la doctrine de Luther. Pas la doctrine de Wesley. La doctrine des apôtres telle qu’elle est écrite dans l’Écriture.

Ce retour aux fondamentaux apostoliques couvre plusieurs réalités concrètes et identifiables. Le retour au sabbat hebdomadaire contre la tradition du dimanche introduite par l’Église de Rome au cours des premiers siècles.

Le retour à la loi morale des dix commandements contre l’antinomisme évangélique populaire. Le retour à la définition biblique du péché par 1 Jean 3:4 contre la définition subjective et émotionnelle. Et le retour à l’Écriture seule comme autorité suprême contre le magistère des traditions dénominationnelles.

Un croyant dont l’amour de la Parole de Dieu grandit progressivement finira toujours par se détacher des commandements des hommes pour s’attacher aux commandements de Dieu. Ce n’est pas un choix intellectuel. C’est le fruit naturel de la régénération par l’Esprit qui inscrit la loi de Dieu dans le cœur selon Jérémie 31:33.

Ésaïe 8:20 : la boussole finale

Ésaïe 8:20 pose la boussole de tout le cheminement spirituel du croyant : à la loi et au témoignage, si on ne parle pas ainsi c’est qu’il n’y a point d’aurore pour eux. La loi, תּוֹרָה, Torah, et le témoignage, תְּעוּדָה, te’udah, l’attestation prophétique. Ces deux réalités ensemble constituent le critère ultime pour évaluer tout enseignement, toute tradition et toute doctrine.

Tout ce qui ne s’aligne pas sur la loi de Dieu et sur le témoignage prophétique de l’Écriture n’a pas d’aurore. Pas de lumière. Pas de vie. Peu importe combien d’années de tradition il porte. Peu importe combien de pasteurs célèbres l’enseignent. Peu importe combien de millions de croyants le pratiquent. Si cela ne s’aligne pas sur la Torah et sur le témoignage apostolique c’est ténèbres.

Le plan du salut complet

Voici donc ce que le plan du salut complet devrait enseigner en intégrant toutes ces étapes.

Entendre l’évangile de Christ. Croire par la foi en son sacrifice et en sa résurrection. Se repentir du péché défini comme la transgression de la loi de Dieu selon 1 Jean 3:4. Confesser Christ comme Seigneur et Sauveur. Être baptisé pour la rémission des péchés. Recevoir le don du Saint-Esprit. Marcher selon l’Esprit pour accomplir la justice de la loi selon Romains 8:4.

Observer le sabbat hebdomadaire comme signe de l’alliance selon Exode 31:13. Persévérer dans les commandements de Dieu et la foi de Jésus selon Apocalypse 14:12. Et progressivement se détacher des traditions humaines pour revenir à la doctrine apostolique primitive selon Actes 2:42 et Matthieu 15:3.

Ce n’est pas un plan humain. C’est le plan que l’Écriture elle-même dessine de Genèse à Apocalypse pour tout homme et toute femme qui veut marcher avec Dieu jusqu’à la fin.

Entendre, croire, se repentir, être baptisé. Oui. Mais aussi marcher dans la loi, observer le sabbat, persévérer dans les commandements, revenir aux fondamentaux apostoliques et aimer la Parole de Dieu plus que les traditions des hommes. Voilà le plan du salut complet que beaucoup d’Églises n’enseignent pas et que l’Écriture ne cesse de proclamer du premier verset au dernier.

Serge le prédicateur t’encourage

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