Pourquoi cette étude est nécessaire ?
Avant de plonger dans la reformulation exacte de Matthieu 28.19, il est essentiel de préciser pourquoi cette étude est nécessaire.
Souvent, ce verset est compris comme introduisant trois “personnes” divines séparées, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et sert de fondement à la doctrine de la Trinité.
Cette lecture classique est trompeuse, car le texte original grec et le contexte biblique montrent autre chose.
Pour comprendre correctement le passage :
1. Il faut aller dans le texte original, en grec (et parfois en hébreu pour l’arrière-plan de שֵׁם / nom), afin de saisir la structure et le sens précis des mots.
2. Il faut analyser l’étymologie et la syntaxe, par exemple, le fait que le baptême se fait εἰς τὸ ὄνομα (dans UN nom, singulier) et non dans trois noms séparés.
3. Il faut considérer la notion de Saint-Esprit comme manifestation commune du Père et du Fils, et non comme une troisième personne autonome.
À l’issue de cette étude, nous verrons donc clairement que le Saint-Esprit n’est pas une “troisième personne” indépendante, mais la puissance et la présence active du Dieu unique, Père et Fils, dans l’action salvatrice.
Cette mise en perspective prépare le lecteur à apprécier pleinement la paraphrase précise du verset et l’exégèse des originaux grecs, rétablissant la foi apostolique telle qu’enseignée par Jésus et ses apôtres.
1. La reformulation précise du verset (version préférée)
Texte habituel :
« Allez donc, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant dans le nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »
Paraphrase précise (sens grec développé, sans modalisme) :
« Allez donc, et de toutes les nations, faites des disciples,
en les plongeant dans la sphère d’autorité, de révélation et de présence du Dieu unique :
le Père, source éternelle ;
le Fils, son Verbe éternel et distinct, image du Père ;
et leur Saint-Esprit commun, puissance et manifestation active de leur unité dans l’action salvatrice ;
de sorte qu’ils entrent sous cette autorité unique et deviennent le peuple du Père par le Fils, habité par leur Esprit. »
Pourquoi cette réécriture exacte ?
Le grec original dit un seul Nom (singulier) pour trois réalités coordonnées. L’Esprit = présence commune du Père et Fils.
2. Démonstration exégétique des originaux grecs
Texte grec authentique (NA28)
« βαπτίζοντες αὐτοὺς εἰς τὸ ὄνομα τοῦ πατρὸς καὶ τοῦ υἱοῦ καὶ τοῦ ἁγίου πνεύματος »
→ Aucun manuscrit ne varie. Question = sémantique pure.
Analyse grammaticale mot à mot
βαπτίζοντες = « immergeant continûment » (lié à « faites disciples »).
εἰς τὸ ὄνομα = « vers/dans LE nom » (singulier décisif ! mouvement de transfert).
τοῦ πατρὸς + τοῦ υἱοῦ + τοῦ ἁγίου πνεύματος = trois génitifs coordonnés dépendant d’UN nom.
« εἰς τὸ ὄνομα » dans les papyri grecs
P.Oxy. 277 : « εἰς τὸ ὄνομα Δίωνος » = « au compte/profit de Dion » (transfert de propriété).
LXX (Am 5.
: « εἰς ὄνομα κυρίου » = « sous autorité du Nom-YHWH ».
→ Baptême = transfert effectif d’appartenance.
Arrière-plan hébraïque : שֵׁם (šēm)
Ex 3.15 : « YHWH = mon nom à perpétuité »
Être révélé).
Mt 28.19 : Un seul Nom divin (comme YHWH), qualifié Père + Fils + leur Esprit.
3. Distinction réelle (Père ≠ Fils ≠ modalisme)
Père : source éternelle (Jn 17.24 : « avant fondation du monde »).
Fils : Verbe distinct éternel (Jn 1.1, 1.18 : « dans le sein du Père »).
Saint-Esprit :
« Esprit du Père » (Mt 10.20)
« Esprit de Christ » (Rm 8.9)
→ présence/puissance COMMUNE, non 3e centre autonome.
4. Pratique apostolique : Actes confirme
Mt 28.19 : Nom unique Père-Fils-Esprit.
Ac 2.38 : « au nom de Jésus-Christ » → reçoit Esprit.
Ph 2.9-11 : Nom de Jésus = plénitude divine.
→ Nom de Jésus englobe Père (qui l’engendre) + leur Esprit (qu’il répands).
5. Synthèse doctrinale exégétique
1. Un seul Nom (singulier) → unité d’être divin.
2. Père ≠ Fils → distinction hypostatique éternelle.
3. Esprit = leur présence commune → unité économique d’action.
4. Baptême = appartenance sous cette autorité unique.
Cette paraphrase + exégèse grecque rétablit la foi apostolique authentique : Dieu Un, Père et Fils réellement distincts, leur Saint-Esprit comme prolongement partagé agissant.
Partagez si les originaux grecs éclairent votre foi !
Une suite est disponible dans une publication ayant pour titre : TRINITÉ en Matthieu 28.19 ? Réponse exégétique à une objection sérieuse (2ème partie)
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




