Pergame : quand l’Église a épousé l’État et reçu le trône de Satan
Pergame : quand l’Église a épousé l’État et reçu le trône de Satan
Pergame : quand l’Église a épousé l’État et reçu le trône de Satan

Pergame : quand l’Église a épousé l’État et reçu le trône de Satan

Ce message parle d’un mystère prophétique très peu expliqué aujourd’hui :

👉 comment l’Église de Pergame, dans Apocalypse, représente le moment où le diable cesse de détruire l’Église de l’extérieur pour entrer à l’intérieur, par le compromis, le pouvoir politique et les pratiques païennes.

Et ce message n’est pas seulement historique :

il explique aussi pourquoi l’Église aujourd’hui n’est presque plus persécutée… et pourquoi c’est très grave.

1. 🏛️ Pergame : la ville où se trouvait le trône de Satan

Jésus dit à l’Église de Pergame :

« Je connais tes œuvres, et où tu habites, là où est le trône de Satan. » (Apocalypse 2.13)

Quelques détails historiques frappants :

– Pergame était bâtie sur un rocher, en hauteur, comme une forteresse quasiment imprenable.

Le nom même Pergame signifie hauteur, élévation, et rappelle une Église “élevée”, installée, respectable.

– C’était un centre intellectuel majeur :

grande bibliothèque d’environ 200 000 volumes,

Homère et Hérodote y ont écrit,

lieu de culture, de philosophie, d’influence.

– On y trouvait :

le grand autel de Zeus,

le culte d’Asclépios, le dieu serpent “guérisseur”,

un serpent enroulé autour d’un bâton, symbole qu’on retrouve encore aujourd’hui dans le monde médical,

le premier temple du culte impérial pour Rome et Auguste.

Tout cela explique pourquoi Jésus appelle Pergame :

« là où est le trône de Satan ».

Pergame devient ainsi le quartier général religieux de Satan à une époque donnée de l’histoire.

2. 🗡️ Jésus se présente avec l’épée à deux tranchants

Au début du message, Jésus se présente ainsi :

« Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë à deux tranchants. » (Apocalypse 2.12)

Cette épée représente :

– La Parole de Dieu, vivante et puissante (Hébreux 4.12, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants),

– qui discerne les pensées du cœur,

– et qui coupe le péché quand l’Esprit le révèle.

Dans Apocalypse 2, l’épée est encore “médicale” :

elle vient pour guérir l’Église, en tranchant le compromis.

Mais dans Apocalypse 19.15, la même épée devient jugement :

elle frappe les nations quand le temps de grâce est terminé.

Nous avons donc deux possibilités :

– soit nous acceptons l’épée maintenant pour qu’elle coupe le péché dans nos vies,

– soit nous la retrouverons plus tard comme instrument de jugement.

3. 🐍 De Babylone à Pergame… puis Rome païenne… puis Rome papale

Derrière Pergame, il y a une chaîne prophétique que presque personne n’enseigne :

1. Babylone (Nabuchodonosor, prêtres païens, astrologues, mages)

2. Pergame, refuge des prêtres babyloniens lorsque Babylone tombe

3. Rome païenne, qui hérite des cultes de Pergame

4. Rome papale, qui hérite à son tour des traditions païennes “christianisées”

En résumé :

– Quand Cyrus (zoroastrien, monothéiste) conquiert Babylone en 539 av. J.-C., les prêtres babyloniens idolâtres ne sont plus tolérés. Ils fuient vers Pergame.

– Plus tard, de nouveaux massacres de prêtres païens ont lieu, et les survivants se réfugient encore à Pergame.

– Au premier siècle avant Jésus-Christ, Pompée fait du culte de Mithra, dieu soleil, une religion majeure de l’Empire romain.

Rome adopte l’aigle comme insigne des légions, symbole solaire.

Des historiens ont montré que :

Rome a reçu sa religion de Pergame, et Pergame de Babylone, par ce sacerdoce babylonien apostat.

C’est pourquoi, dans 1 Pierre 5.13, Rome est appelée Babylone.

Puis vient Constantin :

– Empereur romain imprégné de paganisme,

– Il veut unifier l’Empire par une religion commune,

– Il “christianise” l’Empire, mais en réalité, il paganise l’Église.

Les coutumes païennes (temples, statues, encens, processions, vêtements sacerdotaux, jours saints païens rebaptisés, etc.) entrent dans l’Église sous un habillage chrétien.

C’est exactement l’époque de Pergame :

le monde entre dans l’Église,

l’Église s’unit à l’État,

les coutumes de Babylone se mêlent à l’Évangile.

4. 🧨 Smyrne et Pergame : persécution ou compromis ?

Avant Pergame, il y a Smyrne : l’Église persécutée.

– Sous la persécution, l’Église reste pure.

– Le sang des martyrs est une semence : plus on persécute, plus l’Évangile se répand.

Satan se rend compte que la violence ne marche pas.

Alors il change de stratégie :

Si je ne peux pas les détruire de l’extérieur, je vais entrer à l’intérieur.

C’est exactement ce qui se passe à Pergame :

– Fin officielle des grandes persécutions (édit de Milan, 313),

– L’Église devient respectée, officielle, élevée (comme Pergame sur son rocher),

– Les païens entrent dans l’Église, mais sans vraie repentance,

– On mélange vérité et erreur, Christ et traditions païennes.

Résultat :

Le paganisme “vaincu” devient en réalité le conquérant.

5. 🧔‍♂️ Balaam : le plan B de Satan pour faire tomber le peuple de Dieu

Jésus reproche à l’Église de Pergame :

« Tu as là des gens qui retiennent la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les enfants d’Israël, pour qu’ils mangent des choses sacrifiées aux idoles et qu’ils commettent l’impudicité. » (Apocalypse 2.14)

Dans Nombres 22 à 25, on découvre le plan satanique :

1. Balak, roi de Moab, a peur d’Israël. Il veut qu’on maudisse le peuple de Dieu.

2. Balaam tente plusieurs fois de maudire Israël, mais Dieu transforme la malédiction en bénédiction.

3. Tant qu’Israël reste fidèle, aucune malédiction extérieure ne peut l’atteindre.

Alors Balaam change de tactique :

Si je ne peux pas les maudire de l’extérieur, je vais les corrompre de l’intérieur.

Il suggère :

– d’envoyer les femmes moabites pour séduire les hommes d’Israël,

– de les pousser à participer aux festins idolâtres,

– et à commettre la fornication (alliances impures, culte licencieux de Baal Peor).

Résultat :

Israël tombe dans l’idolâtrie et l’immoralité.

La protection de Dieu se retire.

Le peuple subit le jugement.

C’est exactement la stratégie de Satan à Pergame :

– À Smyrne : persécution extérieure, l’Église est purifiée.

– À Pergame : infiltration, compromis, mariage avec le monde, l’Église est corrompue.

Et remarquez :

Balaam, qui avait déclaré qu’il ne pouvait pas aller contre la parole de Dieu, finit par trahir,

et meurt tué par l’épée (Nombres 31.😎.

Comme si le Seigneur nous disait :

Si nous refusons que la Parole nous juge et coupe le péché, nous finirons jugés par cette même Parole.

6. ⚖️ Les Nicolaïtes : un “Évangile” sans obéissance

À Pergame, Jésus ajoute :

« Ainsi, tu as aussi ceux qui retiennent la doctrine des Nicolaïtes, ce que je hais. » (Apocalypse 2.15)

À Éphèse, l’Église haïssait les œuvres des Nicolaïtes.

À Pergame, on les tolère.

Leur doctrine peut être résumée ainsi :

– Ils parlent beaucoup de foi et de “justice de Christ”,

– Mais ils enseignent que la foi seule suffit,

– que l’obéissance à la loi de Dieu n’est plus nécessaire,

– que la justice de Christ est une sorte de couverture pour continuer à vivre dans la transgression.

C’est un Évangile sans repentance, sans transformation, sans loi.

On sépare Christ de sa loi.

On sépare la grâce de l’obéissance.

Mais la loi n’est que le reflet du caractère de Christ.

Rejeter la loi, à la fin des temps, c’est, en principe, rejeter Jésus lui-même.

7. 🌍 Quand l’Église épouse le monde aujourd’hui

La question brûlante pour nous :

Pourquoi y a-t-il si peu de persécution aujourd’hui ?

La Bible dit pourtant :

« Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. » (2 Timothée 3.12)

Si la persécution diminue, c’est souvent parce que :

– L’Église se conforme au monde,

– Elle n’éveille plus d’opposition,

– Elle adopte les valeurs, musiques, divertissements, modes et mentalités du siècle présent,

– Elle prêche un message édulcoré, sans croix, sans renoncement, sans loi.

Comme à Pergame :

– L’Église s’unit à l’État,

– Elle accepte les honneurs et la respectabilité,

– Elle adopte des croyances venues de Babylone :

dimanche à la place du sabbat,

immortalité naturelle de l’âme,

enfer éternel,

traditions humaines au-dessus de la Parole.

Et aujourd’hui encore, beaucoup de ces idées se retrouvent dans le christianisme moderne.

Mais si Dieu suscite un jour un réveil semblable à celui de l’Église primitive,

avec un peuple qui :

– aime la Parole,

– garde les commandements,

– rejette la mondanité,

alors les feux de la persécution se rallumeront.

8. 🍞 La manne cachée : nourris de Christ maintenant, rassasiés de Christ bientôt

Jésus promet à celui qui vaincra à Pergame :

« À celui qui vaincra, je donnerai de la manne cachée à manger. » (Apocalypse 2.17)

Cette promesse a une double dimension :

1. Spirituelle, maintenant

Jésus est le “pain descendu du ciel” (Jean 6).

Nous nous nourrissons de Lui par sa Parole.

L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

2. Littérale, dans le Royaume

La manne de Dieu est cachée dans l’arche de l’alliance, dans le lieu très saint du sanctuaire céleste.

Un jour, les rachetés mangeront réellement de cette nourriture céleste, à la table du Roi.

En d’autres termes :

Ceux qui se nourrissent aujourd’hui de la manne spirituelle (la Parole, Christ)

mangeront un jour la manne littérale, dans le royaume de Dieu.

9. 🪨 Le caillou blanc et le nom nouveau : un caractère transformé

Jésus ajoute :

« Et je lui donnerai un caillou blanc, et sur ce caillou un nom nouveau écrit, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit. » (Apocalypse 2.17)

Dans la Bible, le nom représente le caractère.

Quand Dieu change un nom (Abram devient Abraham, Jacob devient Israël),

c’est que le caractère a été transformé.

Jacob, “le supplanteur”, devient Israël, “celui qui lutte avec Dieu et qui triomphe”.

À la fin des temps, il y aura un peuple :

– qui porte le nom du Père sur le front (Apocalypse 14.1),

– c’est-à-dire le caractère de Dieu,

– formé par la Parole, par l’épreuve, par la fidélité dans un monde compromis.

Le caillou blanc avec un nom nouveau est une marque intime d’approbation.

Comme si Dieu disait :

Je t’ai façonné, je t’ai vu lutter,

je te donne un nom qui reflète ce que tu es devenu en Moi.

10. 🙏 L’appel de Jésus à Pergame… et à nous aujourd’hui

Jésus ne se contente pas de diagnostiquer. Il appelle :

« Repens-toi donc ; sinon, je viendrai bientôt à toi, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche. » (Apocalypse 2.16)

Deux options s’ouvrent devant nous :

– Soit nous laissons la Parole nous sonder,

couper ce qui est mondain,

nous séparer des compromis (idolâtrie moderne, faux évangile sans obéissance, amitié avec le monde),

– Soit nous gardons nos compromis,

et l’épée qui aurait pu nous guérir sera celle qui nous jugera.

Message de Pergame pour nous :

– Refuser un christianisme mélangé, confortable, mondain.

– Refuser un évangile qui promet le ciel tout en laissant l’âme dans le péché.

– Choisir la fidélité à Jésus, même si cela ramène la persécution.

– Nous nourrir chaque jour de la manne cachée, afin que notre caractère soit transformé,

jusqu’au jour où Dieu nous donnera ce nom nouveau sur le caillou blanc.

« Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises. » (Apocalypse 2.17)

Serge le prédicateur t’encourage

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