Parmi les défis auxquels a fait face l’Église primitive, l’un des plus pernicieux fut l’apparition du mouvement des nicolaïtes. Leur doctrine hérétique a cherché à saper les fondements mêmes de la foi chrétienne.
Origines des nicolaïtes
Selon les écrits des pères de l’Église comme Hippolyte et Irénée, les nicolaïtes tirent leur nom de Nicolas, l’un des sept premiers diacres ordonnés dans l’Église apostolique (Actes 6:5). Bien qu’ayant été initialement choisi pour servir, Nicolas s’est ensuite écarté de la foi et a commencé à enseigner une doctrine erronée.
Leur philosophie dualiste
La doctrine des nicolaïtes reposait sur une forme extrême de dualisme, séparant radicalement le corps et l’âme. Ils enseignaient que ce que l’on fait avec le corps ne peut pas souiller l’âme. Cette philosophie leur permettait de vivre dans le péché sans se préoccuper des conséquences spirituelles.
Rejet de l’obéissance à la loi
En dissociant ainsi le corps de l’âme, les nicolaïtes affirmaient que la seule foi en Christ suffit, sans obligation d’obéir aux commandements de Dieu. Ils prétendaient que la grâce de Jésus sauve les gens dans leurs transgressions, sans exiger de changement de vie.
Réaction de l’Église d’Éphèse
L’Église d’Éphèse, à laquelle Jésus adresse l’un des sept messages dans l’Apocalypse, a fermement rejeté et combattu les enseignements des nicolaïtes. Jésus la loue d’avoir « haï les œuvres des nicolaïtes, que moi aussi je hais » (Ap 2:6).
Diffusion dans d’autres églises
Cependant, la doctrine pernicieuse des nicolaïtes a réussi à s’infiltrer dans d’autres communautés chrétiennes par la suite. Ainsi, l’Église de Pergame est critiquée pour « tolérer » la présence des nicolaïtes (Ap 2:15).
Leçons pour aujourd’hui
L’histoire des nicolaïtes nous rappelle l’importance de garder la foi pure, sans la corrompre par des philosophies mondaines. Comme l’Église d’Éphèse, nous devons rejeter fermement tout ce qui remet en cause l’obéissance aux commandements de Dieu et la nécessité d’une véritable transformation de la vie.
Seule une foi active, unie à l’obéissance, peut préserver l’Église des déviations doctrinales.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




