La Bible décrit le Saint-Esprit de bien des manières, et il est clair qu’il ne s’agit pas d’un Être à part étant aussi Dieu.
Elle nous le décrit, par exemple, comme un don (Actes 10:45 ; 1 Timothée 4:14) ; nous dit qu’il peut être éteint (1 Thessaloniciens 5:19) ; qu’il peut être répandu (Actes 2:17 ; Actes 10:45) ; et que nous pouvons en être baptisés (Matthieu 3:11). Nous devons le ranimer en nous (2 Timothée 1:6) et il nous renouvelle (Tite 3:5).
Ces traits ne s’appliquent pas à une personne.
Ce « Saint-Esprit qui avait été promis » est « un gage de notre héritage », et « un esprit de sagesse et de révélation » (Éphésiens 1:13-14 ; Éphésiens 1:17).
Contrairement à Dieu le Père et à Jésus-Christ, qui sont continuellement comparés à des êtres humains tant par leur forme que par leur apparence, le Saint-Esprit est toujours, lui, décrit différemment.
Si le Saint-Esprit était une personne, l’apôtre Paul « Lui » aurait certainement manqué de respect en l’omettant dans ses salutations typiques aux Églises.
Il mentionne le Père et le Fils (Jésus-Christ) dans ses salutations, mais omet le Saint-Esprit (Romains 1:7 ; 1 Corinthiens 1:3 ; 2 Corinthiens 1:2 ; Galates 1:3 ; Éphésians 1:2 ; Philippiens 1:2 ; Colossiens 1:2 ; 1 Thessaloniciens 1:1 ; 2 Thessaloniciens 1:1-2 ; 1 Timothée 1:1-2 ; 2 Timothée 1:2 ; Tite 1:4 ; Philémon 1:3).
Les apôtres Pierre et Jean eux aussi, dans certaines de leurs épîtres, saluaient leurs frères au nom de Dieu le Père et de Jésus-Christ, sans même mentionner l’Esprit Saint.
Cela aurait été un manque flagrant de respect si le Saint-Esprit était aussi une personne (2 Pierre 1:2 ; 2 Jean 1:3).
Autre casse-tête pour ceux qui croient que l’Esprit est une personne : Jésus priait le Père (Jean 17:1).
Or, Marie, Sa mère, était devenue enceinte par l’action de l’Esprit Saint : elle « se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit » (Matthieu 1:18). Si le Saint-Esprit était une personne, ce serait lui qui aurait été le « père » de Jésus !
Cette confusion potentielle est très facilement évitée quand on sait que la Bible enseigne que le Saint-Esprit n’est pas une personne, mais la puissance par laquelle le Père a donné la vie humaine à Jésus dans le sein de Marie.
Arius et l’Église catholique
L’histoire confirme que ce n’est qu’au quatrième siècle que la Trinité fut acceptée comme enseignement officiel de l’Église catholique romaine.
Plus de 300 ans s’étaient écoulés depuis que Christ était sur terre, et c’était bien longtemps après la mort du dernier des apôtres.
En 321, un prêtre d’Alexandrie (en Égypte), nommé Arius remit en question la divinité de Jésus-Christ.
De cette dispute et de l’argument subséquent d’un autre prêtre, Athanas, découla un débat sur la nature du Christ qui mena à l’adoption de la doctrine de la Trinité.
Par l’œuvre d’Athanase et suite aux ajouts subséquents à celle-ci par les trois pères cappadociens (Basil, évêque de Césarée ; Grégoire de Nysse et Grégoire de Naziance), la Trinité fut déclarée enseignement officiel de l’Église romaine en 381, au concile de Constantinople.
Le débat du quatrième siècle se politisa et divisa l’Église catholique en deux camps : ceux qui approuvait Arius, et ceux qui croyaient en la Trinité.
La décision finale de l’Église catholique d’accepter la Trinité ne s’appuyait PAS sur les ÉCRITURES (la Bible) mais sur une certaine POLITIQUE.
Personnification et traduction
La Trinité n’est pas une doctrine biblique. Que dire de l’apparente personnification du Saint-Esprit dans les chapitres 14, 15 et 16 de l’Évangile de Jean où il est question, par exemple, à propos de lui, de il et de lui-même ?
Les règles de la grammaire grecque exigent que tout pronom s’accorde en genre avec le nom qu’il remplace. Il s’agit dans ces chapitres du consolateur (en grec : parakletos), mot qui est masculin. Comme en français, cela ne veut pas dire que tout nom masculin décrive une personne.
Il arrive aussi que certaines choses, dans la Bible, soient personnifiées, comme la sagesse, dans Proverbe 8. Cela ne veut pas dire que la sagesse soit réellement une personne. Dans la langue grecque, comme en français ou en espagnol, chaque chose a un genre, masculin ou féminin, et n’est pas une personne.
Les traducteurs, qui croyaient généralement à la Trinité, ont également, souvent, affublé un pronom masculin à l’esprit (en grec pneuma) bien que l’original décrive quelque chose comme un souffle ou du vent, alors qu’en grec, ce mot est neutre.
Quand, dans des passages comme Romains 8:16, il est écrit dans la plupart de nos versions françaises que « l’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit », le mot esprit est neutre et ne décrit pas une personne mais une chose.
Ce mot Esprit ne devrait pas porter un E majuscule. Le mot consolateur dans Jean 14, 15 et 16 ne devrait pas non plus s’écrire avec un C majuscule ; dans l’original, grec, il s’agit de quelque chose, et non d’une personne ou d’un individu.
L’inspiration divine et la vie par l’intermédiaire du Saint-Esprit
À maintes reprises, les Saintes Écritures révèlent que Dieu inspira Ses prophètes et serviteurs par l’intermédiaire du Saint-Esprit. Pierre fit remarquer que « […] ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » (2 Pierre 1:21)
Paul écrivit que le plan de Dieu pour l’humanité fut « révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ » (Éphésiens 3:5) et que ses propres enseignements étaient inspirés par le Saint-Esprit (1 Corinthiens 2:13). Paul ajoute que c’est par l’intermédiaire du Saint-Esprit que Dieu révéla aux véritables chrétiens ce qu’Il avait préparé pour ceux qu’Il aime (1 Corinthiens 2:9-16).
Dieu le Père utilise Son Esprit pour révéler la vérité à ceux qui Le servent.
Jésus dit à Ses disciples que le Saint-Esprit, que Dieu le Père allait envoyer, leur enseignerait toutes choses, et qu’il leur rappellerait tout ce qu’Il leur avait dit (Jean 14:26).
C’est grâce au Saint-Esprit qui habite en nous que nous saisissons les concepts spirituels et que nous acquérons de la sagesse.
En effet, nous recevons la « pensée [même] de Christ » (1 Corinthiens 2:16), également appelée « la pensée de l’Esprit » (Romains 8:27).
Jésus jouissait d’une vaste compréhension spirituelle. Il avait été prophétisé qu’en tant que Messie, Il aurait « l’Esprit de sagesse et d’intelligence, [l’]Esprit de conseil et de force, [l’]Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel. » (Ésaïe 11:2)
En tant que Fils de l’homme sur la Terre, Jésus reflétait les attributs du Dieu Tout-Puissant dans le cadre de Sa conduite personnelle en mettant en application tous les principes bibliques de Son Père par l’entremise du pouvoir du Saint-Esprit (voir 1 Timothée 3:16).
Faisant de nouveau partie du royaume spirituel, Jésus exerce le pouvoir omnipotent du Saint-Esprit aux côtés de Dieu le Père.
Autrement dit, le Saint-Esprit n’est pas seulement l’Esprit de Dieu le Père, car la Bible l’appelle aussi « l’Esprit de Christ » (Romains 8:9 ; Philippiens 1:19).
Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit du même Esprit, car il n’existe qu’un seul Esprit (1 Corinthiens 12:13 ; Éphésiens 4:4).
Par l’entremise de Jésus-Christ, le Père insuffle le même Esprit aux véritables chrétiens (Jean 14:26 ; Jean 15:26 ; Tite 3:5-6), ce qui les guide et leur permettra de devenir Ses enfants et des « participants de la nature divine […] » (Romains 8:14 ; 2 Pierre 1:4) Dieu, qui a la vie éternelle en Lui-même, offre cette vie à d’autres par l’intermédiaire du Saint-Esprit (Jean 5:26 ; Jean 6:63 ; Romains 8:11).
La Bible avant tout
La Bible n’approuve pas la doctrine de la Trinité, qui émane des hommes et qui porte l’empreinte de philosophes comme Platon. Athanase, qui rédigea le crédo accepté par l’Église Catholique en 325, au concile de Nicée, était influencé par les enseignements de Platon, comme le furent d’autres qui travaillèrent à l’élaboration de cette doctrine.
Bien que nous n’allions pas jusqu’à prétendre que cette dernière puise directement son origine de philosophes païens ou de trinités païennes, il est à noter que plusieurs types de trinités existaient plusieurs centaines d’années avant la fondation de l’Église, comme par exemple celle de Brahma, Shiva et Vishnu, puis celle d’Osiris, d’Isis et d’Horus.
On notera la citation suivante, tirée de l’ouvrage de Christopher Stead Substance and Illusion in the Christian Fathers [Substance et illusion chez les pères chrétiens] : « Le problème des origines de la Trinité est plutôt celui des origines gnostiques.
Dans les deux cas, on observe un modèle de pensée apparaissant pratiquement à la même époque que le Christ, mais qui a des affinités étroites avec la pensée préchrétienne ou non-chrétienne ; ce qu’on peut tirer des documents du 1er siècle est maigre et énigmatique, de sorte que nous avons du mal à affirmer avec certitude que ladite doctrine est exclusivement ou essentiellement un produit d’inspiration chrétienne».
Si nous laissons la Bible nous guider, nous ne voyons pas trois dieux en un, tous égaux et éternels.
La Bible révèle que le Saint-Esprit émane de Dieu comme la puissance la plus colossale qui soit et que les êtres humains puissent recevoir.
C’est un don de Dieu capable de transformer votre vie !
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




