Le concept de l’âme tripartite, bien que n’étant pas une doctrine chrétienne centrale, a néanmoins eu une influence notable sur la pensée chrétienne, en partie à cause de son origine dans la philosophie antique.
Voici comment ce concept s’est développé et a été introduit dans l’Église de Jésus-Christ.
Origines PHILOSOPHIQUES
1. Platon :
Platon, dans son œuvre « La République », décrit l’âme humaine comme composée de trois parties :
– La raison (logos) : Représente la partie rationnelle et logique de l’âme, responsable de la sagesse et de la pensée.
– Le cœur (thumos) : Associé aux émotions, au courage et à la colère, cette partie est plus passionnelle.
– L’appétit (epithumia) : Lié aux désirs physiques et aux plaisirs matériels, cette partie est la plus basse de l’âme.
Pour Platon, une âme juste et équilibrée est celle où la raison contrôle le cœur et l’appétit, assurant ainsi l’harmonie intérieure.
2. Aristote :
Aristote a également discuté de la tripartition de l’âme dans ses œuvres, bien que sa conception diffère quelque peu de celle de Platon. Il divise l’âme en trois parties :
– L’âme végétative : Responsable de la nutrition et de la croissance.
– L’âme sensitive : Responsable des sensations et des désirs.
– L’âme rationnelle : Responsable de la pensée et de l’intellect.
Aristote voit l’âme comme étant plus liée aux fonctions biologiques et rationnelles de l’être humain.
Influence sur l’Église de Jésus-Christ
Bien que la Bible ne présente pas explicitement une doctrine de l’âme tripartite, les concepts philosophiques de Platon et Aristote ont néanmoins trouvé un écho chez certains théologiens chrétiens qui cherchaient à comprendre et à expliquer la nature humaine.
1. Influence des Pères de l’Église :
Les premiers Pères de l’Église, tels qu’Augustin, ont été influencés par la philosophie grecque. Augustin, par exemple, a adapté des idées platoniciennes pour développer sa propre compréhension de l’âme. Il a décrit l’âme comme étant composée de mémoire, d’intellect et de volonté, des concepts qui ont des parallèles avec la tripartition platonicienne.
2. Thomas d’Aquin :
Thomas d’Aquin, influencé par Aristote, a également discuté de l’âme dans une perspective tripartite. Dans sa « Summa Theologica », il distingue l’âme rationnelle (intellect et volonté) de l’âme sensitive (désirs et émotions) et de l’âme végétative (fonctions biologiques).
Le débat théologique
Le concept de l’âme tripartite a suscité des débats au sein de l’Église, certains théologiens soutenant cette vision, tandis que d’autres soulignaient l’unité de l’âme humaine.
Le débat repose souvent sur la manière d’interpréter les Écritures et d’intégrer la philosophie grecque dans la théologie chrétienne.
Conclusion
Bien que la Bible ne présente pas explicitement une doctrine de l’âme tripartite, les concepts philosophiques de Platon et Aristote ont néanmoins eu une influence notable sur la pensée chrétienne.
Les théologiens chrétiens ont adapté et débattu de ces idées pour mieux comprendre la nature humaine et l’âme.
Cette influence philosophique a contribué à enrichir la théologie chrétienne et à développer des perspectives diversifiées sur la nature de l’âme.
Il faut choisir, entre la parole de Dieu et la philosophie, c’est-à-dire entre la sagesse de Dieu et la sagesse venant de l’homme. La philosophie est la pensée de l’homme et souvent de Satan même.
Prudence. Et apprenons de Dieu chaque jour.




