Dans le Cantique des cantiques, ce poème inspiré de sagesse divine, la Bien-Aimée s’exprime ainsi :
« Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem,
comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon.
Ne prenez pas garde à ce que je suis noire : c’est le soleil qui m’a brûlée. »
(Cantique des cantiques 1:5-6)
Ce passage a fasciné des générations d’interprètes.
Car au-delà du langage poétique, il révèle une vérité spirituelle profonde sur la manière dont Dieu voit la BEAUTÉ.
Une noirceur qui parle de l’humanité
Dans la symbolique biblique, la NOIRCEUR de la femme ne renvoie pas à une couleur de peau comme critère esthétique, mais à une condition spirituelle et existentielle.
Elle dit : « le soleil m’a brûlée », c’est-à-dire : j’ai été marquée par les épreuves, les luttes, les douleurs de la vie.
Sa noirceur devient ainsi le signe de l’expérience humaine, celle d’une âme exposée aux souffrances, aux fautes, aux brûlures du monde.
Mais elle ajoute aussitôt : « je suis belle ».
Sa beauté ne vient pas d’elle-même, mais de l’amour du Bien-Aimé, qui la regarde avec grâce et compassion.
C’est l’image de l’être humain racheté : marqué par le péché, mais embelli par la miséricorde divine.
Une beauté vue par le Créateur
La Bien-Aimée du Cantique représente plus qu’une femme : elle est le symbole du peuple fidèle, de l’âme sincère qui cherche Dieu malgré ses cicatrices.
Aux yeux du Créateur, cette femme « noire mais belle » est l’image parfaite de la rédemption.
Elle a été brûlée par le soleil, mais sa fidélité et son amour la rendent rayonnante.
Elle montre que la véritable beauté ne dépend pas de l’apparence, mais du cœur transformé par la grâce.
Ainsi, Dieu ne regarde pas à la surface des choses.
Il ne juge ni la couleur de peau, ni le statut social, ni la réputation.
Il contemple la beauté intérieure, celle d’une âme purifiée, fidèle, humble et aimante.
Une leçon de sagesse éternelle
Sous l’angle de la sagesse divine, la femme noire des Cantiques enseigne que :
Ce que le monde méprise, Dieu le choisit.
Ce que le feu des épreuves a noirci, l’amour divin peut transfigurer.
Ce que la souffrance a affaibli, la grâce peut rendre glorieux.
Elle nous rappelle que la vraie beauté ne se trouve pas dans ce que les yeux voient, mais dans la lumière intérieure que Dieu dépose dans le cœur de ceux qui L’aiment.
En résumé
La femme noire des Cantiques est l’emblème de toute âme humaine aimée de Dieu :
elle a connu la peine, la solitude, la brûlure du soleil… mais l’amour divin l’a rendue belle.
Aux yeux du Créateur, la plus belle femme du monde n’est pas celle dont la peau est claire, ni celle dont le visage est parfait, mais celle dont le cœur reflète la lumière de Dieu au milieu de l’obscurité.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




