La Dîme dans le Nouveau Testament
Bien que la majorité des passages sur la dîme se trouvent dans l’Ancien Testament, le Nouveau Testament mentionne également ce principe et offre des perspectives importantes.
Matthieu 23:23 : Jésus dit aux pharisiens, « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. » Ici, Jésus ne rejette pas la dîme, mais insiste sur l’importance de la justice, de la miséricorde et de la fidélité.
Hébreux 7:8 : « Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels ; mais là, c’est quelqu’un dont il est attesté qu’il est vivant. » Ce passage se réfère à Jésus comme étant de l’ordre de Melchisédech, soulignant la continuité et la transformation de la pratique de la dîme sous la Nouvelle Alliance.
Dîme d’Abraham vs. Dîme Lévitique
Effectivement, il y a une distinction entre la dîme qu’Abraham a donnée à Melchisédech et celle que les Lévites prélèvent sous la loi mosaïque.
– Dîme d’Abraham : Genèse 14:18-20 raconte comment Abraham a donné la dîme à Melchisédech, le prêtre du Dieu Très-Haut. Ce geste a eu lieu avant l’instauration de la loi mosaïque, indiquant que la dîme est un principe plus ancien et universel de reconnaissance et de gratitude envers Dieu.
– Dîme Lévitique : Nombres 18:21 : « Je donne comme héritage aux enfants de Lévi toutes les dîmes en Israël, en retour du service qu’ils font, du service de la tente d’assignation. » Sous la loi mosaïque, les dîmes étaient prélevées pour soutenir les Lévites et le service du tabernacle.
Hébreux 7:5 : « Ceux des fils de Lévi qui reçoivent la sacrificature ont, d’après la loi, l’ordre de percevoir la dîme sur le peuple, c’est-à-dire sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d’Abraham. »
Conclusion
La dîme est un principe biblique qui traverse à la fois l’Ancien et le Nouveau Testament. Jésus et les apôtres ne rejettent pas la dîme, mais l’intègrent dans une compréhension plus large de la foi et de la justice.
La dîme d’Abraham, en tant qu’acte de foi avant la loi mosaïque, montre qu’elle est un principe universel.
Quant à la dîme lévitique, elle faisait partie de la loi mosaïque, mais l’esprit de la dîme comme acte de reconnaissance envers Dieu reste pertinent sous la Nouvelle Alliance.
Serge le prédicateur t’encourage.




