En lisant le Psaume 78, une expression retient immédiatement l’attention : « afin qu’ils n’oubliassent pas les œuvres de Dieu ». Cette formulation n’est pas anodine.
Dans l’Écriture, Dieu n’emploie jamais le vocabulaire de L’OUBLI au hasard. Lorsqu’Il parle d’oubli, c’est toujours en lien avec une rupture, un éloignement, une perte de mémoire spirituelle.
Ce psaume ne se contente pas de rappeler une histoire passée ; il met en garde contre un danger permanent : celui D’OUBLIER ce que Dieu a fait.
Oublier et se souvenir : un langage volontaire de Dieu
À partir de cette phrase, un lien s’impose presque naturellement. Lorsque Dieu dit dans les commandements : « SOUVIENS-TOI du jour du sabbat », Il parle exactement le même langage, mais à l’envers.
Se SOUVENIR n’est jamais demandé sans raison. On demande de se souvenir parce que l’oubli est possible, et même probable.
Ainsi, le « n’oublie pas » du Psaume 78 répond au « souviens-toi » du Décalogue. Ce n’est pas une coïncidence, mais une pédagogie divine. Dieu encadre la mémoire humaine : tantôt en avertissant contre l’oubli, tantôt en ordonnant le souvenir.
Le sabbat au cœur de la mémoire des œuvres de Dieu
Le commandement du sabbat est le seul qui commence par un appel à la mémoire. Et ce n’est pas un détail. Le sabbat a précisément été donné comme un mémorial des œuvres de Dieu. Il ramène chaque semaine l’homme à ce que Dieu a fait : la Création, Son autorité, Sa sainteté.
Lorsque le Psaume 78 parle de ne pas oublier les œuvres de Dieu, il touche exactement la même réalité que le sabbat : garder vivante la mémoire des actes divins. Le sabbat devient ainsi un point de rencontre entre la loi et les Psaumes, entre le commandement et la méditation.
De la mémoire à l’obéissance
Le texte poursuit : « et qu’ils observassent ses commandements ». L’ordre est important. D’abord la mémoire, ensuite l’obéissance. Dans la pensée biblique, l’obéissance découle du souvenir. Celui qui oublie finit par désobéir ; celui qui se souvient demeure attaché à la volonté de Dieu.
Le psaume montre que Dieu ne sépare jamais ces deux réalités. Se souvenir des œuvres de Dieu, c’est créer les conditions spirituelles pour observer Ses commandements.
Un enseignement à transmettre, non à enterrer
Ce lien entre oubli et souvenir n’est pas présenté comme temporaire. Il est destiné à être enseigné aux enfants, puis aux générations à venir. Dieu veut que cette mémoire reste vivante dans le temps, qu’elle ne se perde pas.
Ainsi, en méditant les Psaumes, comme le recommande le Nouveau Testament, le croyant se retrouve inévitablement confronté à ces rappels. L’Esprit de Dieu utilise ces échos entre les textes pour réveiller la conscience et ramener le cœur vers ce que Dieu a établi dès le commencement.
Un même appel, une même voix
Le « n’oublie pas » du Psaume 78 et le « souviens-toi » du sabbat parlent d’une seule et même voix. Dieu rappelle, insiste, répète, parce qu’Il sait combien l’homme est prompt à oublier. Ce ping-pong entre la loi et les Psaumes n’est pas une tension, mais une harmonie.
Et pour nous aujourd’hui, le Nouveau Testament confirme cette pratique : « Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes et par des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de tout votre cœur au Seigneur » (Éphésiens 5:19). Lire, chanter, méditer les Psaumes devient un moyen de garder vivant ce souvenir, de fortifier la foi, et d’enseigner la fidélité aux générations suivantes.
Le Psaume 78 et Éphésiens 5:19 forment ensemble un appel : mémoire, méditation et transmission. Dieu ne nous laisse pas dans l’oubli ; Il nous appelle à nous souvenir pour demeurer fidèles et transmettre la vie spirituelle intacte.
Dieu appelle son peuple, c’est à dire, nous, les chrétiens, à se souvenir pour demeurer fidèle.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




