Il existe, dans Apocalypse 17 et 18, des mystères dont on ne parle presque jamais en chaire. Pourtant, Dieu les a révélés pour la génération de la fin.
Cette étude va être longue, mais tu peux l’enregistrer et la lire tranquillement : elle explique pourquoi tant de chrétiens n’arrivent plus à discerner la vérité… et comment Dieu appelle encore : « Sortez de Babylone, mon peuple ! »
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LES EAUX, LA BÊTE ET LA PROSTITUÉE : QUI SONT-ILS VRAIMENT ?
Apocalypse 17 nous montre une femme prostituée assise sur :
– des eaux,
– une bête écarlate,
– et sept montagnes.
Les eaux sont clairement expliquées :
« Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues. » (Ap 17.15)
Mais ce ne sont pas des “peuples” en général, d’une manière abstraite. La Bible montre que ces “eaux” sont les nations impies soulevées contre le peuple de Dieu, comme un déluge menaçant de l’effacer de la terre (Ap 12.15).
Ésaïe 17.12-13 compare déjà les nations à des grandes eaux tumultueuses que Dieu finit par “réprimander”, c’est-à-dire qu’Il les disperse, les assèche, ôte leur pouvoir de nuire.
À la fin, les “eaux” et le corps de la bête écarlate représentent la même réalité :
– les nations,
– les puissances politiques,
– l’ensemble des masses humaines manipulées pour persécuter le peuple de Dieu au profit de Babylone.
Quand la femme est assise sur la bête ou sur les eaux, cela signifie qu’elle DOMINE les rois et les peuples, qu’elle utilise les pouvoirs civils pour imposer sa religion.
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POURQUOI LA BÊTE ET LES EAUX SONT-ELLES ÉCARLATES ?
La couleur n’est pas un détail décoratif :
– La bête est écarlate.
– La femme est vêtue d’écarlate.
– Elle est ivre du sang des saints et des martyrs de Jésus (Ap 17.6).
L’écarlate indique un système SANGUINAIRE.
Tout au long de l’histoire chrétienne, ce pouvoir religieux a persécuté ceux qui voulaient simplement obéir à la Parole de Dieu.
Dans Apocalypse 16, ceux qui ont versé le sang du peuple de Dieu reçoivent à boire du sang en retour : jugement divin.
Dans Apocalypse 18.24, il est dit qu’en Babylone “a été trouvé le sang des prophètes, des saints, et de tous ceux qui ont été mis à mort sur la terre”.
Autrement dit :
– Ce système religieux porte la responsabilité des persécutions contre les vrais enfants de Dieu.
– La couleur écarlate révèle sa soif de sang, sa haine de ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus (Ap 12.17 ; 14.12).
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LES NOMS DE BLASPHÈME : LE PÉCHÉ IMPARDONNABLE D’UN SYSTÈME RELIGIEUX
La bête est “couverte de noms de blasphème” (Ap 17.3).
Mais qu’est-ce que le blasphème selon la Bible ?
Ce n’est pas juste un gros mot contre Dieu.
C’est notamment :
Quand un homme revendique les prérogatives de Dieu (Marc 2.7).
Quand un pouvoir religieux prétend pardonner les péchés.
Quand une créature veut occuper la place du Créateur.
Quand on attribue l’œuvre de Dieu au diable et l’œuvre du diable à Dieu (péché contre le Saint-Esprit).
Le “blasphème contre le Saint-Esprit” n’est pas un seul acte isolé, mais un REJET CONTINU de la vérité, jusqu’à ce que la conscience soit brûlée “comme par un fer chaud”. On finit par appeler le bien mal et le mal bien.
C’est exactement ce que fera Babylone :
– Elle accusera les vrais enfants de Dieu d’être des extrémistes, des fanatiques dangereux.
– Elle présentera l’obéissance aux commandements comme du “légalisme”.
– Elle prétendra défendre Dieu, tout en combattant sa loi et ceux qui l’observent.
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LA PAPAUTÉ, L’HOMME DU PÉCHÉ ET LA PETITE CORNE : UN MÊME SYSTÈME
L’apôtre Paul parle d’un “homme du péché” qui s’assoit dans le temple de Dieu et se présente comme Dieu (2 Th 2.3-4).
Ce “temple”, ce n’est pas un bâtiment à Jérusalem, mais l’Église (Éph 2.19-22).
Ce système religieux :
– se présente comme chrétien,
– s’installe au cœur du christianisme,
– revendique les titres et les fonctions de Dieu lui-même.
Parallèlement :
– Daniel 7 parle de la petite corne.
– Apocalypse 13 parle de la bête de la mer.
– Apocalypse 17 parle de la femme prostituée.
Tous ces symboles désignent le même système :
un pouvoir religieux se mêlant au pouvoir politique, héritier de l’Empire romain, qui :
– persécute les saints,
– change la loi de Dieu,
– s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu.
Parmi les blasphèmes historiques de ce système, on trouve :
Se proclamer représentant suprême du Christ sur terre, à la place du Saint-Esprit.
Se faire appeler “saint père”, titre que Jésus interdit dans un sens spirituel (Mat 23.9).
Accepter que les fidèles se prosternent, baisent les pieds du chef religieux.
Revendiquer le pouvoir de pardonner les péchés.
Prétendre être infaillible dans certaines déclarations doctrinales.
S’arroger le droit d’établir et de déposer des rois.
Déclarer avoir changé le jour de repos du sabbat au dimanche, sans base biblique.
Enseigner un salut par les œuvres ET en même temps un salut dans le péché (deux extrêmes opposés, mais tout aussi mortels).
Ainsi, ce système :
– se présente comme l’Église de Christ,
– mais fonctionne “selon l’efficacité de Satan, avec toute puissance, avec des signes et des prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’injustice” (2 Th 2.9-10).
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DÉFIER DIEU EN ATTAQUANT SON PEUPLE : UNE FORME DE BLASPHÈME
Dans l’Ancien Testament, blasphémer Dieu, c’est aussi défier le Dieu du ciel en attaquant son peuple.
Exemples :
– Sennachérib, roi d’Assyrie, se moque du Dieu d’Israël et dit : “Quel dieu vous délivrera de ma main ?” (És 37).
– Nebucadnetsar menace les trois jeunes Hébreux : “Quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ?” (Dn 3.15).
C’est la même attitude que celle du monde à la fin des temps :
“Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ?” (Ap 13.4)
Or, le nom “Michel” signifie “Qui est comme Dieu ?”.
Tandis que le monde dira : “Qui est comme la bête ?”, le ciel répondra : “Qui est comme Dieu ?” – et Michel se lèvera pour délivrer son peuple (Dn 12.1).
Quand Babylone persécute les fidèles, Jésus dit encore :
– “Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?” (Ac 9.4)
– “Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” (Mat 25.40)
Toucher au peuple de Dieu, c’est toucher à la prunelle de l’œil de Dieu.
Les attaques finales contre les commandements de Dieu seront en réalité une guerre ouverte contre le Dieu des cieux.
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LA TENUE DE LA PROSTITUÉE : POURPRE, ÉCARLATE ET OR
La femme d’Apocalypse 17 est :
– vêtue de pourpre et d’écarlate,
– parée d’or, de pierres précieuses et de perles,
– assise comme une reine, régnant sur les rois de la terre.
Les couleurs pourpre et écarlate sont les couleurs de la royauté.
Elles décrivent une Église qui règne sur les rois, non pas seulement par la foi, mais par l’influence politique, diplomatique et mondiale.
Sa richesse éclatante symbolise :
– une puissance religieuse extrêmement riche,
– OSTENTATOIRE,
– utilisant la beauté extérieure pour séduire les dirigeants et les foules.
Le parallèle avec Jézabel est frappant :
– Jézabel se maquille, se pare, se met à la fenêtre pour impressionner le roi Jéhu (2 R 9.30).
– Mais Jéhu ordonne : “Jetez-la !”, et elle est détruite.
De même, Babylone, malgré sa magnificence religieuse, sera “jetée avec violence” (Ap 18.21).
Toutes ses cathédrales, processions, musique grandiose, liturgies impressionnantes, ornements, icônes et statues ont un but : éblouir les sens afin de réduire au silence la voix de la conscience.
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LA COUPE D’OR : LE VIN DES TRADITIONS HUMAINES
Dans sa main, la prostituée tient une coupe d’or, remplie de vin.
Ce vin n’est pas littéral : c’est un symbole.
La coupe peut représenter le “magistère” – ce que l’Église romaine appelle le “dépôt de la foi” :
– un ensemble de traditions orales,
– transmises de génération en génération,
– considérées comme ayant la même autorité, voire plus, que l’Écriture,
– même lorsqu’elles contredisent la Bible.
Résultat :
– Les rois de la terre boivent ce vin.
– Les habitants de la terre en boivent aussi.
– Ils deviennent spirituellement ivres.
L’ivresse spirituelle :
– empêche de comprendre même les textes les plus simples,
– fait accepter des changements de la loi de Dieu comme si c’était “normal”,
– rend les gens dépendants de traditions plutôt que de la Parole.
C’est pourquoi tant de chrétiens, à qui l’on montre dans la Bible le sabbat du septième jour, répondent :
“Je ne comprends pas, pour moi c’est le dimanche.”
Ils sont sincères, mais ivres du vin de Babylone, répété semaine après semaine dans leurs églises.
Et ce vin n’est pas proposé gentiment :
Apocalypse 14 et 13 montrent qu’à la fin, Babylone FORCERA les peuples à boire, par lois civiles, menaces économiques, et finalement décret de mort contre ceux qui refuseront.
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LE VIN = LES ABOMINATIONS DE BABYLONE
Apocalypse 17 appelle ce vin :
– “le vin de la fureur de sa fornication”,
– et parle des “abominations de sa fornication”.
Dans l’Ancien Testament, le mot “abomination” désigne plusieurs choses que Dieu déteste. On retrouve ces éléments dans les doctrines et pratiques de Babylone :
1. Fierté, mensonge, violence, complots mauvais (Prov 6.16-19).
Ce système religieux :
– s’élève au-dessus des autres,
– altère la vérité,
– a persécuté le sang innocent.
2. Idolâtrie : fabriquer des images, se prosterner devant elles, prier les saints, les reliques, les statues.
La Bible appelle cela une abomination, même si on prétend “vénérer” et non “adorer”.
3. Occultisme religieux : communiquer avec les morts.
Quand on prie les “saints défunts”, qu’on les invoque, qu’on leur attribue un pouvoir de bénir, on tombe exactement dans la pratique que la Bible condamne : le spiritisme déguisé.
4. Prière sans obéissance :
“Celui qui détourne son oreille pour ne pas écouter la loi, sa prière même est une abomination.” (Prov 28.9)
Un système qui met de côté la loi de Dieu mais multiplie les prières, processions et liturgies tombe dans ce piège.
5. Salut par les œuvres OU salut dans le péché.
Deux extrêmes que Babylone entretient :
– d’un côté, un lourd système de mérites, pénitences, sacrements, indulgences ;
– de l’autre, l’idée que l’on peut rester dans le péché et être quand même sauvé parce que “Dieu est amour”.
Dans les deux cas, on fait l’économie d’une vraie repentance et d’une vraie victoire sur le péché par la grâce.
6. Adultère spirituel :
L’Église qui abandonne Christ pour s’unir aux pratiques païennes devient une prostituée.
C’est ce que Babylone a fait en intégrant le paganisme (culte des morts, culte du soleil, symboles païens…) dans le christianisme.
7. Culte du soleil et faux sabbat.
Dans Ézéchiel 8, Dieu montre une escalade d’abominations, la plus grande étant :
– les responsables tournant le dos au temple,
– le visage vers l’est,
– adorant le soleil.
Historiquement, le “jour du soleil” (dimanche) vient du paganisme. Il a été introduit comme jour de culte chrétien non par la Bible, mais par l’autorité humaine.
Quand un jour fabriqué par l’homme devient un jour d’adoration à la place du jour établi par Dieu, c’est de l’idolâtrie.
Dieu a créé le premier jour, mais pas pour l’adoration.
Il a sanctifié le septième jour comme mémorial de la création (Gen 2.1-3 ; Ex 20.8-11).
Changer ce jour par tradition humaine est une insulte directe au Créateur.
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BABYLONE : HABITATION DE DÉMONS ET ALLIANCE AVEC LES ROIS
Apocalypse 18 décrit l’état final de Babylone :
– “Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, une cage de tout oiseau impur et odieux.” (Ap 18.2)
– “Toutes les nations ont bu du vin de la fureur de sa fornication ; les rois de la terre se sont livrés à l’impudicité avec elle ; et les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe.” (Ap 18.3)
On voit trois alliances :
– Alliance avec les puissances politiques (les rois de la terre).
– Alliance avec les puissances économiques (les marchands).
– Alliance avec les puissances religieuses apostates (protestantisme mondain, œcuménisme sans vérité).
Ce système :
– se présente comme la voix de Dieu,
– mais devient le centre d’une séduction mondiale,
– utilise la “fausse charité” pour dire : “Ne dites pas de mal de cette Église, elle fait beaucoup de bien”,
– finit par accuser de “mal” ceux qui annoncent le message du ciel.
Les protestants qui refusent d’étudier prophétiquement la Bible, préfèrent un christianisme confortable et sans croix, seront balayés par ce mouvement.
Beaucoup chercheront un christianisme “le moins humiliant possible”, sans renoncer à leurs péchés, et Babylone leur offrira exactement cela.
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LE GRAND CRI : “SORTEZ DE BABYLONE, MON PEUPLE !”
La bonne nouvelle, c’est qu’Apocalypse 18 ne se termine pas sur la séduction de Babylone, mais sur la victoire de la lumière.
Un ange descend du ciel, ayant “une grande autorité”, et “la terre fut éclairée de sa gloire” (Ap 18.1).
Ce message dévoile clairement :
– la vraie nature de Babylone,
– ses doctrines de vin fermenté,
– son changement de loi,
– son alliance avec le monde,
– ses abominations.
Et Dieu lance un appel bouleversant :
“Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés et que vous n’ayez point part à ses fléaux.” (Ap 18.4)
Remarque bien :
– Dieu a encore un “peuple” DANS Babylone.
– Ce sont des chrétiens sincères, souvent très dévoués, mais mal enseignés.
– Quand la lumière du message final brillera, beaucoup ouvriront les yeux, laisseront tomber les traditions humaines et choisiront d’obéir à la Parole de Dieu, coûte que coûte.
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ET TOI, OÙ EN ES-TU AVEC CE VIN ?
Cette étude n’est pas faite pour que nous pointions du doigt les autres, mais pour nous poser des questions sérieuses :
– Suis-je moi-même influencé par le vin de Babylone, c’est-à-dire des traditions religieuses non bibliques ?
– Suis-je prêt à renoncer à ce qui est populaire pour suivre ce qui est écrit ?
– Est-ce que je crois encore que l’on peut être sauvé dans le péché, ou par mes propres efforts, au lieu de chercher la victoire par la grâce de Jésus ?
– Est-ce que j’appelle “légalisme” tout enseignement qui parle d’obéissance aux commandements de Dieu, alors que la Bible relie toujours foi et obéissance ?
Dieu ne veut pas simplement nous informer.
Il veut nous préparer :
– à rester sobres quand le monde entier sera ivre,
– à reconnaître la voix du Bon Berger au milieu des mille voix religieuses,
– à suivre l’Agneau partout où il va (Ap 14.4).
Un jour prochain, le contraste sera total :
– D’un côté, Babylone, belle, riche, populaire, unie avec les rois et les marchands.
– De l’autre, un reste apparemment faible, rejeté, accusé, méprisé… mais scellé par Dieu, fidèle à ses commandements et à la foi de Jésus.
Le choix se fait maintenant, dans le secret de notre cœur, devant la Parole de Dieu.
Que le Saint-Esprit nous garde sobres, vigilants et pleinement attachés à la vérité, afin que, lorsque retentira le grand cri :
“Sortez de Babylone, mon peuple !”,
nous soyons parmi ceux qui répondent : “Seigneur, nous voulons te suivre seul, toi et ta Parole.”
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




