C’est une question simple, souvent posée sincèrement, et pourtant lourde de sens.
Pourquoi, alors que la Bible présente le sabbat du septième jour comme sanctifié par Dieu, la majorité des Églises protestantes se rassemblent-elles le dimanche ?
La réponse ne se limite ni à la culture, ni à la commodité. Elle touche à l’histoire de l’Église, à la prophétie biblique, et à une réalité spirituelle plus profonde.
Une tradition héritée, non instaurée par la Bible
Le culte dominical n’est pas né avec la Réforme.
Il est hérité directement de l’Église catholique et surtout de la PAPAUTÉ, qui a officiellement revendiqué l’autorité de transférer la solennité du sabbat biblique vers le premier jour de la semaine
…c’est à dire le dimanche.
Les Réformateurs ont rejeté de nombreux dogmes, mais sur ce point précis,
la majorité a conservé la TRADITION, sans la réexaminer à la lumière de l’Écriture seule.
Un héritage assumé… mais rarement interrogé
Historiquement, le protestantisme est né d’une protestation contre l’autorité ecclésiastique humaine.
Pourtant, concernant le jour de culte, il a gardé une pratique que la Bible ne commande pas explicitement.
Ce paradoxe n’est pas anodin. Il révèle que l’on peut sortir d’un système doctrinal tout en conservant certaines de ses fondations.
Babylone dans la prophétie biblique
La Bible décrit Babylone comme :
« la grande prostituée… la mère des prostituées et des abominations de la terre »
(Apocalypse 17:5)
Cette image ne désigne pas seulement une Église, mais un système religieux qui engendre d’autres systèmes semblables, partageant ses pratiques, ses traditions et son esprit.
Les Églises qui en sont issues, même réformatrices, peuvent ainsi en hériter certaines influences, parfois sans en avoir conscience.
Le vin de Babylone : un enivrement spirituel
L’Écriture déclare :
« Toutes les nations ont bu du vin de sa prostitution » (Apocalypse 14:8)
Le vin n’est pas imposé par la force.
Il est offert, partagé, normalisé.
Cet enivrement ne supprime pas la foi, ni la sincérité, ni le zèle religieux.
Il altère le discernement, au point que des traditions humaines finissent par être perçues comme des commandements divins.
Une fidélité sincère… mais incomplète
Beaucoup de chrétiens protestants aiment Dieu, prient, étudient la Bible et cherchent à lui plaire.
Le problème n’est pas la sincérité, mais l’absence de remise en question sur l’origine réelle du dimanche comme jour saint.
La prophétie n’accuse pas un manque de foi, mais une confusion spirituelle collective.
Un appel biblique à sortir de la confusion
Face à Babylone, l’Écriture ne lance pas une condamnation, mais un appel :
« Sortez du milieu d’elle, mon peuple »
(Apocalypse 18:4)
Sortir, ce n’est pas changer d’étiquette religieuse.
C’est revenir à l’autorité de la Parole, examiner les traditions reçues, et choisir l’obéissance éclairée plutôt que l’habitude héritée.
Une question qui engage la conscience
Ainsi, la question demeure :
Pourquoi les cultes protestants se tiennent-ils le dimanche ?
Par fidélité à la Bible… ou par héritage d’un système que la Réforme n’a pas entièrement remis en cause ?
La vérité biblique ne craint jamais d’être examinée.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




