La Bible ne présente jamais la foi comme une simple adhésion intellectuelle ou une déclaration verbale. La foi authentique, celle que Dieu reconnaît, est vivante, active et incarnée dans l’existence quotidienne. Elle ne se limite pas à croire certaines vérités, mais elle engage toute la vie.
La foi n’est pas un mot statique. La foi est un mot d’ACTION.
C’est précisément cette foi-là que l’Écriture met en lumière, une foi qui transforme, qui soutient dans l’épreuve et qui demeure fidèle lorsque le prix à payer devient élevé.
Une foi éprouvée jusqu’à la mort
Lorsque nous contemplons les récits bibliques, nous découvrons que les véritables témoins de Dieu n’ont pas seulement professé leur foi ; ils l’ont vécue au cœur de circonstances extrêmes. Daniel, face aux lions. Les trois jeunes Hébreux devant la fournaise. Leur fidélité ne reposait pas sur une émotion passagère, mais sur une confiance totale en Dieu.
Ils étaient prêts à mourir plutôt que de renier Celui en qui ils avaient placé leur espérance. Leur foi dépassait largement une simple reconnaissance théologique de la justice de Dieu : elle était la justice du Christ vécue concrètement.
Ils ne croyaient pas seulement en une vérité, ils marchaient avec Dieu.
Foi et œuvres : une unité indissociable
L’Écriture ne présente jamais la foi et les œuvres comme deux réalités opposées. Au contraire, elles sont inséparables. La foi est la racine invisible, les œuvres en sont le fruit visible. L’une ne peut exister authentiquement sans l’autre.
Les œuvres ne sauvent pas, mais elles révèlent ce qui habite réellement le cœur. Une foi qui ne produit aucun changement de vie n’est qu’une illusion religieuse.
La foi est la force motrice interne, les œuvres en sont la manifestation externe.
Abraham a cru Dieu, et cette foi l’a conduit à quitter sa patrie sans savoir où il allait, puis à offrir son fils sans comprendre. Rahab a cru, et cette foi l’a poussée à risquer sa propre vie. Dans chaque cas, la foi s’est traduite par une action courageuse et fidèle.
Une foi qui agit, même dans la souffrance
Le chapitre 11 de l’épître aux Hébreux ne glorifie pas une foi passive. Il décrit des hommes et des femmes qui ont agi, résisté, enduré, combattu et persévéré. Certains ont été délivrés, d’autres ont souffert, mais tous ont marché par la foi.
Leur foi a été rendue complète par leurs œuvres.
L’accent n’est pas mis sur une justice simplement déclarée, mais sur une fidélité vécue, parfois au prix de la douleur, de l’isolement et du rejet.
La foi face à l’épreuve finale
Cette réalité prend tout son sens lorsqu’elle est projetée dans les temps de la fin. La génération finale ne vivra pas une foi théorique ou confortable. Elle traversera un temps de détresse sans précédent, une épreuve mondiale où la loyauté envers Dieu sera mise à nu.
En ce temps-là, ton peuple sera délivré, tous ceux qui seront trouvés écrits dans le livre.
Dieu protégera les siens, mais cette protection n’éliminera pas l’épreuve. La foi devra se manifester par une fidélité ferme et constante, semblable à celle de Daniel et de ses compagnons.
Une foi sans fidélité n’est pas une vraie foi.
Justifiés… et revêtus de Christ
La justice du Christ est présentée dans l’Écriture comme un vêtement, mais aussi comme une armure. Être justifié, ce n’est pas seulement être pardonné ; c’est être revêtu de Christ lui-même.
Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ.
Chaque élément de l’armure spirituelle symbolise une dimension de cette relation vivante : la vérité, la justice, la foi, le salut, la Parole. Être couvert de l’armure, c’est être couvert de Jésus-Christ dans son entier.
Assis, marcher, tenir ferme
La vie chrétienne suit une progression claire et harmonieuse.
D’abord, nous sommes assis, reposant sur l’œuvre accomplie du Christ.
Ensuite, nous marchons, laissant cette grâce transformer notre conduite.
Enfin, nous sommes appelés à tenir ferme, surtout lorsque le combat devient intense.
La justification est la racine. La sanctification est le fruit.
Une foi sans fruit finit par se dessécher, comme un arbre feuillu mais stérile.
Le secret d’une vie transformée
La transformation ne vient ni de la contrainte ni de l’effort humain isolé. Elle naît d’un regard constamment tourné vers Jésus.
Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi.
Ce que nous contemplons nous façonne. Ce que nous aimons nous transforme. Lorsque le regard se détourne du Christ pour se fixer sur le monde, le cœur s’endurcit. Mais lorsque l’âme demeure attachée à Jésus, le péché devient progressivement haïssable.
En contemplant le Christ, nous sommes transformés.
Hénoc : marcher avec Dieu
Avant d’être enlevé, une chose est dite de Hénoc :
Hénoc marcha avec Dieu.
Marcher avec Dieu, c’est vivre dans une relation constante avec Lui, une vie qui Lui est agréable. Et plaire à Dieu, c’est agir, parler et vivre en harmonie avec Sa volonté.
Je fais toujours ce qui est agréable au Père.
Un appel solennel pour aujourd’hui
Le temps vient où la fidélité sera mise à rude épreuve. Où la majorité se détournera. Où il faudra puiser de la chaleur dans la froideur des autres, du courage dans leur lâcheté.
Prendre position pour la vérité quand la majorité nous abandonne… ce sera notre épreuve.
La justice du Christ demeure notre assurance. Elle est notre droit d’entrer dans le Royaume. Mais cette justice doit aussi se manifester dans une vie de fidélité, d’obéissance et d’amour.
Que notre foi ne soit pas seulement proclamée,
mais vécue, jusqu’à la fin.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




