Suite à la révélation précédente sur Psaume 89 (voir article « MA loi, pas SA loi : Révélation explosive sur Psaume 89), où Dieu affirme :
« Si ses fils abandonnent MA loi, s’ils ne gardent pas MES commandements, je punirai leur faute… mais je ne violerai pas mon alliance. » (Psaume 89:31‑35)
Nous avons compris que cette parole prophétique annonçait l’œuvre future du Messie.
Le Christ, fils éternel du Père, viendrait enseigner les commandements du Père à ses fils spirituels, c’est‑à‑dire à son Église, la postérité issue de sa fidélité.
Ce passage du psaume ne laisse aucun doute :
Dieu parle au possessif divin (« MA loi », « MES commandements », « MES ordonnances »).
Il n’est jamais écrit « sa loi » ou
« ses commandements ».
Le Père garde la paternité absolue de la Loi morale éternelle qu’Il confie à son Fils pour l’accomplir et l’enseigner.
Accomplissement dans les Évangiles : Matthieu 19
Cette vérité éclate dans la rencontre entre Jésus et le jeune homme riche :
Jésus lui dit : « Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. »
L’homme lui dit : « Lesquels ? »
Et Jésus répondit :
« Tu ne tueras point. Tu ne commettras point d’adultère. Tu ne déroberas point. Tu ne diras point de faux témoignage. Honore ton père et ta mère, et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Matthieu 19:17‑19)
Cette réponse suffit à dissiper toute ambiguïté :
Jésus ne cite pas des préceptes nouveaux issus de sa propre autorité humaine. Il reprend mot pour mot les commandements donnés par le Père dans la Loi de Moïse (Exode 20 ; Deutéronome 5).
Par cette réponse, Jésus enseigne qu’obéir aux commandements du Père, c’est marcher dans la vie éternelle.
Accomplir, non abolir
Jésus n’introduit pas une « nouvelle loi », Il accomplit celle du Père.
Il le déclare sans équivoque :
« Je ne suis pas venu pour abolir la Loi ou les Prophètes, mais pour les accomplir. » (Matthieu 5:17)
Accomplir ne signifie pas supprimer, mais parfaire :
donner toute sa plénitude spirituelle à ce qui était écrit sur la pierre, en l’écrivant désormais dans le cœur (Jérémie 31:33 ; Ézéchiel 36:27).
Ainsi, quand Jésus dit :
« Si vous m’aimez, gardez mes commandements. » (Jean 14:15)
Il ne crée pas de nouvelles ordonnances : Il reprend les commandements du Père, vécus dans l’amour et révélés par l’Esprit.
Autrement dit, les commandements du Fils sont les commandements du Père accomplis par la grâce.
Harmonie parfaite du Père et du Fils
Le Père et le Fils ne sont pas deux autorités morales distinctes, mais une même volonté divine exprimée à travers deux missions : le Père qui établit la Loi éternelle, et le Fils qui la révèle en chair et l’inscrit dans l’esprit des croyants.
C’est pourquoi, dans Apocalypse 14:12, les saints sont décrits comme :
« Ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. »
Deux réalités inséparables : la Loi et la foi, le Père et le Fils, l’obéissance et la grâce.
Application spirituelle
En Christ, les fils de Dieu sont appelés à marcher comme Il a marché, non sous une loi abolie, mais dans la même Loi éternelle du Père, accomplie par l’amour du Fils.
L’Esprit-Saint ne nous libère pas de l’obéissance, mais nous rend capables d’y marcher avec joie.
« Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » (Philippiens 2:13)
Les commandements du Père sont désormais écrits dans nos cœurs, et c’est l’amour divin, non la contrainte, qui nous pousse à les garder.
Jésus ne contredit jamais le Père : Il le manifeste.
Conclusion
Dans la lumière du Psaume 89 et de Matthieu 19, la vérité s’impose :
Quand Jésus parle des commandements, Il parle de ceux du Père.
Le Fils fidèle enseigne, accomplit et incarne parfaitement la Loi du Père, sans la remplacer ni l’affaiblir.
Et nous, ses fils spirituels, sommes appelés à marcher dans cette même fidélité, dans la sainteté et l’amour.
Un seul Dieu, une seule Loi morale éternelle, un seul Esprit d’obéissance en Christ.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




