On parle aujourd’hui de « MORALE chrétienne » comme d’un concept vague, subjectif, adaptable aux cultures et aux époques. Pourtant, la Bible est claire : les lois morales ne sont rien d’autre que les dix commandements de Dieu.
Ils en sont l’expression écrite, universelle, intemporelle et éternelle. Ce ne sont pas des règles cérémonielles ni des traditions religieuses, mais la définition même du bien et du mal pour toute l’humanité.
Ainsi, rejeter les dix commandements, ou enseigner qu’ils auraient été annulés à la croix, revient inévitablement à rejeter les lois morales elles-mêmes.
Lorsque l’Église affirme que la loi n’a plus lieu d’être, elle cesse, de fait, d’enseigner ce qu’est le péché, car « le péché est la transgression de la loi ».
C’est de cette rupture doctrinale que naît l’effondrement moral au sein de l’Église et, par ricochet, dans la société tout entière.
Les lois morales de Dieu, exprimées dans les 10 commandements, ne sont pas de simples règles religieuses : elles sont universelles, intemporelles et éternelles, destinées à guider la conduite de tout être humain, dans toutes les sociétés et à toutes les époques (Exode 20:1‑17 ; Deutéronome 6:5‑9).
Elles représentent la justice, la sainteté et l’amour que Dieu désire pour l’humanité.
Autrefois, il était de la responsabilité des Églises et des pasteurs d’enseigner ces lois aux fidèles.
Leur rôle n’était pas seulement de prêcher la croix, mais de montrer comment la repentance, la fidélité et l’obéissance aux lois divines transforment les vies et influencent positivement la société.
Le peuple de Dieu devait être préparé à vivre selon la justice de Dieu, et à rayonner dans toutes les institutions, cercles et nations.
Exemples historiques
L’histoire chrétienne nous fournit de nombreux exemples de prédicateurs qui ont centré leur ministère sur la révélation de la moralité divine :
John Wesley (18e siècle, Angleterre) : il parcourait les villes et villages, dénonçant le péché, l’alcoolisme, l’injustice sociale et l’immoralité, tout en enseignant que la sainteté personnelle devait accompagner la foi en Christ.
Jonathan Edwards (18e siècle, États-Unis) : célèbre pour ses sermons puissants sur le péché et la grâce, notamment le sermon Sinners in the Hands of an Angry God, il exhortait les fidèles à la repentance et à obéir à Dieu dans tous les aspects de leur vie.
Les prédicateurs protestants des 16e et 17e siècles en Europe (réformateurs calvinistes et puritains) : ils montraient aux communautés que la justice de Dieu exigeait l’obéissance aux lois morales et que la foi sans l’application des commandements était vide.
Ellen G. White (19e siècle, États-Unis) : elle insistait sur l’importance de vivre selon les principes divins, y compris les lois morales, et sur la nécessité de former des communautés centrées sur la repentance et la sainteté.
Ces exemples montrent que l’enseignement des lois morales n’est pas une option, mais une partie essentielle du ministère chrétien.
Or, dans beaucoup d’Églises modernes, une idée s’est répandue : la Croix aurait annulé les commandements.
Loin de libérer, cette idée a pour conséquence directe l’oubli des lois morales. Aujourd’hui, les fidèles ne sont plus instruits à :
Refuser le meurtre, le vol, la rapine et l’égoïsme (Exode 20:13‑15) ;
Rejeter les idoles et les statues, et refuser de les posséder dans les maisons (Exode 20:4‑5) ;
Respecter la pureté dans le mariage et rejeter toute immoralité (Exode 20:14 ; 1 Corinthiens 6:18).
Sans cet enseignement, le peuple chrétien n’est plus équipé pour lutter contre le péché, qui est précisément la désobéissance aux commandements de Dieu (1 Jean 3:4).
L’Église perd son influence morale et spirituelle sur la société.
Les pasteurs eux-mêmes, privés de la vision complète de l’Évangile, deviennent souvent séduits par un évangile de prospérité, centré sur la richesse matérielle plutôt que sur la sainteté.
Historiquement, les prédicateurs montraient le péché et appelaient à la repentance (Ésaïe 1:16‑20 ; Actes 2:37‑38). Le peuple qui écoutait répondait par une transformation réelle, donnant sa vie à Christ et reflétant la justice divine dans la société.
Aujourd’hui, en prétendant annuler les commandements, l’Église ouvre la porte au péché, à l’apostasie et à une foi mondaine, davantage centrée sur les traditions humaines que sur la justice de Dieu.
La vérité immuable est que les lois morales de Dieu sont essentielles. Elles ne disparaissent pas avec la croix ; elles trouvent en elle leur pleine valeur et leur force.
Ignorer ces lois, c’est laisser le péché triompher et priver la société de la lumière que l’Église aurait dû offrir.
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




