Beaucoup pensent que pour être entendus ou « authentiques », il faudrait appeler Dieu et Jésus uniquement par leurs noms originaux en hébreu, YHWH, Yahweh, Yeshoua, Elohim, et que les formes françaises ou latines seraient moins valables,
…et même que ces noms modernes utilisés par les chrétiens viendraient du diable.
Voici pourquoi cette idée ne tient pas la route, expliquée en profondeur.
1) Ce que la Bible elle-même montre
La Bible utilise plusieurs noms pour désigner le même Dieu (par ex. des formes qui soulignent sa puissance, sa fidélité, son intimité).
Chaque nom met l’accent sur un aspect du caractère divin, et tous ensemble révèlent qui est Dieu.
Quand les textes bibliques ont été transmis dans d’autres langues (notamment le Nouveau Testament en grec), les auteurs n’ont pas gardé la forme hébraïque du tétragramme ; ils ont utilisé des mots équivalents dans la langue du lecteur (Théos pour Dieu, Kurios pour Seigneur).
De la même façon, le nom hébreu Yeshoua devient Iêsous en grec et donnera les formes latines et modernes que nous connaissons.
Cela illustre une réalité simple : les auteurs inspirés ont adapté les noms à la langue du peuple, non parce que le mot en lui-même suffit, mais parce que la personne identifiée par le mot doit être connue et adorée par chaque peuple dans sa langue.
2) Traduction, translittération et histoire des noms
Les noms traversent des chaînes de traduction et de translittération : un nom hébreu passe au grec, puis au latin, puis aux langues modernes. À chaque étape la forme change, mais la référence personnelle reste la même.
La transmission historique des noms montre que la foi chrétienne est une foi incarnée dans des langues humaines : les premiers croyants priaient et lisaient dans la langue qu’ils comprenaient.
Si Dieu n’entendait que le mot hébreu, il n’aurait pas commandé la proclamation de l’Évangile aux nations dans leur langue.
3) Le poids théologique : personne > phonétique
L’essentiel biblique est la personne invoquée et la relation de foi, pas la prononciation exacte d’un mot.
La sainteté du nom est liée à ce qu’il représente (le caractère, l’œuvre, la révélation de Dieu), et non à une combinaison particulière de sons.
Le salut et la communion avec Dieu reposent sur la foi, la repentance et l’obéissance, des réalités du cœur, pas sur la prononciation d’un terme dans une langue particulière.
4) Une citation de sagesse (présentée sans attribution)
> « Nous ne devons pas nous attarder sur la prononciation correcte du nom de Dieu. Les noms employés pour le désigner, lorsqu’ils expriment notre révérence et notre amour, sont agréables à son oreille. »
Cette pensée résume bien la posture saine : la révérence du cœur prime sur l’obsession linguistique.
5) Pourquoi certaines personnes insistent quand même sur l’hébreu ?
Souvent, cette insistance vient d’un désir légitime : vouloir honorer Dieu et retrouver « l’authenticité » des origines. Mais ce désir peut se transformer en légalisme linguistique.
Il existe aussi des mouvements qui croient que prononcer un nom dans sa forme originelle aurait une puissance magique ou rituelle.
Cela confond la foi chrétienne (relation vivante avec Dieu) avec une pratique magique (où les sons auraient un effet en eux-mêmes).
Un examen biblique et historique montre que ces positions ne reposent ni sur la pratique des apôtres ni sur l’enseignement scripturaire qui met l’accent sur la foi et le caractère.
6) Conséquences pastorales et pratiques
Pour l’enseignement et la proclamation, il est approprié et naturel d’employer les mots que comprend l’auditoire : « Dieu », « Seigneur », « Jésus », ou toute autre forme vernaculaire qui facilite l’intimité et la compréhension.
Pour la dévotion personnelle, certains choisissent d’utiliser des formes anciennes par préférence spirituelle ou littéraire, cela peut être respectable s’il aide la foi, mais cela ne constitue pas une condition du salut.
La mesure sûre : demander si notre langage « sanctifie » le nom (Matthieu 6:9) par la vie qu’il entraîne, amour, justice, fidélité, plutôt que par la perfection phonétique.
7) Réponses aux objections fréquentes
« Mais si Dieu s’est révélé sous un nom précis, pourquoi le changer ? »
Réponse : Dieu s’est révélé en actes et en promesses, et il a accommodé ce langage aux peuples. La révélation biblique elle-même utilise des équivalents linguistiques — preuve que la vérité peut être transmise fidèlement dans d’autres langues.
« Et le tétragramme (YHWH) ? »
Réponse : le tétragramme souligne l’identité et l’éternité de Dieu. Son importance théologique n’implique pas qu’il faille le prononcer littéralement pour prier ou croire. La révérence consistant à « sanctifier le nom » s’exprime par la vie sainte, pas par une prononciation exclusive.
« N’y a-t-il pas un manque de respect à traduire le nom ? »
Réponse : ce n’est pas un manque de respect, mais la volonté de rendre Dieu compréhensible aux hommes. Respect et compréhension vont de pair : respecter Dieu, c’est Lui rendre la place qui Lui revient par la vie, l’adoration et l’obéissance.
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Application concrète pour le chrétien
Invoque Dieu et Jésus dans ta langue : cela favorise l’intimité, la compréhension et la responsabilité morale.
Ne juge pas ceux qui utilisent d’autres formes linguistiques : la diversité des langues n’enlève rien à la réalité de la foi.
Si l’utilisation d’un nom ancien t’aide spirituellement, fais-le, mais attention à ne pas transformer une préférence en test de fidélité pour les autres.
Mesure la piété non à la prononciation, mais aux fruits : amour, service, droiture, fidélité à la Parole.
9) Conclusion forte et claire
La foi chrétienne pointe vers une personne vivante, pas vers une chaîne de sons sacrés.
Appeler Dieu ou Jésus par leurs noms dans ta langue n’appauvrit pas la foi ; au contraire, cela permet à chacun de rencontrer Celui qui parle et qui sauve.
La sainteté du nom se révèle surtout quand il est honoré par une vie conforme à ce qu’il signifie.
« Ce n’est pas la langue qui touche Dieu, mais le l’amour pur qui se manifeste par nos actes vrais. »
Serge le prédicateur t’encourage ![]()




